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Engouement pour le vinyle: à Québec, Le Vinylist produit toujours plus de disques

Dominic et Pierre-Luc Savard dirigent Le Vinylist, une presse de vinyles en pleine croissance.
Dominic et Pierre-Luc Savard dirigent Le Vinylist, une presse de vinyles en pleine croissance. Photo Stevens LeBlanc
2026-03-07T05:00:00Z

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Dominic Savard est bien placé pour confirmer que l’engouement envers le disque vinyle ne s’estompera pas de sitôt.

Depuis qu’il a ouvert Le Vinylist avec son frère Pierre-Luc, en 2019, les commandes sont en hausse chaque année à cette usine de pressage de disques vinyle située dans un secteur industriel de Québec.

À leur première année d’opérations, ils ont fabriqué 30 000 disques. L’année dernière ? 200 000. En 2026 ? Ils projettent d’en presser 225 000.

Parallèlement, les ventes de vinyles progressent sans cesse au Québec : elles ont bondi de 12,4 % en 2025 (372 000 unités vendues), selon l’Institut de la statistique.

Simple Plan, Jean Leloup, RBO, Harmonium, Les Cowboys Fringants : plusieurs artistes québécois font confiance au Vinylist pour produire leurs 33 tours.

La demande est si forte qu’ils ont ajouté une troisième presse en 2024. Actuellement, Le Vinylist compte sur sept employés, dont cinq qui sont à temps plein.

Dominic Savard pose dans le local où sont fabriquées chaque année des centaines de milliers de disques.
Dominic Savard pose dans le local où sont fabriquées chaque année des centaines de milliers de disques. Photo Stevens LeBlanc

« Honnêtement, on pourrait rouler encore plus, mais c’est difficile de développer l’expertise pour opérer les presses », indique Dominic Savard, qui était en pleine période de production intensive pour le Record Store Day lors de la visite du Journal à son usine.

L’effet Taylor Swift

Le Vinylist compte aussi des artistes américains parmi ses clients. Il ne s’agit cependant pas de célébrités connues du grand public. Non, Taylor Swift ne fait pas presser ses disques à Québec, mais son impact se fait quand même sentir, affirme Dominic Savard.

« Quand elle a lancé son album, elle offrait une variante qui était un disque “clear” avec du brillant à l’intérieur. Ça nous a amenés à développer cette technique pour l’offre aux clients qui le demandent.

« C’est assez délicat, poursuit M. Savard. Les brillants peuvent créer des bruits de surface. Il fallait développer le bon plastique et nous y sommes parvenus. »

La qualité d’abord

Avec Drummond Vinyl à Drummondville, Le Vinylist est la seule usine de pressage au Québec. La Société des loisirs a aussi fabriqué des microsillons, à Québec, au début de la décennie 2020, mais cette presse-boutique a fermé ses portes en 2023.

« Nous avons racheté leurs équipements et nous avons procédé à un projet d’expansion qui incluait un déménagement et l’ajout de la troisième presse », dit Dominic Savard.

Une quatrième presse ? Pas dans l’immédiat.

« Nous avons une bonne capacité et on va capitaliser là-dessus ainsi que bien maîtriser notre procédé. Ce qui nous distingue, ce n’est pas la quantité, c’est la qualité. Nos compétiteurs sont les grosses usines de Toronto. Elles ont une cinquantaine de presses, fabriquent eux-mêmes leur plastique et compétitionnent énormément sur le prix. Par contre, ils ont tellement de clients qu’ils doivent rouler 24h sur 24 et 7 jours sur 7, ce qui rend la qualité plus difficile à contrôler. Ça explique pourquoi des clients les quittent pour venir chez nous. »

Ventes de vinyles au Québec

2020 : 155 900

2021 : 197 100

2022 : 202 200

2023 : 268 800

2024 : 331 800

2025 : 372 800

Source : Institut de la statistique

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