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Entraîneur-chef de l’équipe canadienne: une main de fer dans un gant de velours.

L'entraîneur Giovanni Guidetti lors d’une pratique de l’équipe canadienne au PEPS de l’Université Laval le 5 juin 2026.
L'entraîneur Giovanni Guidetti lors d’une pratique de l’équipe canadienne au PEPS de l’Université Laval le 5 juin 2026. DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Richard Boutin
2026-06-07T21:31:08Z

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Perçu comme celui qui va permettre au Canada de finalement atteindre la terre promise après une attente de plus de 30 ans, Giovanni Guidetti possède une impressionnante feuille de route, mais peu de Canadiens le connaissent aussi bien que Glenn Hoag.

Pour le côtoyer de plus près depuis 2020 en Turquie où les deux dirigent dans les rangs professionnels, Hoag trace un portrait du sélectionneur italien. L’entraîneur gatinois parle de quelqu’un avec une poigne de fer dans un gant de velours.

L'entraîneur québécois de volleyball, Glenn Hoag.
L'entraîneur québécois de volleyball, Glenn Hoag. COURTOISIE / Volleyball Canada

« D’un côté, c’est un entraîneur très direct dont les standards sont très élevés, a souligné Hoag, qui a redonné ses lettres de noblesse au programme masculin du Canada en les conduisant à deux participations consécutives aux Jeux olympiques de Rio en 2016 et de Tokyo en 2021. Les filles doivent être poussées et la confrontation avec l’ennemi entre en ligne. D’un autre côté, il adore ses joueuses et il est très abordable. »

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Malgré ses succès, Guidetti n’hésite pas à aller puiser des connaissances ailleurs. 

« Il se challenge toujours, a expliqué Hoag. Il a amené avec lui à Istanbul dans son club professionnel le Canadien TJ Sanders pour travailler avec ses passeuses. TJ a représenté le Canada à Tokyo, mais il a pris sa retraite en raison de blessures. Gio m’avait aussi contacté pour demander si je ne connaissais pas un entraîneur travaillant avec les hommes pour passer un an avec lui en Turquie. »

Présent à Québec pendant la Ligue des nations où il donnait un séminaire pour Volleyball Québec, Hoag a assisté à deux parties du Canada. 

« Si le top 4 demeure en santé, il y a de grosses chances que le Canada remporte le Norceca, a-t-il indiqué. Les filles ont peu de profondeur et je suis sceptique sur les chances de se qualifier par le classement mondial. C’est leur meilleure opportunité, tout comme les hommes qui seront à Moncton. »

Ce quatuor est formé de Kiera Van Ryk, Alexa Gray, Emily Maglio et Brie Fransen. Nyadholi Thokbuom et Abby Guezen, qui fait ses débuts à la Ligue des nations, ont bien fait lors du dernier match contre la France. Guezen solidifie la réception, qui en avait besoin.

Quant à Anna Smrek avec qui il a travaillé l’an dernier en Turquie, Hoag croit que la joueuse de 6 pi 9 po pourrait faire des dommages importants en attaque si elle peut améliorer le mouvement de son bras.

Budget très différent

Hoag raconte que Guidetti a été surpris à ses débuts avec l’équipe canadienne. 

« Il croyait que les conditions étaient les mêmes qu’aux États-Unis et il a été sous le choc un peu. Il s’est adapté et il fait avec ce qu’il a. En Turquie avec le club Vakifbank, il obtient tout ce qu’il veut. Sa meilleure joueuse reçoit un salaire de 2,5 millions d’euros. Au Canada, il y a encore beaucoup de travail à accomplir. »

Guidetti n’hésite pas à consulter Hoag.

« Glenn est un des meilleurs entraîneurs au monde et je suis chanceux de le considérer comme un ami. Il nous a aidés l’an dernier. Il était présent à l’entraînement cette semaine. »

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