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Escalade d’agressivité contre les Sénateurs: c’est la faute à Ridly Greig

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-10-02T15:18:48Z

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Si Ridly Greig avait bravé la tempête après avoir atteint Kirby Dach à la mâchoire avec sa mise en échec douteuse, on n’aurait pas assisté à l’escalade d’agressivité qui s’est ensuivie, mardi soir, entre le Canadien et les Sénateurs.

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C’est du moins l’avis de quelques vétérans rencontrés dans le vestiaire au lendemain de cette rencontre.

«S’il avait répondu de ses actes, nous aurions arrêté de le pourchasser, a lancé Michael Pezzetta, après l’entraînement précédent le départ de l’équipe pour Mont-Tremblant. Quand je sors une grosse mise en échec, je m’attends à devoir y répondre. Si un gars m’invite [pour un combat], je ne recule pas.»

Après avoir refusé une demi-douzaine d’invitations, l’attaquant des Sénateurs a fini par engager le combat. Et c’est parce qu’il s’est retrouvé dans les bras de Dach en tentant à nouveau de le mettre en échec. Cette fois, il n’était pas question pour Dach de le laisser partir.

«Sur la première mise en échec, je n’ai pas vraiment pu le voir arriver, je n’avais pas la rondelle. Il m’a atteint à la mâchoire en s’amenant dans mon angle mort», a raconté l’attaquant du Canadien.

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«Je ne pense pas que c’était un jeu de hockey, mais ce sont des choses qui arrivent et j’étais passé à autre chose, a-t-il poursuivi. Mais, plus tard, il est revenu me frapper avec les mains hautes. Il m’a atteint au visage. J’en avais assez, alors j’ai perdu patience.»

Un bon signe

Entre les deux mises en échec de Greig, Arber Xhekaj est passé à un cheveu d’arracher la tête de Tim Stützle. Même si Martin St-Louis a prétendu le contraire après le match, ce geste en était assurément un de représailles devant le refus de Greig de jeter les gants.

«Personnellement, je ne voudrais pas que les joueurs de l’autre équipe commencent à s’en prendre à mes coéquipiers. J’aime mieux répondre moi-même, a mentionné Pezzetta. Je me doutais qu’il ne voudrait pas lâcher les gants contre moi. Mais s’il avait répondu de ses actes, il aurait calmé la tempête.»

Cette réaction et celle qui a suivi la blessure subie par Patrik Laine démontrent l’esprit de corps et de groupe qui règne au sein de l’équipe. Un bon signe selon plusieurs.

«J’aime la façon dont on a répondu lors des deux derniers matchs. Ça va souder notre équipe encore plus, a lancé Dach. On veut aller à la guerre les uns pour les autres. Ça rend l’équipe plus unie et ça va nous aider à gagner des matchs.»

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«Les gars ont réagi de la bonne façon en se tenant debout. Ils ont voulu défendre Dacher [Kirby Dach], a soutenu Nick Suzuki. C’était inquiétant de le voir quitter la glace encore. Ça rappelait de mauvais souvenirs.»

Savoir choisir ses moments

Et le coup de Xhekaj?

«Ça avait l’air pire que c’était. Stützle a été coupé par son propre bâton. Ça fait partie du jeu», a indiqué le capitaine du Canadien.

Maintenant, comment réussir à garder cet esprit de meute sans nuire à l’équipe? C’est ce que St-Louis tentera d’inculquer à ses joueurs. Il souhaite que ses hommes choisissent leur moment, qu’ils soient plus réfléchis.

«Il faut trouver l’équilibre entre lancer un message et ne pas faire mal à ton équipe, a reconnu Pezzetta. Nous y arriverons avec l’expérience et la maturité. Nous avons appris cette leçon dans les matchs préparatoires.»

Souhaitons que ce soit le cas pour Xhekaj qui, au cours des deux derniers matchs, a écopé de 44 minutes de punition. En plus d’être expulsé de chacun d’eux.

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