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Éric Robidoux devient un vampire assoiffé de sang, et de rires, dans le spectacle «Dracula, une comédie des horreurs»

Éric Robidoux incarne le personnage-titre du spectacle Dracula, une comédie des horreurs.
Éric Robidoux incarne le personnage-titre du spectacle Dracula, une comédie des horreurs. Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Bruno Lapointe

Bruno Lapointe

2025-09-11T23:00:00Z

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En deux décennies de carrière, le comédien Éric Robidoux croyait avoir tout lu, tout joué. Mais ça, c’était avant qu’il ne morde à pleines dents dans le rôle-titre du spectacle Dracula, une comédie des horreurs. «Mon métier continue de me surprendre», avoue-t-il.

Éric Robidoux n’était pas, à la base, le plus grand fan de Dracula. Certes, il connaissait l’existence du personnage et ses principales caractéristiques, mais il n’avait pas dévoré l’œuvre de Bram Stoker dans sa jeunesse et ne s’était pas plus abreuvé aux différentes adaptations cinématographiques en ayant découlé au fil des ans.

«Je ne m’y étais jamais réellement intéressé. Même que j’en avais peur! Mais Dracula, une comédie des horreurs m’a donné la clé pour rencontrer le personnage, plonger dans son univers sans en avoir peur», raconte-t-il.

Dans cette relecture libre (très libre, même) de l’œuvre de Bram Stoker, l’icône de l’épouvante reprend vie sous un jour complètement différent, c’est-à-dire flamboyant, fabuleusement queer et résolument sexy. On fait la rencontre de Dracula alors qu’il fuit sa Transylvanie natale pour s’installer à Londres, ville recelant de nouvelles victimes potentielles.

Pour l’occasion, Éric Robidoux sera entouré de Marie-Pier Labrecque, Marc St-Martin, Milène Leclerc et François Simon-Poirier qui deviendront transformistes, incarnant plusieurs personnages chacun.

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Éric Robidoux et Marie-Pier Labrecque croqués sur le vif lors des répétitions du spectacle Dracula, une comédie des horreurs.
Éric Robidoux et Marie-Pier Labrecque croqués sur le vif lors des répétitions du spectacle Dracula, une comédie des horreurs. Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Une nouvelle vision

Ceux qui sont familiers avec la version originale du spectacle, qui a été brièvement présentée au Centre Segal de Montréal avant de s’installer à New York, remarqueront rapidement que la vision du metteur en scène Hugo Bélanger détonne à bien des égards.

Le look de Dracula, par exemple, est particulièrement représentatif de la démarche artistique du Québécois; à l’origine, le personnage principal était un bellâtre au torse gonflé et épilé (et souvent dévoilé), histoire d’accentuer son sex-appeal. Éric Robidoux, quant à lui, montera sur scène dans des habits évoquant davantage le côté gothique du personnage, avec une cape somptueuse et une chemise satinée d’un rouge aussi vif que ses ongles acérés.

«On est ailleurs», atteste Éric Robidoux.

«Le personnage reste sexy, sensuel et queer – il est à voile et à vapeur –, mais on avait envie de se rapprocher de l’image que les gens ont de Dracula. Une partie du plaisir de venir voir un spectacle comme celui-ci, c’est de reconnaître le personnage, de retrouver nos repères. On voulait voir les dents, le sang et la magie», poursuit-il.

Humour, magie et... commentaire social

Magie? Eh oui. Car si Dracula, une comédie des horreurs est, à la base, une production théâtrale, on y a injecté une bonne dose de procédés empruntés aux prestidigitateurs et illusionnistes. Quant au fond du spectacle, on nous promet une trame narrative hilarante, ponctuée de répliques assassines, anachronismes assumés et, même, d’une lecture contemporaine de notre société.

«Il y a énormément d’humour, peut-être même plus que dans la version originale. La traduction de Maryse Warda est truffée de jeux de mots, de références bien d’ici et même de commentaire sociétal. Parce que même si l’humour est complètement absurde et burlesque, j’ai l’impression que certaines répliques vont piquer au bon endroit», avance Éric Robidoux.


Le spectacle Dracula, une comédie des horreurs est présenté à la TOHU de Montréal jusqu’au 31 octobre. Il prendra ensuite l’affiche du Capitole de Québec à compter du 29 janvier.

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