Record d’Ovechkin, premier but, félicitations de Gretzky: une entrée mouvementée dans la LNH pour Ryan Leonard
Pierre-Luc Dubois est étonné par tout ce que Leonard a vécu en très peu de temps

Dave Lévesque
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WASHINGTON D.C. | Les choses ont déboulé vite pour Ryan Leonard depuis qu’il a pris la décision de quitter les rangs universitaires pour devenir professionnel.
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Après deux saisons au Collège de Boston, le premier choix des Capitals (8e au total) en 2023 a décidé qu’il était temps de tirer un trait sur le hockey de la NCAA et, depuis, il est embarqué dans un manège qui va à toute vitesse.
«J’ai appris à devenir un pro au quotidien. Tout est un peu plus rapide, on joue trois à quatre matchs par semaine plutôt que deux, la routine est un peu différente. Mais les dernières semaines que j’ai passées ici m’ont beaucoup aidé.»
Ça, c’est la version sobre racontée par Leonard lui-même. Celle de Pierre-Luc Dubois est pas mal intéressante et colorée.
«Il s’est passé énormément de choses dans ces matchs-là. Il a joué son premier match à Boston devant sa famille, il a vécu le but d’Ovie qui égalisait le record, celui qui le battait et Wayne Gretzky l’a félicité pour son premier but.»
Et on peut maintenant ajouter qu’il a connu les séries éliminatoires. Quand on vous dit que ces trois premières semaines chez les pros étaient comme un manège.
Pression
Leonard s’est entendu avec les Capitals le 31 mars dernier, le lendemain de l’élimination des Eagles du Collège de Boston. Ça lui a permis de se mettre neuf matchs dans la LNH derrière la cravate avant d’aborder les séries.
Ça lui a aussi permis de s’adapter à la pression liée à la LNH. Leonard, qui a connu des saisons de 60 et 49 points dans la NCAA, est pourtant impassible quand il répond aux questions des quelques journalistes qui se trouvent devant lui.
«J’ai joué un certain nombre de matchs où la pression était élevée, c’est un peu différent puisque c’est le plus haut niveau», dit-il sur un ton monocorde.
Quand il parle de pression, il fait notamment référence au Championnat du monde junior, auquel il a participé lors des deux derniers hivers. En 2024, il a récolté 6 points en 7 matchs et, l’an passé, il a engrangé 10 points en 7 rencontres et était aussi capitaine de la formation américaine.
Grand frère
Leonard s’est trouvé un grand frère chez les Capitals en Pierre-Luc Dubois, qui l’a pris sous son aile en l’invitant à venir habiter chez lui.
«C’est lui qui me l’a offert. Il m’a dit que sa fiancée et lui avaient un troisième étage que je pourrais avoir à moi seul et ils sont géniaux.»
Pour Dubois, ça allait un peu de soi de faire cette offre au jeune joueur de 20 ans afin de l’accompagner à faire ses premiers pas chez les professionnels.
«Je l’ai fait à cause de David Savard, a expliqué le Québécois. J’étais avec lui à ma première année dans la ligue et ce qui est drôle, c’est que Dave avait l’âge que j’ai maintenant et Ryan a l’âge que j’avais à l’époque.
«C’est assez drôle que, huit ans plus tard, je puisse faire ce que David a fait pour moi. Ça m’a vraiment beaucoup aidé. Ça aide après les matchs et lors des journées de congé pour ne pas les passer tout seul dans une chambre d’hôtel.»
Quand on discute avec Dubois, on comprend un peu pourquoi Leonard semble parfois parler sans émotion ou avec détachement. Le jeune est avant tout un cérébral, mais il a aussi la naïveté de la recrue.
«Il est intelligent et mature, on n’est pas trop nerveux pour lui en séries. On l’a vu au Championnat du monde junior aussi. Ce qui est le fun pour lui, c’est que quand tu es jeune, tu ne t’en aperçois pas vraiment, tu fais juste jouer au hockey, tu vis ton rêve, tu n’as pas à te concentrer sur les choses extérieures.»