Essais olympiques de natation: le comité organisateur québécois pilotera l'événement à Toronto


Richard Boutin
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À l’instar des Essais olympiques et paralympiques de natation qui ont pris la direction de Toronto en raison de l’incendie qui s’est déclaré le 21 mars, le comité organisateur déménagera lui aussi dans la Ville reine pour la durée de l’événement.
Natation Canada a confirmé, lundi soir, que les Essais auront lieu au Toronto Pan Am Sports Centre après que les options de relocalisation au Complexe sportif Claude-Robillard et au PEPS de l’Université Laval aient été abandonnées. Les installations du Parc olympique seront fermées pour une période de quatre à six mois.
«Ce n’est pas commun qu’un comité du Québec organise un événement en Ontario, a convenu le directeur général de la Fédération de natation du Québec Francis Ménard, mais je suis vraiment reconnaissant que Natation Canada nous permette de terminer notre engagement. Natation Ontario nous appuie.»
Deux personnes du comité organisateur sont déjà à Toronto pour favoriser une transition en douceur en prévision des Essais qui se dérouleront du 13 au 19 mai prochain.
«Ça va amener son lot de défis, mais l’ensemble des gens qui ont besoin de bouger seront présents à Toronto, a indiqué Ménard. C’est un événement unique qui se déroule aux quatre ans et on ne veut pas rater l’occasion de briller. Nos gens pourront acquérir l’expérience pertinente qui sera utile dans le futur quand nous accueillerons d’autres événements. La formation de nos employés et de nos bénévoles va se poursuivre et le contrat reste en place.»
Dans cette optique, Montréal pourrait-elle recevoir les Essais de 2028 même s’ils ont déjà été attribués à Toronto? «Ça ne sera pas possible, a précisé Ménard. On nous a déjà prévenu que les installations ne seront pas disponibles en raison de travaux.»
Des dépenses supplémentaires
Cette relocalisation du comité organisateur entraînera des dépenses supplémentaires. La Ville de Montréal, Tourisme Montréal et le gouvernement du Québec qui étaient engagés financièrement dans la présentation des Essais au Parc olympique pour la première fois depuis 2012 n’ont pas fermé la porte à maintenir une partie de leur financement.
«Nous avons eu des conversations avec nos partenaires à ce sujet, a confirmé Ménard. Il y a déjà des dépenses qui ont déjà été faites. Nos discussions en sont à leurs premiers balbutiements, mais tout le monde est conscient de l’urgence de la situation.»
Natation Canada souligne la bonne collaboration avec ses partenaires dans cette situation qui est unique et totalement inattendue et entretient toujours l’espoir que les bailleurs de fonds du Québec vont maintenir leur implication.
Les nageurs, les entraîneurs et les officiels avaient déjà réservé leur billet d’avion sans compter les familles des athlètes.
«La priorité est d’aider les participants, a indiqué la directrice générale par intérim Suzanne Paulins qui répondait à une question d’une collègue à savoir si les familles allaient être indemnisées. On sait que les dépenses seront plus élevées, mais on veut en minimiser l’impact.»
«Ce n’est pas écarté qu’on puisse compter sur l’appui financier du Québec, d’ajouter Paulins. Nos partenaires du Comité olympique canadien, d’À Nous le podium et de Sports Canada ont été rapides à répondre à notre demande. Cet appui est très apprécié et rend une situation très difficile un peu plus facile.»
Ving-quatre heures plus tard, Ménard demeure persuadé que le Complexe sportif Claude-Robillard aurait pu convenir malgré l’absence d’un deuxième bassin de 50 mètres, mais que l’enjeu d’une sélection olympique est trop important pour risquer d’hypothéquer les performances des athlètes.
«Ce n’était pas le bon contexte. C’était faisable, mais pas idéal. Je suis déçu, mais j'appuie à 100 pour cent la décision de Natation Canada.»