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Enfant tué lors d'un match de hockey en France: amendes pour deux associations, dont le club de Dunkerque

Ville de Dunkerque

AFP

2024-11-27T16:31:37Z

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Le tribunal correctionnel de Dunkerque, en France, a condamné mercredi le club de hockey local et l'association qui gérait la patinoire à des amendes, dix ans après la mort d'un enfant atteint par une rondelle à la tête lors d'un match.

Le tribunal a reconnu coupables les deux associations, poursuivies pour homicide involontaire, retenant des fautes d'imprudence et des manquements aux obligations de sécurité.

Il a en revanche relaxé la Fédération française de hockey sur glace (FFHG), estimant qu'il n'y avait pas assez d'éléments pour caractériser une faute de sa part.

Conformément aux réquisitions du parquet, le tribunal a condamné l'association Dunkerque Détente, qui gérait la patinoire, à une amende de 50 000 euros (74 000 dollars canadiens) dont 20 000 (30 000 dollars canadiens) avec sursis et celle qui gérait le club de Dunkerque à 50 000 euros, dont 30 000 euros (45 000 dollars canadiens) avec sursis.

Le 1er novembre 2014, Hugo, 8 ans, lui-même joueur de hockey dans l'équipe des moins de 9 ans des «Corsaires» de Dunkerque, avait été frappé derrière l'oreille par la rondelle sortie de l'aire de jeu alors qu'il se trouvait sur un banc près des gradins, peu avant la fin d'un match de Division 1 entre Dunkerque et Reims.

Lors de l'audience le mois dernier, la présidente avait insisté sur les accidents déjà causés par des sorties de rondelles avant ce drame dans cette même enceinte, en l'absence, notamment, de filets.

La procureure avait quant à elle présenté ses excuses à la famille de Hugo pour la longueur de la procédure, estimant que ce délai n'était «pas normal».

La famille est «soulagée que cette décision mette fin à dix ans de procédure, que les responsabilités de chacun soient déterminées», a réagi mercredi son avocat David Dhote.

«Les dix ans de procédure ont été très longs, on s'est demandé si des poursuites allaient avoir lieu», a-t-il souligné.

Pour l'avocat du club de hockey de Dunkerque, Pierre Cortier, cette décision laisse en revanche «un goût d'inachevé», en raison de l'absence de poursuites contre la mairie, propriétaire de la patinoire qui en connaissait selon lui la vétusté, et de la relaxe de la FFHG.

«Les deux associations ne pouvaient pas grand-chose à l'organisation effective de la sécurité, notamment au niveau de ces balustrades branlantes qui ont laissé passer le palet», a-t-il estimé.

Cette patinoire a été détruite en 2019 et remplacée par une autre plus moderne.

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