Tous les résultats
Publicité

Équipe Canada junior: la sentez-vous, cette odeur de catastrophe?

Getty Images via AFP
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2025-01-01T16:30:00Z

Partager

OTTAWA | Ça ne veut pas tout dire, mais il suffit de faire un tour sur les réseaux sociaux pour réaliser que le pays tout entier a perdu espoir en Équipe Canada junior.

• À lire aussi: ÉCJ trouve une autre façon de perdre

Même les plus optimistes commencent à perdre la foi. Après tout, comment peut-on penser, de façon réaliste et objective, que cette mouture d’Équipe Canada junior a ce qu’il faut pour renverser la vapeur et remporter la médaille d’or?

Pour ce faire, ils devront tout d’abord vaincre les Tchèques, jeudi, en quarts de finale et, ensuite, si la logique est respectée, ce sera la Suède en demi-finale et, fort possiblement, un match revanche contre les États-Unis en finale.

Après avoir perdu contre la Lettonie, vaincu sans éclat l’Allemagne et s’être creusé sa propre tombe contre les Américains, dites-moi sans rire que vous seriez prêts à miser votre argent sur une victoire du Canada!

Mais, ce n’est pas impossible. On pourrait très bien se retrouver, dans quelques jours, avec une incroyable histoire et résilience et voir le Canada soulever le trophée, quitter Ottawa la médaille d’or au cou et ainsi faire un doigt d’honneur à tous ceux et celles qui ont douté d’eux.

Publicité

Pour ce faire, beaucoup de choses devront changer. Beaucoup.

Quelqu’un devra se lever

Qui est le meneur de cette équipe? Oui, Brayden Yager est le capitaine et le meilleur leader naturel de l’équipe si l’on se fit à une vidéo promotionnelle diffusée durant les pauses où l’on questionne les joueurs d’ÉCJ sur l’identité du meneur par excellence de l’équipe (tous les joueurs sondés ont nommé Yager alors que ce dernier a donné son vote à Ethan Gauthier).

Mais, outre la lettre, qui est le joueur qui va se lever et prendre en charge cette équipe, la trainer sur ses épaules pour l’aider à se sortir du trou qu’elle est confortablement en train de se creuser?

Pour l’instant, on n’y voit qu’un groupe de passager. Mardi, après la défaite contre les États-Unis, match au cours duquel le Canada s’est tout simplement tiré dans le pied par son indiscipline, personne ne semblait avoir de réponse pour expliquer le fait que cette formation est celle qui a reçu le plus de pénalités mineures dans le tournoi après quatre parties.

Qui va payer?

Pas plus que l’entraineur Dave Cameron qui a remis cet échec entre les mains de ses joueurs, assurant que c’était «à eux de décider» s’ils voulaient que leur tournoi se poursuive ou non.

Dommage parce que le Canada a disputé un excellent match à cinq contre cinq. Mais quand la chaine a débarqué, personne ne s'est levé pour renverser les choses. Tout le monde a suivi et a été aspiré dans ce tourbillon de pénalités et de gestion déficiente des émotions.

Publicité

En bout de ligne, il semble manquer d’imputabilité, à l’interne. Easton Cowan, un joueur qu’on voyait comme un grand meneur avec ÉCJ et qui est, jusqu’ici, une déception monumentale, n’a pas sauté un seul tour malgré une pénalité complètement stupide qui a permis aux Américains de faire 3-1.

D’ailleurs, après ce but, l’attaquant Cole Eiserman est passé devant le banc canadien et a lancé une insulte à Cowan. Le défenseur Cole Hutson avait lui aussi nargué la foule après avoir ouvert la marque en première période.

Et ça n’a pas semblé déranger personne du côté canadien, lorsqu'on les a interrogés à ce sujet après le match.

Aucune émotion

On aurait apprécié au moins ressentir la moindre petite parcelle d’étincelle dans les yeux des joueurs d’ÉCJ, une frustration et un désir de faire ravaler ces célébrations exubérantes aux Américains plus tard dans le tournoi.

On le répète, tout ça pourrait bien mal vieillir si le Canada parvient à renverser la vapeur. Mais, en ce moment, il est difficile de ne pas tracer un parallèle avec la déconfiture de l’an dernier en Suède.

Hockey Canada a répété à maintes reprises avoir appris des erreurs de l’an dernier dans leurs sélections. Pour l’instant, on a l’impression de vivre un copier-coller de 2024.

Tout ça, pendant que des joueurs offensifs d’élite comme Beckett Sennecke, Michael Misa ou Zayne Parekh regardent, du confort de leur salon, cette équipe qui n’a inscrit que dix buts en quatre parties jusqu’ici, le même total que... la Suisse.

Publicité
Publicité