Entrée en scène réussie pour Jacob Fowler à son premier départ avec le Canadien: «Je veux faire partie de la solution»

Jonathan Bernier
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PITTSBURGH | Jacob Fowler avait toutes les raisons d’avoir les papillons dans le ventre à l’approche de son premier départ dans la LNH. Il a joué son hockey junior à Youngstown, une bourgade située à environ une heure de Pittsburgh.
Pendant ces deux saisons, il a suivi de près les activités des Penguins et épié les faits et gestes des principales vedettes de l’équipe.
« J’ai assisté à plusieurs matchs ici. Marc-André Fleury et Sidney Crosby étaient mes joueurs préférés, a-t-il indiqué, après cette brillante victoire. C’était difficile de ne pas le remarquer quand il était sur la patinoire. »

« Disons que ça n’a pas été ma meilleure sieste d’avant-match. Hier, je n’ai pas connu ma meilleure nuit de sommeil non plus, a-t-il mentionné. Mais une fois que tu entres dans ta routine, tu te convaincs que tu ne fais que jouer dans un amphithéâtre plus grand. Tu essaies de ne pas trop regarder les noms derrière le chandail. »
Comme si ce n’était pas suffisant, le renversement d’un poids lourd sur l’autoroute I-279 a coincé plusieurs joueurs des Penguins dans un bouchon de circulation, incitant la LNH à repousser de 30 minutes le début de la rencontre.
« C’est Lane (Hutson) qui nous a appris la nouvelle. J’ai dû demander des confirmations au moins 40 fois parce que je voulais être certain de ne pas être en retard », a raconté la première étoile de la rencontre.
Une période impeccable
Puis, il a dû attendre 10 minutes avant de faire face à son premier lancer. Quand on sait que les gardiens aiment recevoir rapidement du caoutchouc pour se mettre dans le bain et se sentir rapidement dans le match, cette demi-période a dû paraître une éternité.
« J’aurais aimé recevoir un petit tir inoffensif pour commencer, a lancé le jeune homme de 21 ans. Mais l’équipe a connu tout un départ. C’est le genre de départ dont on avait besoin et le but rapide (celui d’Alexandre Texier) a fait beaucoup de bien. »
Évidemment, après les difficultés défensives rencontrées par son équipe au cours des dernières semaines, ce n’est pas Martin St-Louis qui allait se plaindre en voyant son groupe n’accorder que quatre tirs dans les vingt premières minutes de jeu.
« On lui a donné une première période qui lui a permis de s’établir et de prendre son rythme. On était fort sur la rondelle. En général, on s’est bien défendu, même si je trouve qu’on s’est tiré dans le pied un peu en deuxième. Il a fait de gros arrêts pendant leurs supériorités numériques. C’était un gros défi. »
Comme Dryden, Roy et Price
Cette performance de 36 arrêts (la LNH a ajouté trois arrêts à ses statistiques finales après le match) risque de renforcer encore plus la croyance de ceux qui sont persuadés que le gardien de 21 ans est prêt à porter les jambières du gardien numéro un. Qu’il est déjà celui qui sauvera la saison du Canadien.
Le fait qu’il ait, en plus, imité Ken Dryden, Patrick Roy et Carey Price en savourant lui aussi la victoire à son premier départ, à Pittsburgh, ne fera rien pour diminuer cet élan de folie.
D’ailleurs, Martin St-Louis a eu beau mentionner au cours des derniers jours que Fowler, en raison de la complexité du calendrier, allait disputer quelques matchs à Montréal cette saison, on n’avait assurément pas prévu que ce soit aussi tôt dans la saison.
« Est-ce que ça m’a surpris? Oui et non, a déclaré Fowler, à propos de ce rappel. L’équipe traverse un moment difficile. On avait besoin de cette victoire. Quand on m’a dit que je jouais ce soir, je n’ai pas trop pris le temps de penser à tout ça. Je veux faire partie de la solution et aider l’équipe à gagner. C'est tout ce que je veux. »
Reste maintenant à savoir si Fowler obtiendra un deuxième départ de suite, samedi, au Madison Square Garden.