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Entre hockey et chanson française, Émile Dubois est le talent qui se démarque à «La Voix»

«La Voix» est diffusée le dimanche, à 19h30, à TVA et TVA+.

Samuel Pradier

2026-02-16T02:35:00Z

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Accompagné de son équipe de hockey, Émile Dubois a surpris les coachs lors de son Audition à l’aveugle. À tout juste 20 ans, il n’a pas la voix de son physique ni de son âge. Son intense interprétation d’Amsterdam, de Brel, a fait tourner la chaise de Roxane, qui n’en croyait pas ses yeux ni ses oreilles.

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Émile, tu partages ton temps entre la musique et le sport. Lequel te passionne le plus?

Le hockey a toujours occupé une plus grande place dans ma vie, même si j’ai commencé à chanter dès le primaire grâce à une prof qui m’a beaucoup poussé. Elle a été la première personne, en dehors de ma famille, à me dire que je chantais bien. Par la suite, j’ai participé à quelques concours et c’est là que j’ai compris que j’avais une voix particulière. J’écoute La Voix depuis que je suis tout petit, alors, je me suis dit que ce serait intéressant d’y participer. Quand on m’a rappelé pour que je me présente aux Auditions à l’aveugle. Ç’a été à la fois un choc et un grand plaisir pour moi. Participer à La Voix, c’est un rêve qui devient réalité.

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Tu as magistralement interprété Amsterdam, de Brel. D’où te vient cet amour de la grande chanson française?

De mon grand-père maternel, Michel. C’est lui qui me l’a fait découvrir, et depuis, on écoute ce style de musique ensemble. Aznavour, Brel, Bécaud... J’ai aussi commencé à écouter du Serge Lama et du Michel Fugain. J’aime autant la grande chanson française que la chanson québécoise. Dès que c'est en français, ça me touche directement. D’ailleurs, j’en écoute maintenant à longueur de journée. C’est même moi qui lui fais découvrir de nouvelles chansons aujourd’hui! Ça me rend vraiment fier.

Qu’est-ce que tu aimes particulièrement dans ce style?

La mélodie, c’est ce qui me fait danser, rire, pleurer. C’est beaucoup d’émotions. Je suis captivé aussi par les histoires que racontent ces chansons. Elles sont souvent bien écrites, et j’ai envie de raconter ces histoires à ma manière, de mettre mon émotion là où je le souhaite et de transmettre ce que je veux faire ressentir. Ma mère est prof de français et, quand j’étais tout petit, elle me lisait des textes qu’elle aimait ou elle me racontait des histoires intéressantes. Cet amour pour les textes et les histoires me vient d’elle. C’est vrai que c’est un style que peu de gens de mon âge écoutent, mais ils n’y sont pas insensibles. Je pense qu’ils n’ont surtout jamais prêté attention à ce que les chansons racontent. Ça me fait plaisir de le leur faire découvrir.

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Fais-tu l’éducation musicale de ton équipe de hockey?

L’année passée, avant chaque match, on avait un rituel: on se mettait en rond au milieu de la chambre et on faisait jouer La bohème, d’Aznavour, qu’on chantait tous ensemble. C’était notre chanson pour démarrer le match. Et ça a fonctionné puisqu’on a eu une très belle saison.

Quelle est la réaction de tes nouveaux amis quand ils découvrent le style de musique que tu écoutes?

Mes amis savent que je ne suis pas du genre à rentrer dans le moule. Dans plein de domaines, mes goûts sont souvent différents des autres. C'est sûr que dans nos soirées, ce n'est pas moi qui mets la musique. Mais quand je leur fais écouter de grands classiques, ils ont tendance à les aimer plus que des chansons moins connues. Quoi qu’il en soit, mes amis m’aiment comme je les aime; je pense avoir très bien choisi mon groupe d’amis et mon entourage. Ils sont toujours prêts à écouter ce que je veux leur faire découvrir.

Aujourd’hui, qu’est-ce qui est le plus important pour toi: le sport ou la musique?

Je n’arrêterai jamais de faire du sport. J’en fais depuis toujours. Je poursuis d’ailleurs mes études à l’université en enseignement de l’éducation physique. Mais en participant à La Voix, j’ai eu un énorme déclic: j’ai réalisé que la musique pourrait être plus qu'un passe-temps, grâce à la visibilité que ça peut m’apporter, et aux commentaires et aux conseils que je reçois... Il faut juste que je fasse de la place pour la musique dans mon horaire, et ce n’est pas l’envie qui manque!

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Es-tu conscient d’avoir une voix différente pour ton âge?

J’ai une voix assez grave qui porte. Durant mes cours, mes collègues me demandent parfois de poser une question, parce que ma voix passe à travers les murs! Ça fait mon unicité. Je suis content que ma voix me donne l’occasion de me démarquer du reste du monde, autant sur le plateau de La Voix que dans d’autres concours. Si je peux l’utiliser pour raconter mes histoires et transmettre de l’émotion, tant mieux!

Que viens-tu chercher en participant à La Voix?

Le milieu de la musique est encore assez nouveau pour moi. Alors, cette participation peut me donner de la visibilité, d’autant plus que je ne suis pas très actif sur les réseaux sociaux. En plus d'écouter et de chanter de la vieille musique, j’aimerais que l’industrie fonctionne comme dans le temps. Aujourd’hui, beaucoup de choses se passent sur les réseaux sociaux, où les gens publient des reprises, des vidéos ou des trucs humoristiques. Même si je suis loin d’être gêné et si je suis parfois très extravagant, j’ai de la difficulté à publier des trucs sur les réseaux.

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