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Simon Gagné a «eu la piqûre»

L’ancien joueur a adoré sa première vraie expérience en tant qu’entraîneur-chef

Simon Gagné derrière le banc à titre d’assistant de Patrick Roy (absent de la photo) lors d’un match préparatoire contre les Cataractes de Shawinigan, le 10 septembre, au Complexe sportif multidisciplinaire de L’Ancienne-Lorette.
Simon Gagné derrière le banc à titre d’assistant de Patrick Roy (absent de la photo) lors d’un match préparatoire contre les Cataractes de Shawinigan, le 10 septembre, au Complexe sportif multidisciplinaire de L’Ancienne-Lorette. Photo d'archives
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2022-10-18T19:37:33Z
2022-10-19T01:16:10Z

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Foi de Simon Gagné, il est encore beaucoup trop tôt pour dire s’il se sent prêt à devenir l’entraîneur-chef des Remparts dès la saison prochaine. Toutefois, il avoue que l’expérience vécue la fin de semaine dernière lui a donné « une petite piqûre de coacher dans le futur ».

La décision de dernière minute de Patrick Roy de partir en voyage avec son partenaire et ami Jacques Tanguay, la semaine dernière, a forcé Gagné à se plonger plus rapidement que prévu dans ce qui pourrait être ses nouvelles fonctions l’an prochain. Et il n’a pas détesté ça, loin de là.

« J’ai aimé ça. Ce ne sont pas tous les adjoints qui ont la chance de se faire dire : “Regarde, je pars une semaine, c’est toi qui décides de tout. Tu prends le lead et s’il y a des choses à changer, c’est toi”. J’ai goûté à ça et ça m’a permis de voir ce que ça pourrait être de diriger l’équipe dans le futur », a mentionné mardi celui qui avait aussi remplacé Roy en présaison, lorsque ce dernier avait été suspendu pour des propos tenus à l’endroit des officiels.

Gagné, qui a récolté ses deux premières victoires en carrière comme entraîneur-chef dans la LHJMQ, préfère toutefois ne pas se projeter trop loin dans l’avenir, même s’il a aimé son premier bain dans le monde des entraîneurs-chefs de hockey junior.

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« On va y aller au jour, à la semaine et au mois. On va se concentrer sur cette année à avoir une bonne saison avec le personnel d’entraîneurs et on verra par la suite. »

À SA MANIÈRE

Pour son baptême du feu dans la LHJMQ, Gagné n’a évidemment pas chamboulé toute la structure d’équipe enseignée depuis le début de l’année. Par contre, il a tenté d’apporter sa couleur et sa façon de voir les choses derrière le banc, ce qui a plu aux joueurs.

« Il est proche des joueurs et c’était quand même spécial. Des fois, on revenait au banc et il nous lançait des petites jokes. On n’est pas habitués à ça, j’étais un peu surpris, mais c’était bien le fun », a raconté l’attaquant Pier-Olivier Roy.

Gagné a souri lorsqu’on lui a rapporté les propos du numéro 8.

« Est-ce que ça va toujours être ça ? J’ai hâte de voir. La façon dont j’ai dirigé en fin de semaine, c’est le style d’entraîneur que j’aimerais être. C’est sûr qu’il y a une ligne. C’est important d’être proche de tes joueurs, mais il faut en même temps qu’ils comprennent que c’est toi le boss. Il y a un temps pour être sérieux et un autre pour être proche des gars et les mettre relax. C’est comme ça que j’approcherais les prochains matchs. Est-ce que j’apporterais des ajustements en cours de route si ça allait moins bien ? Peut-être. »

PLUSIEURS MODÈLES

L’ancien joueur professionnel n’a pas d’exemple précis d’un entraîneur en particulier sur lequel il se base pour forger son style à lui.

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« C’est un mélange de plusieurs entraîneurs. J’ai eu Guy Boucher, qui était comme ça, mais des fois plus dur. Il y a eu aussi Peter Laviolette, qui était très tough mais aussi très proche des gars en dehors de la glace. Il aimait parler avec eux et faire des activités d’équipe avec eux. Je pense même à un gars comme Ken Hitchcock. Il y a moins d’aspects que j’ai aimés de son approche que de choses que j’ai moins aimées, mais il y a des choses qu’on a faites à l’entraînement que j’ai tirées de lui. »

Comme c’était prévu lorsqu’il a accepté le poste d’adjoint de Patrick Roy, Gagné ne fera pas tous les voyages avec l’équipe et il fera l’impasse sur le prochain dans les Maritimes, à partir de demain. 

Le premier trio sort de sa coquille 

Théo Rochette. Attaquant
Théo Rochette. Attaquant Photo Stevens LeBlanc

Zachary Bolduc, Théo Rochette et Pier-Olivier Roy la sentaient venir, cette explosion de sept buts et 16 points de leur trio lors du match de samedi dernier face aux Sea Dogs de Saint-Jean.

« On avait bien joué offensivement dans les derniers matchs et ça n’avait pas payé. Samedi, c’était un peu le déboulement de ce qu’on avait fait. On trouve notre erre d’aller gentiment », mentionnait Rochette, auteur de deux buts et quatre passes lors de ce festival offensif que les Remparts ont gagné 7 à 2.

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PAS À LA HAUTEUR

Avant ce match, Bolduc (trois points en quatre matchs), Rochette (quatre points en six matchs) et Roy (cinq points en sept matchs) ne présentaient pas des statistiques individuelles à la hauteur de leur standard établi l’an dernier.

Et ils ne jouaient pas mal, a répété Roy, qui a tout de même convenu que le premier trio des Diables rouges commençait à sentir la pression de produire davantage.

« Au début, on se cherchait un peu, mais on avait des chances de marquer sauf que ça ne rentrait pas. On manquait de finition. Samedi, on a repris où on avait laissé l’an passé. Ça fait du bien et ça enlève de la pression. L’équipe gagnait, mais on sentait les trois qu’on pouvait en donner plus pour aider l’équipe. On veut continuer là-dessus dans les Maritimes. »

PÉRIODE D’ADAPTATION

Comme prévu, les joueurs ont eu besoin d’une certaine période d’adaptation à leur retour à Québec.

« Ça prend deux ou trois semaines, juste de rembarquer dans la routine, de revenir en pension et être confortable. Tu vois que les gars comme Rochette, Bolduc, [Vsevolod] Komarov commencent à retrouver leur rythme », mentionnait Simon Gagné, ajoutant que Nathan Gaucher était probablement le seul qui n’avait pas eu de période de transition.

Dans le cas de Bolduc, son retour du camp des Blues de St. Louis, l’an dernier, avait été long et pénible et il avait eu du mal à se mettre en marche en première moitié de saison.

« C’est ma deuxième année, je suis plus mature et j’ai appris à le gérer un peu mieux. Je pense que le meilleur est à venir et qu’on n’a pas encore joué le hockey qu’on peut. »

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