Enfin un receveur pour les Patriots!


Stéphane Cadorette
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Les Patriots ont dépensé sans compter dans les dernières semaines pour se refaire une beauté en défense. On commençait à se demander s’ils allaient un jour se souvenir qu’ils devaient regarnir leur groupe de receveurs et voilà qu’ils ont mis sous contrat le vétéran Stefon Diggs.
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Diggs s’est entendu avec l’équipe pour les trois prochaines années, à raison de 69 millions, dont 26 sont garantis.
Difficile de nier que Diggs représente une bonne addition pour les Patriots. Premièrement, leur groupe de receveurs de passes n’effraie absolument personne. Il y a bien quelques jeunes comme Demario Douglas et Kayshon Boutte qui ont montré un certain potentiel, sans plus.
Les recrues de la saison dernière, Ja’Lynn Polk et Javon Baker, ont été invisibles. Laissons-leur une chance d’éclore, mais le fait est que les Patriots avaient un urgent besoin de renfort à la position.
Deuxièmement, le marché des joueurs autonomes ne regorgeait pas d’options spectaculaires au poste de receveur, mais Diggs, à ce stade, s’avère la meilleure option disponible.
On ne pouvait pas laisser le jeune quart-arrière de deuxième année Drake Maye tenter de poursuivre son développement prometteur sans le doter d’armes ayant le moindrement fait leurs preuves.
Un rôle différent

En ce sens, Diggs a clairement fait ses preuves, mais à 31 ans, il devra démontrer qu’il a encore tout le jus nécessaire pour élever le jeu d’une attaque aérienne limitée.
C’est là qu’il y a lieu de se poser des questions. À sa dernière campagne à Buffalo en 2023, il est complètement disparu en deuxième moitié de saison.
La saison dernière avec les Texans à Houston, il a capté 47 passes pour 496 verges et trois touchés en huit matchs seulement, avant de subir une déchirure du ligament croisé antérieur, qui a mis fin à son parcours.
Il y a lieu de se demander, d’une part, s’il pourra entamer la prochaine saison à temps. D’autre part, il est légitime de se demander dans quel état son genou le laissera.
Le plus préoccupant, c’est qu’avec les Texans, Diggs pouvait bénéficier d’une situation où Nico Collins était sans contredit l’option numéro un. Il profitait aussi de la présence de Tank Dell.
Chez les Patriots, il devient clairement le meilleur receveur disponible. A-t-il encore l’étoffe pour occuper la chaise du numéro un? Et n’oublions surtout pas le côté polarisant de Diggs, dès qu’il ne touche pas au ballon. Les Pats ne sont pas à l’abri d’une crise du bacon.
Faire plus
En fin de compte, on ne peut qu’applaudir la décision des Patriots d’embaucher un talent comme Diggs, mais il faudra faire plus.
Sur le marché des joueurs autonomes, les meilleurs disponibles ne sont pas forcément attrayants. Les Keenan Allen, Amari Cooper et Tyler Lockett affichent beaucoup de millage au compteur.
Au repêchage, on ne parle pas de la meilleure cuvée qui soit, mais les Patriots détiennent le quatrième choix et ont l’opportunité de frapper fort.

Si le jeune prodige multifonctionnel Travis Hunter est disponible lorsqu’ils grimperont sur le podium, ils doivent mettre au maximum 12 secondes pour le sélectionner.
Hunter est un athlète d’exception qui excelle autant comme receveur que comme demi de coin. Les analystes le voient avant tout dans la NFL comme demi de coin, avec quelques jeux à l’attaque comme receveur.
Les Patriots sont solides défensivement et pourraient très bien opter pour l’approche inverse en utilisant à la base Hunter comme receveur, du moins en début de carrière.
Sinon, un gros bonhomme comme Tetairoa McMillan ou un petit missile comme Matthew Golden seraient à considérer si les Patriots reculent du quatrième rang pour accumuler des choix, ce qui serait une autre bonne stratégie.
Bref, l’arrivée de Diggs, c’est très bien, mais il ne faut surtout pas croire que la lacune criante des Patriots est totalement réglée.