Enfin un été d’entraînement bien rempli pour un sauteur québécois


Richard Boutin
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Contrairement à l’an dernier, le sauteur acrobatique et double olympien Lewis Irving amorcera la saison en pleine santé.
«J’ai fait 1300 sauts sur la rampe d’eau au lieu de 250, a lancé Irving d’entrée de jeu. Ça fait du bien d’avoir un vrai été d’entraînement avec autant de volume. Je suis maintenant à 100 pour cent. J’ai hâte de sortir du gymnase et de me retrouver sur la neige.»
Le 2 février 2023 à Deer Valley en Utah, le vétéran de l’équipe canadienne s’était fracturé le fémur de la jambe gauche lors d’un saut à l’entraînement. Il avait repris le collier en août sur la rampe d’eau.
«Il y avait certains doutes quand je me suis retrouvé sur la neige en novembre dernier, mais tout est en place cette année, a-t-il résumé. J’ai l’intention d’augmenter le degré de difficulté de mes sauts rapidement lorsqu’on va être sur la neige, mais je vais choisir mes journées. Je vais être sélectif.»
Afin de jouer de prudence, Irving n’avait pas tenté de triple périlleux avec cinq vrilles l’an dernier en Coupe du monde. «Je suis prêt et confiant de les faire cette année. Je vais miser sur les mêmes sauts que lors des Olympiques à Pékin. Je veux être à mon mieux lors de la Coupe du monde de Livigno en Italie qui servira d’événement test pour les Jeux de 2026 et pour les mondiaux en Suisse à la fin mars.»
Camp de quatre semaines en Finlande
L’équipe canadienne partira pour la Finlande le 14 novembre pour un camp de quatre semaines. Un autre camp est prévu à Deer Valley en janvier avant la présentation de la première Coupe du monde de la saison à Lake Placid les 17 et 18 janvier. Il n’y a aucune Coupe du monde en sauts avant les Fêtes contrairement aux années précédentes.
En plus d’Irving, on retrouvera Marion Thénault, Alexandre Duchaine, Émile Nadeau, Victor Primeau, Miha Fontaine et Pierre-Olivier Côté, le petit nouveau qui fait ses débuts avec l’équipe senior.
Entraîneur-chef de la formation Next Gen, Nicolas Fontaine est content de voir trois filles qui possèdent déjà un niveau intéressant. «Nous avons plus de profondeur que dans le passé, a-t-il indiqué. Oui, Marion est à un niveau supérieur, mais Alexandre Montminy, Rosalie Gagnon et Charlie Fontaine [sa fille] réussissent des sauts avec le même degré de difficulté [que ceux] qui ont permis à Flavie [Aumond] de se qualifier pour les Jeux de Pékin.»
«L’objectif est de miser sur une équipe complète de quatre femmes et quatre hommes pour les Jeux de 2026, d’ajouter Fontaine. Ils étaient six athlètes en Chine, trois à Pyeongchang en 2018 et un seul à Sotchi en 2014.»