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Entente entre les États-Unis et l’Iran: le front entre Israël et le Hezbollah «pourrait faire dérailler l’accord»

Photo portrait de Mina Collin

Mina Collin

2026-06-15T00:32:37Z

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Alors qu’il a été annoncé dimanche que Washington et Téhéran allaient signer un accord de paix vendredi en Suisse, l’attention se tourne vers le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou et le Hezbollah, afin de voir s’ils respecteront eux aussi cet accord.

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Donald Trump tenait mordicus à conclure une entente depuis déjà plusieurs semaines, alors que le conflit semblait s’enliser et déplaisait nettement à sa base électorale. Il a ainsi annoncé en grande pompe l’accord de paix convenu avec l’Iran dimanche soir, lequel prévoit la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz et la levée du blocus américain sur les ports iraniens.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, aux côtés du président américain Donald J. Trump, participe à une conférence de presse conjointe dans la salle à manger d'État de la Maison Blanche à Washington, DC, aux États-Unis, le 29 septembre 2025.
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, aux côtés du président américain Donald J. Trump, participe à une conférence de presse conjointe dans la salle à manger d'État de la Maison Blanche à Washington, DC, aux États-Unis, le 29 septembre 2025. MEGA/WENN

Il ne serait pas surprenant que l’entente conclue avec l’Iran déplaise au premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, avec qui Donald Trump avait mené les premières frappes conjointes sur l’Iran le 28 février dernier, marquant le début du conflit au Moyen-Orient.

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« Ce ne serait pas les premières tensions qui apparaissent entre M. Trump et M. Nétanyahou quant à la voie à suivre pour en arriver à une fin de ce conflit-là », a commenté l’ancien diplomate Louis Hamann aux ondes de LCN, dimanche.

Louis Hamann a également occupé le poste de directeur des communications du ministre des Affaires étrangères.
Louis Hamann a également occupé le poste de directeur des communications du ministre des Affaires étrangères. Capture d'écran | TVA Nouvelles

L’entente doit être signée vendredi, mais une période de 60 jours sera ensuite allouée à des pourparlers en vue d’un accord définitif. Selon M. Hamann, il faudra particulièrement surveiller Israël et le Hezbollah durant cette période. L’armée israélienne avait d’ailleurs signalé, dimanche matin, le lancement de drones depuis le Liban vers son territoire. Israël a ensuite frappé la banlieue sud de Beyrouth, faisant trois morts.

«[Il va falloir surveiller] le front au sud du Liban qui oppose les forces du Hezbollah à l’armée israélienne parce que moi je pense que c’est un des éléments qui pourrait potentiellement venir faire dérailler cet accord-là », a-t-il affirmé.

Réaction de Nétanyahou à prévoir

Dimanche en fin de soirée, Benyamin Nétanyahou n’avait toujours pas réagi à la nouvelle. Pour Louis Hamann, il est toutefois inconcevable que le premier ministre israélien reste silencieux.

« Il doit y avoir un accord tacite probablement entre M. Nétanyahou et M. Trump à l’effet que M. Nétanyahou va devoir répondre positivement et non pas en rejetant carrément l’accord qui a été conclu entre Washington et Téhéran », a-t-il indiqué.

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Selon lui, si l’on veut réellement que l’accord tienne, Israël devra en faire partie prenante. Le Hezbollah demeure également, à ses yeux, un acteur clé dans l’équilibre de l’entente.

Une fusée éclairante tirée par l'armée israélienne atterrit sur les hauteurs de la région d'Ali al-Taher, vue depuis la ville voisine de Marjayoun (Marjeyoun), dans le sud du Liban, le 14 juin 2026.
Une fusée éclairante tirée par l'armée israélienne atterrit sur les hauteurs de la région d'Ali al-Taher, vue depuis la ville voisine de Marjayoun (Marjeyoun), dans le sud du Liban, le 14 juin 2026. AFP

« On le sait que le Hezbollah est une force proxy du régime iranien, il n’y a rien de nouveau là, mais ça reste un groupe qui souvent fait à sa tête et on l’a vu par le passé a fait dérailler justement des tentatives pour essayer de mettre fin au conflit », a-t-il souligné.

L’ancien diplomate estime que l’accord représente la partie « facile » de la résolution du conflit au Moyen-Orient, et que les défis majeurs restent à venir.

« Le mettre en œuvre c’est là où ça va être vraiment difficile et c’est là où vraiment le diable est dans les détails et c’est ce qu’on va voir au cours des prochains jours », a-t-il ajouté.

Pour voir l’entrevue intégrale, cliquez sur la vidéo ci-haut.

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