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Équipe Canada: laisser un héritage

Les joueurs de l’équipe nationale créent leur syndicat

Samuel Piette engagé dans une lutte pour l’obtention du ballon contre un joueur américain dans un match de la CONCACAF de 2021.
Samuel Piette engagé dans une lutte pour l’obtention du ballon contre un joueur américain dans un match de la CONCACAF de 2021. Photo d'archives, AFP
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2022-07-18T16:00:00Z

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Les joueurs de l’équipe nationale du Canada veulent avoir leur juste part des revenus qu’ils génèrent ; c’est pourquoi ils sont en train de créer leur syndicat.

• À lire aussi: Les joueurs canadiens forment leur association

L’Association des joueurs de l’équipe nationale masculine de soccer du Canada (CMNSTPA) a vu le jour plus tôt cette semaine, afin de veiller aux bons intérêts des joueurs.

« Il y a plus d’argent qui entre alors c’est important de bien faire les choses avec une équipe d’avocats », a expliqué Samuel Piette après le match du CF Montréal de samedi soir.

« Avant, c’était nous les joueurs qui communiquions directement avec l’Association et c’était plus au sujet des compensations [financières]. »

Le temps

Les joueurs se sont partagé un million de dollars après avoir obtenu leur qualification à la Coupe du monde, l’hiver dernier. L’Association canadienne de soccer recevra dix millions de la FIFA, et c’est le montant qui est au cœur des discussions. Les joueurs aimeraient toucher 40 % après impôts ; Canada Soccer a fait une offre à 30 %.

« C’est beaucoup d’argent et c’est une des premières fois que les hommes sont capables d’amener autant d’argent. Il faut maintenant savoir comment cet argent-là est réparti dans le programme », a précisé Piette.

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Selon le capitaine du CF Montréal, qui est un régulier de l’équipe nationale masculine depuis plusieurs années, le programme canadien est rendu là.

Mais ce n’est pas qu’une question d’argent. On parle aussi des conditions de travail des joueurs, comme leur droit de voyager en classe affaires dans certaines circonstances et les conditions dans lesquelles ont lieu les camps d’entraînement.

« On doit voir à nos conditions, comme le genre de vol qu’on prend pour nous déplacer. Mais il y a aussi les droits de télévision et c’est majeur. Il faut voir à quel point ça revient aux joueurs ou à l’Association [canadienne]. »

Héritage

Samuel Piette assure que ce n’est pas un combat égoïste que les joueurs mènent, bien au contraire.

Ils sont conscients qu’ils sont en quelque sorte une génération dorée et ils veulent que les jeunes qui les suivront puissent profiter de leurs gains.

« On se bat autant pour nous que pour les générations futures. On veut leur laisser un héritage en établissant un standard élevé. »

Ils ne veulent pas qu’on se souvienne d’eux uniquement pour ce qu’ils accomplissent sur le terrain.

Surprise

Si les joueurs ont décidé de se syndiquer, c’est aussi parce qu’ils se sont fait lancer une balle courbe par Soccer Canada.

« On sait très bien qu’on ne peut pas demander 90 % des dix millions, a reconnu Piette. Par contre, ce qui nous a pris par surprise, c’est que soudainement, on nous est arrivé avec l’équité salariale avec les femmes. »

« On n’est pas contre et on a déjà eu des discussions avec les femmes, mais c’est juste qu’on ne pensait pas que Canada Soccer irait dans cette direction. »

Les joueurs veulent surtout tenter de faire des gains sur les nouveaux revenus qu’ils pourraient générer.

« Ce qu’on veut surtout gérer, c’est l’argent frais. Si on passe au prochain tour et qu’on va chercher deux ou trois millions de plus, on se doute que l’Association n’a pas fait son budget en fonction de ça. C’est là qu’on peut peut-être aller chercher un peu plus d’argent. »

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