Enfin des victoires pour Nasreddine: «je trippe à fond»

Jonathan Bernier
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Alain Nasreddine n’a jamais eu la main heureuse derrière le banc des Devils. Au cours de ses sept saisons passées au New Jersey, l’équipe n’a remporté qu’un match éliminatoire. À Dallas, il n’y a plus que huit victoires qui séparent les Stars de la coupe Stanley.
«Je trippe à fond, a lancé l’adjoint de l’entraîneur-chef Peter DeBoer joint par Le Journal plus tôt cette semaine. Jusqu’à maintenant, c’est fantastique. J’ai connu du succès comme joueur dans les ligues mineures, mais très peu comme entraîneur. Surtout dans la LNH.»
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Les Stars venaient d’éliminer le Kraken de Seattle dans un septième et ultime match depuis quelques heures lorsque le Montréalais de 47 ans a rappelé l’auteur de ces lignes. L’euphorie de la victoire permettant à l’équipe texane de rejoindre les Golden Knights de Vegas en finale de l’Association de l’Ouest était encore bien audible.
«Hier [lundi], j’ai vécu tellement de nervosité. Après le match, toutes les émotions sont sorties. Que veux-tu? Je suis un émotif, a raconté Nasreddine. Les gars riaient un peu de moi. Il faut dire que ce n’est pas leur premier pique-nique. Ils sont déjà passés par là et se sont rendus en finale.»

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On ne peut lui reprocher d’avoir de la difficulté à se contenir. Après tout, le gars a mangé son pain noir au sein d’une organisation en reconstruction depuis une décennie. Il peut enfin avoir droit au bonheur.
«Quand j’ai signé mon contrat ici, je savais que je ne m’en venais pas dans une équipe où on parlait de la loterie et du premier choix au repêchage. Je m’en venais ici en sachant que l’objectif était de faire un bout de chemin dans les séries», a-t-il commenté.
Atteindre la ronde ultime. Voilà justement le prochain objectif de Nasreddine et des Stars. L’ancien joueur de l’organisation des Penguins s’attend à ce que la série, qui s’amorce vendredi soir à Vegas, soit corsée.
«Les Golden Knights sont solides partout. Contre eux, il faut travailler fort pour créer de l’attaque. Et offensivement, ils ont beaucoup de profondeur», a-t-il décrit.
Beaucoup de profondeur et beaucoup d’expérience. Leurs joueurs ont disputé un total de 238 matchs de finale d’association ou de finale de la coupe Stanley depuis le début de leur carrière. Ce sont trois de plus que les joueurs des trois autres équipes combinés (ceux des Stars en comptent 80).
L’inspirant Pavelski

De leur côté, les Stars misent encore sur plusieurs joueurs présents en 2020, lorsqu’ils ont atteint la finale dans la bulle à Edmonton. Parmi ceux-ci, Joe Pavelski. Toujours en quête d’une première coupe Stanley à 38 ans et après 1250 matchs dans la LNH, il est une véritable inspiration pour ses coéquipiers.
«Son message est assez clair quand il parle à ses coéquipiers. Il veut gagner une coupe, a indiqué Nasreddine. Quand il s’est blessé dans la première ronde, les gars se sont regroupés. Ils voulaient gagner pour qu’il puisse revenir et poursuivre le parcours.»
Et malgré son âge avancé, il ne joue pas les passagers. Récemment, il est devenu le plus vieux joueur de l’histoire de la LNH à marquer quatre buts dans un même match (saison et séries). Il en compte présentement huit en autant de rencontres.
«C’est incroyable la valeur qu’un joueur comme lui apporte à une équipe. Il est toujours autour du filet, il est impliqué dans les luttes pour la rondelle. Il gagne ses batailles à un contre un. Tout ça à 38 ans», a souligné l’entraîneur adjoint.
«Beaucoup de monde parle de [Jason] Robertson et de [Roope] Hintz, mais il ne faut pas oublier qu’il est le troisième membre de ce trio et que ce n’est pas par hasard que les deux autres connaissent du succès», a-t-il poursuivi.
Un trio pas piqué des vers qui peut compter sur des coéquipiers comme Jamie Benn, Tyler Seguin, Miro Heiskanen, Ryan Suter et le gardien Jake Oettinger.