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En vedette dans «Zénith» et «Titanique», le franco-ontarien Constant Bernard à la conquête des Québécois: «Pendant longtemps, je n'ai pas eu de chez moi.»

Marie-Claude Doyle

2026-01-29T11:00:00Z

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Constant Bernard n’est peut-être pas encore un nom très connu au Québec, mais ça ne saurait tarder. Ce jeudi, le franco-ontarien fera son entrée dans la compétition télévisée Zénith et, après avoir récolté les éloges dans la production anglophone, il brûlera les planches dans la version francophone de la parodie musicale Titanique, cet été.

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En voyant les noms des participants de la génération Y de Zénith, vous vous êtes peut-être demandé qui est Constant Bernard. Ce Franco-ontarien originaire de Rockland, une municipalité à l’est d’Ottawa, non loin des frontières du Québec, cumule une vingtaine d’années de carrière, mais c’est surtout en anglais qu’il a évolué. «C’est mon premier contact avec le public québécois. Je suis super fébrile, mais très excité face à ça», de dire celui qui a grandi au sein d’une famille où le hockey occupait une grande place. «J’adore regarder le hockey, alors ça ne me dérangeait pas de passer mes fins de semaine à l’aréna à regarder mon frère et mes cousins jouer, mais j’étais le seul qui voulait faire quelque chose du côté artistique et mes parents m’ont toujours encouragé. Quand j’étais jeune, ils m’ont inscrit à des cours de théâtre et je suis allé dans une école secondaire artistique, où j’étais le grand comique de ma classe. Je faisais rire tout le monde. C’est ce qui me faisait le plus plaisir, et c’est encore vrai aujourd’hui.»

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Le rêve d’une vie

L’aîné de deux enfants, dont le frère de deux ans son cadet est né à la même date que lui, le 31 mars, a poursuivi sa voie en théâtre à l’Université d’Ottawa. C’est là qu’il a découvert le monde des comédies musicales, en jouant le rôle principal dans une production mise en scène par une étudiante à la maîtrise. «Je ne savais pas que j’avais cet amour-là pour les comédies musicales», relate l’acteur, qui avait pourtant participé à la deuxième saison de Canadian Idol en 2004. «Je me suis rendu dans le top 32. Je ne me suis jamais imaginé être une star de la pop. J’ai tout le temps voulu être comédien, mais de marier les deux, chanson et théâtre, ça me parlait», explique l’artiste de 41 ans qui est allé parfaire sa technique en théâtre musical au Sheridan College à Oakville, une banlieue de Toronto. Depuis, il a pas mal bourlingué pour jouer dans des productions musicales. De 2012 à 2020, il a notamment fait partie des spectacles sur les bateaux de croisière Disney. À son retour au pays, il a décroché des rôles dans les séries Makinium (Radio-Canada) et Overlord and the Underwoods (CBC), et au cinéma dans Rosie de Gail Maurice, sorti en 2022, où son personnage d’une drag lui a valu le prix de la meilleure performance au ReelOut Film Festival. Mais il n’avait encore rien décroché, pour ainsi dire, au Québec. «Jouer dans une comédie musicale à Montréal a tout le temps été un rêve, mais presque inaccessible.» C’était jusqu’à ce qu’il décroche le rôle de Ruth, la mère de Rose, dans la parodie musicale Titanique, une coproduction de la compagnie torontoise Mirvish et du Centre Segal. «C’est là que j’ai rencontré Véronique Claveau, qui est devenue une très grande amie (NDRL: Elle interprète Céline Dion).»

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À Zénith grâce à Titanique

Le soir de la première en anglais, qui a eu lieu en novembre 2024 à Montréal, les médias ont louangé son jeu. «Je savais que le metteur en scène était satisfait de ce que je faisais, mais j’ai été ému par ces critiques montréalaises.» Parmi les gens dans l’assistance, il y avait une certaine Véronique Cloutier. C’est grâce à Titanique qu’il se retrouve à Zénith. «Je vais démontrer mes habiletés vocales et de jeu, et après, on verra où l’avenir m’emportera dans la compétition», dit-il, fier d’être de l’émission. Quand nous lui avons parlé, il était à Toronto, mais il s’apprêtait à déménager à Montréal pour quelques mois puisqu’en plus de Zénith, il reprendra son rôle de Ruth dans la version francophone de Titanique, cet été. À l’automne, il jouera dans la version anglophone de Dracula, la comédie des horreurs, à London, en Ontario. La vie de nomade, il connaît ça! «Je partais pendant neuf mois sur des bateaux de croisière Disney. Pendant longtemps, je n’ai pas eu de chez moi, mais là, ça faisait quelques années que j’étais installé à Toronto. Je sors de ma zone de confort, mais c’est excitant.»

On peut voir Constant Bernard à l’émission Zénith, diffusée le jeudi, 20 h, à Radio-Canada. Titanique prendra l’affiche cet été. Pour connaître les dates de la tournée: titanique.ca.

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