Essais olympiques: une expérience unique pour des jeunes d’une école secondaire de Montréal


Richard Boutin
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TORONTO | Malgré le déplacement des Essais olympiques de Montréal à Toronto, une vingtaine de jeunes de l’école de secondaire Chomedey-De Maisonneuve ont néanmoins pu vivre une journée de rêve dans le cadre du programme Nager pour survivre.
Les 25 élèves se sont retrouvés à l’école à 5h avant de prendre un vol en direction de Toronto, où ils ont assisté aux préliminaires, pris un repas de groupe et eu droit à un discours de motivation de l’olympienne Sandrine Mainville et du paralympien Benoît Huot avant de se lancer dans la piscine d’entraînement pour leur dernier cours.

«Malgré l’annulation des Essais à Montréal, on ne voulait pas que les jeunes soient pénalisés, a souligné la directrice des événements et des services aux membres de la Société du sauvetage du Québec. Un commanditaire [Bell] a assumé les dépenses. Ils ont suivi deux cours à Montréal et le dernier se déroulait aux Essais. Plusieurs des enfants se retrouvent en adaptation scolaire avec des défis langagiers et académiques.»
«On ne parle pas de cours de natation, mais de cours pour survivre à une chute dans l’eau, de poursuivre Guilaine Denis. Ce sont des cours de survie. Les enfants portaient une veste de sauvetage pour ceux qui ne savaient pas nager et tombaient dans le bassin en faisant une culbute parce que tu ne tombes jamais dans l’eau sur les pieds. Il y a une différence entre savoir se baigner et savoir nager.»
Le programme est destiné aux jeunes de 8 à 14 ans. «Si les Essais étaient demeurés à Montréal, 200 jeunes de 8 écoles auraient profité du programme. Il y aurait eu des jeunes à toutes les journées.»
En fin de semaine, après avoir obtenu leur certification, les participants ont reçu une médaille des mains de Mainville, de Huot et de Daniel Tremblay, professeur d’éducation physique et responsable du programme à l’école Chomedey-De Maisonneuve. «Nous sommes une école ordinaire et j’ai eu peur que l’activité soit annulée, a précisé l’étudiante de première secondaire Alice Borges-Février. C’était le fun de voir les préliminaires. J’ai été impressionnée par les athlètes handicapés. Je ne connaissais pas Penny Oleksiak, mais je vais peut-être la regarder aux Jeux.»