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Et si c’était Shea Weber qui était à l’origine de l’actuelle culture du Canadien?

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2026-03-04T20:29:17Z

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ANAHEIM | La date limite des transactions approchant à grands pas, les rumeurs fusent de toute part à propos de joueurs qui pourraient et qui devraient intéresser le Canadien.

Toutefois, avant d’insérer au sein de leur groupe un centre pour le deuxième trio, un ailier pour la première unité, un défenseur droitier ou même un gardien, Kent Hughes et Jeff Gorton devront s’assurer qu’il s’agit d’abord et avant tout d’un bon être humain. Quelqu’un qui se fondra dans le groupe et qui sera habité des mêmes valeurs que les meneurs déjà en place.

« C’est certain qu’il s’agit de décisions de hockey. Mais [Hughes et Gorton] font leurs devoirs, plus qu’en regardant simplement le joueur », a indiqué Martin St-Louis mardi après-midi.

Photo Martin Chevalier
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« Là où nous en sommes avec notre culture et notre environnement fait en sorte que ceux qui arriveront comprendront rapidement ce qui sera toléré », a ajouté l’entraîneur-chef.

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Ce qui sera toléré, mais surtout, ce qui sera exigé, aurait-il pu mentionner. La détermination, la résilience, le sacrifice de soi et la camaraderie sont des valeurs non négociables au sein du Tricolore.

« C’est quelque chose qu’on a rapidement déterminé quand je suis arrivé. On en a parlé, on y a travaillé. Tu arrives à un certain point où la culture prend vie, a expliqué le Lavallois. Tous ceux qui se sont joints à l’équipe ont senti quelque chose qui fait en sorte qu’ils adorent se présenter à l’aréna chaque jour. »

Un exemple à suivre

Évidemment, St-Louis, Hughes et Gorton y sont beaucoup dans la mise sur pied et l’application de ce code des valeurs. Toutefois, on peut se demander si, quelque part, Shea Weber, pendant son séjour de cinq saisons à Montréal, n’est pas celui qui a planté la graine de cette culture.

On a qu’à regarder tous les leaders actuels de l’équipe : Nick Suzuki, Cole Caufield, Jake Evans, Brendan Gallagher, Josh Anderson et Philip Danault. Tous des joueurs qui ont partagé le même vestiaire que Weber, qui se sont rendus en finale de la Coupe Stanley à ses côtés en 2021, qui l’ont vu continuer de se sacrifier même s’il jouait sur une jambe et qui ont été témoins de ses qualités de rassembleur.

D’ailleurs, selon Danault, ce parcours achevé par une défaite en cinq matchs face au Lightning de Tampa Bay n’a fait qu’augmenter le désir de vaincre de ceux qui se trouvaient dans ce vestiaire.

« On est affamé, a-t-il lancé. Quand tu gagnes tôt dans ta carrière, tu veux assurément reproduire ça. Mais est-ce que tu as autant de hargne que si tu ne l’avais pas gagné ? Je ne le sais pas. »

« Je sais que ceux qui sont allés en finale de la Coupe Stanley, ils y ont goûté. On veut tous la gagner », a-t-il poursuivi.

L’homme qui plantait des arbres

On peut reprocher bien des choses à Marc Bergevin. Toutefois, avec bientôt 10 ans de recul, on peut assurer qu’il avait vu juste en faisant l’acquisition du futur capitaine de l’équipe en retour de P.K. Subban.

À l’époque, il avait soutenu que l’héritage de Weber se ferait sentir même après son départ. C’est en plein ce que l’on voit présentement. Et si la passation de cette culture se transmet, elle pourrait perdurer.

Weber n’a pas gagné la Coupe Stanley avec le Tricolore, mais le legs qu’il a laissé lors de ce parcours résume parfaitement la signification d’un proverbe cher à St-Louis : « Celui qui plante un arbre ne le verra pas toujours grandir, mais d’autres se reposeront sous son ombre. »

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