«En sortant de l’Académie, j’ai eu un petit down» : Albert Asselin a senti l’urgence d’écrire des chansons après «Star Académie»


Guillaume Picard
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Albert Asselin, qui a été demi-finaliste de Star Académie 2025, a autoproduit son premier EP et c’est parce que ça lui « faisait du bien » qu’il a écrit les six chansons de Prémices.
Un an après avoir été emporté dans le tourbillon engendré par le télé-crochet de TVA, l’auteur-compositeur-interprète de 22 ans, de Québec, mesure comment l’après Star Ac, comme l’a notamment raconté sa professeure Émily Bégin, peut être plus difficile que ce que l’on pense.
« En sortant de l’Académie, j’ai eu un petit down, mais ça m’a inspiré quelques chansons », a-t-il dit en entrevue avec l’Agence QMI, conscient qu’en n’étant pas soutenu par une étiquette, la réponse du public demeure « encore un petit peu timide ».

Albert croit qu’il ne serait pas « réaliste », pour le moment, de se « mettre trop d’attentes », lui qui rappelle que son EP s’intitule Prémices et qu’il s’agit d’une « première esquisse » de sa carrière naissante.
« Je suis au début de mon parcours et de me mettre des attentes irréalistes, je ne pense pas que ce serait positif pour moi. Ça ne me dérange pas que ça se fasse lentement, petit à petit. Je vais continuer de travailler fort, dans la rigueur et dans l’amour de la musique. »
Ce n’est pas parce qu’il n’a pas fait des démarches.
« J’ai tendu des perches, c’est sûr, et ça n’a rien donné. Mais c’est correct parce que je suis dans un processus de développement, je suis en début de carrière, puis ce EP m’a permis de me trouver artistiquement. Dans le pire des cas, ça va continuer comme ça. »
L’écriture a été et continue d’être salutaire pour Albert Asselin.
« Je me suis mis à écrire parce que ça faisait du bien. J’étais capable de produire et de faire des choses, créativement parlant », a dit l’artiste.

Il ne s’est pas découragé d’avancer sans maison de disques, prenant le taureau par les cornes.
« Je suis vraiment content d’avoir réussi à faire un EP en fait. Ça aurait été plate de gaspiller ça parce qu’on s’inspire souvent de choses que l’on vit. Ce EP m’a permis d’explorer en tant qu’auteur-compositeur-interprète, de prendre de l’expérience à l’écriture. L’exploration, c’est surtout une bonne façon de savoir ce que je peux faire. »
Le EP n’est pas bourré de fioritures. Un peu à l’image d’Albert, qui voulait quelque chose de « minimaliste, mais avec de belles harmonies et que la guitare soit en avant-plan ».
« On ne voulait pas que ce soit trop, donc c’est épuré et c’est quand même rempli et authentique », a dit Albert, qui a travaillé avec le réalisateur Marius Larue, dans le studio de ce dernier, dans le quartier Limoilou.
En « autoproduisant à 100 % » son EP, Albert Asselin, qui continue de performer chaque fois qu’il en a l’occasion – il se produira gratuitement le 31 juillet prochain au kiosque Edwin-Bélanger des plaines d’Abraham –, a élargi sa compréhension du milieu artistique.

« Je trouve que c’est une magnifique chose que je me sois autoproduit, pour le défi et parce que j’ai appris beaucoup de choses. Ça permet de mieux comprendre le milieu artistique, comment ça fonctionne, c’est une grosse machine. Ça a été un bon défi. »
Il a même réorienté ses études à l’Université Laval, passant du jazz à la production musicale et sonore, tant il a apprécié la production de son EP.
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