«On est de jeunes loups affamés»: Alexandre Carrier a hâte que ça commence

Jonathan Bernier
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TORONTO | L’attente a assez duré. Après trois semaines de camp et six matchs préparatoires, l’heure est venue de passer aux choses sérieuses pour le Canadien.
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D’entrée de jeu, c’est un gros test qui attend la troupe de Martin St-Louis. Pas seulement en raison des l’adversaire de ce soir, les Maple Leafs, mais également en vertu du fait que le Tricolore amorcera son calendrier avec trois matchs en quatre soirs sur des patinoires adverses.
C’est loin d’être l’idéal pour une formation qui souhaite éviter de sombrer rapidement dans les bas-fonds du classement, comme ce fut le cas l’an dernier.

«Ce sera assurément une semaine importante, a convenu Alexandre Carrier, à quelques heures de ce premier affrontement de la saison. De la façon dont le calendrier est bâti cette saison, en raison des Olympiques, tu ne veux pas arriver en février et devoir courir après ta queue.»
Au moins, la formation montréalaise ne risque pas de manquer de gaz. Plus jeune formation du circuit, elle aura la fougue nécessaire pour se rendre à samedi sans être trop hypothéquée.
«On est de jeunes loups affamés, a lancé Carrier, dont c’est le 29e anniversaire de naissance. Il y a une belle énergie dans le vestiaire. Les gars sont toujours positifs.»
Martin St-Louis abondait dans le même sens en soutenant que cette jeunesse constituait un avantage.
«On a de l’énergie, de l’enthousiasme, a-t-il lancé. Notre jeunesse a de l’expérience. Ce n’est pas une lacune.»
Les nouveaux sont prêts
L’an dernier, l’infériorité numérique montréalaise s’est plutôt bien tirée d’affaire avec un taux de succès de 80,9%, bon pour le neuvième rang du circuit. Certains soirs, c’est elle qui a sorti l’équipe de l’embarras en empêchant l’adversaire d’inscrire un but important.
Or, les départs de Christian Dvorak, Joel Armia et David Savard ont laissé des postes vacants. Des postes qui, en attaque, seront d’abord pourvus par Alex Newhook et Oliver Kapanen.
«Ce sont des joueurs très intelligents. Ils peuvent lire les jeux, ils ont de bons bâtons et sont rapides. Ce sont trois éléments importants qui permettent de frustrer l’adversaire, a indiqué Jake Evans, l’homme de confiance de St-Louis en infériorité numérique. De ce que j’ai vu en matchs préparatoires, les gars qui nous rejoindront en infériorité numérique sont prêts à faire le travail.»
«On a perdu plusieurs joueurs qui jouaient sur cette unité l’an passé, mais je crois qu’on est allés chercher des joueurs qui sont capables de prendre leur place, a souligné Carrier. Quand tu as un gardien de but comme Monty [Samuel Montembeault] et que tu peux compter sur des gars comme [Mike] Matheson, [Jake] Evans et [Josh] Anderson, c’est plus facile pour les autres de venir compléter.»
Les Leafs sans Marner
Disons que face à l’attaque massive des Leafs, on saura rapidement si ça peut tenir le coup. Une réalité qui ne semblait pas trop inquiéter l’entraîneur-chef du Canadien.
«Je crois qu’ils seront prêts. J’ai confiance», a-t-il insisté.
D’ailleurs, en raison du départ de Mitch Marner, la formation torontoise présentera un visage différent avec l’avantage d’un homme. Evans s’attend à voir les Leafs modifier quelque peu leurs patrons de jeu.
«Marner aimait bouger beaucoup. Il aimait passer la rondelle. Sans lui, l’attaque massive des Leafs sera peut-être plus axée sur les tirs au but. Il faudra voir.»
- Joe Veleno et Jayden Struble seront laissés de côté ce soir. Évidemment, Montembeault obtiendra le départ. L’an dernier, lors du premier match de la saison, il avait repoussé 48 lancers dans un court gain de 1 à 0.