Enfouissement des fils: voici pourquoi le Québec a du retard

Agence QMI
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La majorité des systèmes électriques ne sont pas enterrés au Québec, un choix initialement effectué selon la densité de population et de clients, et qui explique le retard actuel en la matière, selon une experte.
«Ce choix la dépend notamment de la densité de population, donc la densité de clients qu’on va alimenter avec ce réseau», a précisé Eloïse Edom, associée de recherche à l’Institut de l’énergie Trottier. Selon elle, d’autres pays comme la France, avec des densités de population plus élevées, ont dû prendre la décision bien plus tôt.
- Écoutez l'entrevue avec Louis-Olivier Batty, porte-parole pour Hydro-Québec au micro de Mario Dumont sur QUB :
Si la décision de ne pas enterrer les fils était à l’époque une décision économique pour le Québec, ce processus coûterait bien plus cher maintenant, tout en devenant de plus en plus inévitable.
«Par le passé, la fréquence de ce genre d’évènements là [les pannes liées aux conditions climatiques] n’était pas aussi élevée. Maintenant, on voit ces fréquences augmenter, donc ça arrive plus souvent qu’on doit déployer ce monde, plus souvent de faire des réparations», a ajouté Mme Edom.
Certains endroits au Québec ont toutefois décidé par règlement municipal que tout nouveau développement devra avoir un système enterré. Des plans existent d'ailleurs pour augmenter le taux d’enterrement des lignes à Montréal, mais cette approche tarde à s’installer selon elle.
«La répartition des coûts engendrés par ce genre d’investissement n'est pas toujours incluse dans les tarifs, donc pas toujours reliée au consommateur ou au client», a précisé Mme Edom, qui a également mentionné l’augmentation de la fréquence et de l’ampleur des problèmes liés aux conditions climatiques.