Tous les résultats
Publicité

En pleine guerre commerciale, ce n’est pas le moment de couper l’assurance-emploi, plaident les syndicats

Photo archives / Fotolia
Photo portrait de Sylvain Larocque

Sylvain Larocque

2025-10-09T12:17:08Z

Partager

Des syndicats et des groupes de défense des chômeurs déplorent l’expiration, le 11 octobre, d’une mesure d’élargissement de l’assurance-emploi.

«Avec la guerre commerciale qui fait rage, les centrales syndicales du Québec demandent au gouvernement Carney de ne pas se limiter à soutenir seulement les entreprises, mais aussi les travailleuses et les travailleurs dans les secteurs affectés», affirment Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Luc Beauregard, secrétaire trésorier de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), et Denis Bolduc, secrétaire général de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), dans un communiqué publié jeudi.

Selon les syndicats et les groupes de défense des chômeurs, l’expiration de cette mesure d’ajustement du taux de chômage réduira l’accès à l’assurance-emploi pour des travailleurs «qui en ont véritablement besoin».

En août, le taux de chômage a atteint son niveau le plus élevé depuis mai 2016, si l’on exclut la période de la pandémie. Il atteignait 6% au Québec et 7,1% dans l’ensemble du pays.

«En campagne électorale, Mark Carney avait conservé la position des libéraux des dernières années, promettant de renforcer le filet social et une assurance-emploi mieux adaptée aux réalités du travail. Or, non seulement n’y a-t-il pas de réforme du programme, mais son gouvernement recule sur la seule mesure qui permettait d’élargir l’accès à l’assurance-emploi dans un contexte d’insécurité économique provoquée par la guerre commerciale avec les États-Unis», déplorent Selma Lavoie et Milan Bernard, co-porte-paroles du Conseil national des chômeurs et chômeuses.

«Comme si ce n’était pas assez, la nouvelle mesure introduite ne s’applique qu’aux “travailleurs de longue date” et risque bien de laisser tomber ceux et celles avec des emplois précaires et vulnérables, comme les travailleurs saisonniers, les employés contractuels et à temps partiel, les jeunes et les nouveaux arrivants, de même que certains secteurs importants de l’économie», ajoutent-ils.

Publicité
Publicité