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«Il faut que la vie continue»: Jean-François Pauzé, des Cowboys Fringants, après avoir reçu le Félix d’auteur/compositeur de l’année

Photo fournie par l’ADISQ / JEAN-FRANÇOIS LEBLANC
Photo portrait de Raphaël Gendron-Martin

Raphaël Gendron-Martin

2024-11-04T02:37:35Z

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Jean-François Pauzé a patienté un quart de siècle, mais il a enfin eu son Félix de l’auteur ou du compositeur de l’année. «Il était temps que j’écrive un bon disque!» a-t-il lancé au micro, ajoutant qu'il partageait ce trophée avec son grand ami le regretté Karl Tremblay. Quelques minutes après sa victoire, le musicien s’est entretenu avec les médias dans la salle de presse du Gala de l’ADISQ. Voici le compte-rendu de cette courte entrevue.

Jean-François, ça fait quoi de remporter ce prix-là alors qu’il y a un gros morceau qui manque à côté de toi?

«Comme j'ai dit sur scène, je le partage avec lui parce que Karl a toujours été mon alter ego. Évidemment, quand j'écrivais une chanson, je ne pensais pas à lui, mais il a toujours réussi, malgré que ce ne soit pas des textes qui lui étaient propres, de les transmettre comme si c'était lui qui les avait écrits. Donc évidemment, c'est pour ça que je partage ce prix-là avec lui ce soir.»

Est-ce que tu es capable d’être dans un esprit de fête ce soir, malgré tout?

«Je dirais que j'étais mi-figue mi-raisin avant de venir ici, mais je suis content. Une fois que la musique joue dans la salle, on retrouve un peu nos marques. Donc oui, c'est une ambiance de fête malgré tout. Il faut que la vie continue.»

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Pourquoi tenais-tu à avoir tes collègues des Cowboys avec toi sur scène pour aller chercher ton trophée?

«Parce que je suis dans un band. J'ai toujours été un gars d'équipe. Oui, quand j'écris, je fais cavalier seul un peu, mais après ça, c'est un travail d'équipe en bout de ligne. Ce sont mes vieux potes, ce ne sont pas juste des collègues de travail. Ce sont des amis de longue date qui seront toujours mes grands amis. Je tenais à les avoir avec moi. Je pense qu’ils avaient l’air contents d’être là aussi.»

Continues-tu à écrire ou c’est terminé?

«Ça fait partie de mon ADN. Donc je ne pense pas que c’est terminé. J’ai 49 ans. Je verrai. Oui c’est certain que je vais continuer à écrire, sous quelle forme, je ne sais pas. Mais je vais continuer à écrire.»

Trouves-tu que ç’a été long avant que tu reçoives cette reconnaissance-là [le Félix de l’auteur ou du compositeur de l’année]?

«Non, on a toujours eu la grande reconnaissance du public depuis 25 ans. C'est un privilège incroyable. Je vois juste de la gratitude là-dedans. Ce soir, c'est un peu la cerise sur le sundae. Ce sont plus les gens autour de moi qui s'en faisaient avec le fait que je n’avais jamais été en nomination dans cette catégorie-là que moi. Moi je m'en sacrais pas mal, honnêtement.»

Parle-nous de l’idée d’écrire des chansons sans que Karl Tremblay les chante. Comment est-ce que ça change ta façon d’écrire?

«Je ne suis pas rendu là encore, je ne suis pas rendu dans l’écriture où j’envisage encore que Karl ne chantera pas. À suivre sur ce dossier-là.»

Il est beaucoup question de Pub Royal ce soir. Est-ce qu’il y a peut-être d’autres chansons des Cowboys qui pourraient faire partie d’une suite ou d’un autre projet de comédie musicale en parallèle?

«J’ai beaucoup apprécié ce volet-là. Je ne pensais jamais faire ça dans ma vie, des comédies musicales. J'ai bien aimé ça. Pub Royal va vraiment très bien, présentement. On laisse ça rouler. Éventuellement, peut-être, on verra. Une suite ou quelque chose d’autre. Mais j’aime beaucoup ce médium-là de transmission de la chanson.»

Comment envisages-tu le 15 novembre, qui va marquer le premier anniversaire du décès de Karl Tremblay?

«Je ne sais pas. J’en ai aucune idée. Ça s’en vient, mais on verra au jour le jour. Tout depuis un an est un peu au jour le jour. On verra le 15 novembre.»

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