Encore loin de la finale de l’Est pour les Alouettes
Et si le match disputé ce week-end au BMO Field, à Toronto, était un avant-goût de l’avenir?


Benoît Rioux
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TORONTO – Pas question de mettre la charrue devant les bœufs! Si les Alouettes devaient connaître une excellente fin de saison, le match disputé ce week-end au BMO Field, à Toronto, pourrait toutefois être un avant-goût de l’avenir.
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Avec une fiche de 9-1 avant d’affronter Montréal samedi après-midi, les Argonauts de Toronto accueilleront, à moins d’un immense revirement de situation, la finale de l’Est, le 11 novembre prochain. Pour les Alouettes (6-5), une qualification à cette partie est loin d’être chose faite, mais en extrapolant un peu, on devine logiquement qu’il pourrait s’agir de l’étape ultime avant d’accéder à la finale de la Coupe Grey.
En débarquant à Toronto, vendredi, l’entraîneur-chef Jason Maas n’avait toutefois qu’un match en tête, celui du lendemain.
«À chaque fois que tu joues une partie, tu te prépares pour gagner cette partie en particulier, a-t-il tranché. Il n’est pas question de garder certains jeux pour un affrontement futur. Tu offres ton meilleur football à chaque semaine. On ne pense jamais trop en fonction des points au classement. Présentement, nous sommes deuxièmes dans la section Est et les Argonauts sont devant nous. Il faut les battre, tout simplement.»

«Il faut marquer plus de touchés, c’est la clé», a par ailleurs répété l’entraîneur, rappelant que les Alouettes ont trop souvent manqué d’opportunisme à l’approche de la zone des buts, notamment la semaine dernière dans la défaite face aux Lions de la Colombie-Britannique.
Sagement, Maas aborde donc le reste de la saison régulière un match à la fois. Et si une présence en éliminatoires devait se confirmer, il y aura d’abord la demi-finale de section à traverser. En rêvant plus loin, l’état-major des Alouettes sait cependant pertinemment que les Argonauts représentent le club à battre dans l’Est. Vaincre la formation torontoise, à domicile de surcroît, se dresse comme l’incontournable défi. Montréal est loin de pouvoir envisager concrètement ce scénario, mais ça viendra rapidement, dans deux mois.
Oubliez Jonathan Sutherland!
À cette étape de la saison, il serait par ailleurs étonnant que le portrait des Alouettes change drastiquement. On doit plutôt espérer le retour de nombreux blessés. Si le directeur général Danny Maciocia est rarement à court de solutions, les nouveaux joueurs engagés pour prêter main-forte risquent d’être rares. En début de campagne, le club montréalais pouvait encore espérer compter sur la venue possible du demi défensif Jonathan Sutherland, choix de première ronde au plus récent repêchage, mais celui-ci s’est blessé durant le camp d’entraînement des Seahawks de Seattle, dans la NFL.

«Dans le cas de Jonathan, il est blessé pour 8 à 10 semaines, a noté Maciocia. Lorsqu’il sera rétabli à 100%, on pourra voir le plan que les Seahawks ont pour lui ou s’il a un avenir ailleurs dans la NFL. Son agent connaît notre intérêt, mais c’est un dossier qui risque d’aller davantage à 2024.»
Rien de gagné pour Moore
Le plus récent ajout notable des Alouettes est le joueur de ligne défensive Damontre Moore. Encore là, Moore n’a pas sa place dans la formation partante pour le moment.
«Mes intentions en l’amenant ici, c’est de le voir mêler les cartes un peu sur la ligne défensive, a indiqué Maciocia. S’il démontre qu’il mérite une opportunité de jouer et que les entraîneurs sont à l’aise de l’embarquer dans la formation, on va le faire. Sinon, il amène de la profondeur, c’est sûr, mais ça reste un dossier à suivre. On ne peut pas dire combien de temps sa présence avec les Alouettes va durer.»