LNH à Hartford: encore moins d’espoir qu’à Québec


Benoît Rioux
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HARTFORD, Connecticut | Les Québécois Alex Belzile et Louis Domingue sont catégoriques: ceux qui espèrent encore un retour de la Ligue nationale de hockey à Hartford rêvent en couleurs.
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Membres du Wolf Pack, dans la Ligue américaine, Belzile et Domingue aiment le marché dans lequel ils évoluent, mais ils estiment tous deux que la ville pourrait difficilement accueillir à nouveau les Whalers un jour.
«C’est un peu surprenant de savoir qu’il y a déjà eu une équipe de la Ligue nationale ici, quand tu y penses, car les anciens partisans des Whalers restent un peu cachés, a franchement formulé Domingue, qui est gardien de but. C’était un peu différent pour le match de samedi dernier [durant lequel le 50e anniversaire du hockey professionnel à Hartford était souligné], mais dans la vie de tous les jours, on ne nous parle pas beaucoup des Whalers ici.»

Le pouls offert par ces hockeyeurs québécois n’est pas influencé par la nostalgie. À 33 et 32 ans respectivement, Belzile et Domingue font partie de la génération qui, tristement, ne connaît même pas la «Brass Bonanza». Si le XL Center se nommait autrefois le Civic Center à l’époque des Whalers, l’amphithéâtre est désormais célèbre pour accueillir des matchs de basketball de l’Université du Connecticut (UConn), dans la NCAA.
«Ils ont investi dans l’amphithéâtre pour le rénover, notamment pour le basketball, c’est très populaire ici», fait ainsi remarquer Belzile.

Le Wolf Pack attire aussi son lot de spectateurs, mais sans jamais remplir les estrades supérieures, où des rideaux noirs sont généralement installés.
«Parfois, c’est trompeur, parce que l’aréna est gros, mais il y a souvent des milliers de personnes à nos matchs», note l’attaquant québécois.
Aladin et la lampe magique
À quelques pas du XL Center, l’employé de la pizzéria Aladin, un amateur de hockey originaire d’Ottawa, en convient: ça va prendre plus qu’une lampe et un génie pour ramener les Whalers à Hartford. Le basketball des Huskies de l’Université du Connecticut prend énormément de place dans cette ville de plus ou moins 125 000 habitants, confirme-t-il à son tour.

«Il y a beaucoup d’argent au Connecticut, surtout en banlieue, mais il n’y a pas beaucoup d’espoir quant à un retour de la LNH à Hartford, avançait quant à lui l’ancien gardien Jean-Sébastien Giguère, interviewé dans le cadre de ce reportage. Le marché est plutôt parfait pour la Ligue américaine, comme c’est le cas actuellement, alors que la LNH est bien implantée dans les alentours, notamment dans la région de New York, avec les Rangers, les Islanders et les Devils du New Jersey.»
Comme les Expos
Contrairement à Québec, aucun aréna digne de la LNH n’est désormais disponible à Hartford. Ainsi, rêver au retour des Whalers, ça devient un peu comme espérer, à court ou moyen terme, un retour des Expos de Montréal dans le baseball majeur.
À propos du baseball, Belzile, un amoureux de ce sport, mentionne aimer Hartford pour cette raison, la ville accueillant la filiale AA des Rockies du Colorado, soit les Yard Goats. Autrement, le gros «buzz» à Hartford demeure UConn et le basketball, autant chez les hommes que chez les femmes.