Éric Duhaime à genoux devant les anglos

Richard Martineau
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Éric Duhaime a dit que s’il était premier ministre, il jetterait la totalité de la loi 96 aux poubelles car, je cite, « elle divise les Québécois ».
Qui avait dit que le chef du Parti conservateur du Québec était un pitbull qui aimait lancer des pavés dans la mare et polariser les électeurs ?
Au contraire, c’est un petit caniche tout docile qui se couche devant la minorité anglophone dans l’espoir qu’elle lui donnera un biscuit le 3 octobre.
Go get the ball, Eric.
Yeah, that’s it, good boy, good boy...
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MONSIEUR RASSEMBLEUR
C’est drôle, hein, mais lorsqu’il se prononce pour le privé en santé, Éric Duhaime n’a pas peur de diviser la population québécoise.
Idem lorsqu’il se prononce sur des questions aussi controversées que l’exploitation des ressources pétrolières, les mesures sanitaires ou la lutte contre les gaz à effet de serre.
Mais quand vient le temps de se prononcer sur la langue, notre adepte de la wedge politics met ses gants blancs et marche sur le bout des pieds.
Soudainement, c’est très, très important d’y aller mollo afin de ne pas « diviser la population ».
Il devient tellement soucieux de « rassembler » qu’il fait même un point de presse dans les deux langues ! Et il appelle la loi 96 le « Bill 96 » !
On connaissait le docteur Bruce Banner qui se transformait en Hulk quand il était fâché.
Voici maintenant l’ancien militant du PQ et du Bloc Québécois qui se transforme en apôtre du « Bonjour-Hi » pour ne pas fâcher les anglophones.
Même le PLQ n’ose pas aller si loin !
Dominique Anglade abrogerait certaines dispositions de la loi 96.
Lui, c’est toute la loi qu’il passerait au déchiqueteur !
Comme il a passé au déchiqueteur chacune des mesures sanitaires imposées par le gouvernement afin de s’attirer le vote des antivax.
Faut ce qu’il faut pour grimper dans les sondages !
- Écoutez la rencontre Mathieu Bock-Côté et Richard Martineau diffusée chaque jour en direct 10 h via QUB radio :
EST-IL CONTRE LA LOI 101 ?
Pour Duhaime, on n’est pas obligé d’adopter des mesures « coercitives » qui briment « les libertés de la minorité anglophone » pour combattre le déclin du français.
Est-ce dire qu’il est même contre la loi 101 ?
Et s’il est contre l’adoption de lois linguistiques sous prétexte qu’elles sont trop liberticides, le chef du PCQ propose quoi ?
Pense-t-il que l’anglicisation de Montréal va disparaître par magie ?
Comme la pandémie ?
Qu’il suffit d’encourager les anglophones et les immigrants à parler français pour que... pouf ! on se fasse servir dans notre langue dans tous les commerces de la métropole ?
C’est ça, son plan ?
On se tient tous par la main, on chante Kumbaya devant la statue de John A. Macdonald et ça y est, Michael Rousseau lit À la recherche du temps perdu ?
- Écoutez la rencontre Lisée - Mulcair avec Martineau diffusée chaque jour en direct 9 h via QUB radio :
LA LIBERTÉ DU LOUP
Savez-vous ce qu’il a fait, Duhaime, cette semaine ?
Il a sacrifié la majorité francophone du Québec pour son avancement personnel.
Il l’a échangée contre le vote des anglos.
C’est aussi simple que ça.
Il a défendu la liberté de se foutre de notre langue. La liberté de nous servir en anglais.
La liberté du loup à pouvoir manger le mouton.
Quand t’es prêt à te rendre jusque là, t’es pas juste naïf.
T’es irresponsable.