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Italie 2026: Nick Suzuki comme un poisson dans l’eau avec Équipe Canada à Milan

L’attaquant du Canadien veut montrer sa polyvalence dès le début du tournoi

Photo Getty Images
Photo portrait de François-David Rouleau

François-David Rouleau

2026-02-11T14:30:34Z
2026-02-11T19:01:40Z

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MILAN | Il n’y a pas si longtemps que l’attaquant du Canadien, Nick Suzuki, a mis les pieds en Italie. Et déjà, il cherche à se montrer polyvalent aux yeux de l’entraîneur-chef du Canada, Jon Cooper. À l’entraînement de l’équipe largement épiée et à 24 heures du premier match contre les Tchèques, il patinait aux côtés d’un nouveau centre.

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En prime, c’est un ami proche. Bo Horvat et lui s’entraînent fréquemment ensemble, l’été, depuis que l’attaquant des Islanders de New York a installé ses pénates à London, en Ontario, il y a environ huit ans.

«Je veux jouer avec n’importe qui, a d’abord signalé avec un sourire aux lèvres le capitaine du Tricolore après l’entraînement, à travers la jungle médiatique suivant l’équipe canadienne.

«Je souhaite donner des options aux entraîneurs, a-t-il enchaîné, suant à grosses gouttes. Mais c’est très bien de me retrouver avec Bo. On patine ensemble l’été. C’est aussi un bon ami hors de la glace.»

Quand il est débarqué à Milan, dimanche, et qu’il a ensuite aussitôt sauté sur la patinoire pour se dégourdir les jambes dans une séance d’entraînement, Suzuki évoluait à la droite de Nathan MacKinnon et Brad Marchand. Le lendemain, la séance exigée à huis clos n’a pu donner davantage d’indices.

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Intelligence et passion

Avec Horvat et Marchand, il figure sur ce qui serait le quatrième trio de Cooper. Seth Jarvis et Sam Bennett étaient les attaquants en surplus, selon les répétitions durant l’entraînement de mercredi après-midi.

Flanqué de son nouvel ailier, Horvat ne pouvait être plus heureux. Il tient en haute estime son partenaire estival.

«Je suis plus heureux de patiner avec lui que de jouer contre lui, a-t-il d’abord laissé tomber à la blague, en parlant de Suzuki. C’est tellement un bon joueur. J’ai beaucoup de respect pour lui, il est petit et intelligent sur la glace. Il veut toujours s’améliorer et il possède un esprit très compétitif. On s’entend bien parce qu’on adore ce jeu.»

En infériorité

Tout indique aussi que Suzuki évoluera en infériorité dans sa première présence au tournoi olympique. Un rôle que Martin St-Louis ne lui attribue pas très fréquemment à Montréal, afin de gérer son temps de jeu.

Suzuki figure au 20e rang des attaquants les plus utilisés à travers la LNH, en vertu d’un temps de glace moyen de 20 minutes et 43 secondes cette saison. Manifestement, ce ne sera pas le même scénario à Milan au fil des 10 prochains jours. Il fera tout pour servir son équipe, il est prêt à accepter le rôle qui lui sera confié dans le feu de l’action et à apporter à l’équipe ce qu’il sait faire naturellement.

Alors que plusieurs anciens membres de l’équipe olympique ont déjà souligné qu’il est parfois difficile de s’ajuster en raison du manque de temps de préparation, Suzuki dit bien s’ajuster à son nouvel environnement et à ses nouvelles missions.

«Nous avons un groupe d’élite en désavantage numérique avec des gars qui y jouent depuis longtemps. On doit rendre la tâche difficile aux jeux de puissance adverses. La communication est importante, comme le positionnement des bâtons. En étant efficace, on peut aussi amener de l’offensive», a-t-il expliqué.

Des leçons de Phil et d’Artturi

Pour obtenir du succès, il compte d’ailleurs appliquer les conseils de son coéquipier Phillip Danault et d’un ancien du CH, Artturi Lehknonen, qui évolue maintenant pour l’Avalanche du Colorado.

«On a beaucoup parlé de l’infériorité numérique. C’est un art qui exige beaucoup de stratégies. Il nécessite aussi beaucoup de cœur et de détermination», a-t-il affirmé sur ses apprentissages.

En jouant moins souvent, l’ailier de 5 pieds, 11 pouces estime aussi qu’il pourra être plus agressif en échec avant, en plus d’assurer une présence plus physique.

«Je suis bon dans ce rôle. Je ne veux pas changer mon style, mais je veux amener mon savoir-faire.»

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