[EN PHOTOS] LPHF: Poulin, Desbiens et Stacey rivalisent avec Suzuki, Caufield et McDavid dans le cœur des enfants


Mylène Richard
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Les Nick Suzuki, Cole Caufield et Connor McDavid ont maintenant de la compétition quand les enfants choisissent de personnifier des hockeyeurs sur les patinoires ou dans les rues du Québec. Il y a maintenant des Marie-Philip Poulin, des Ann-Renée Desbiens et compagnie.
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«J’ai deux neveux et quand ils jouent au mini-hockey, ils disent: “moi je suis Poulin, toi tu es [Laura] Stacey et toi [Elaine] Chuli”», a raconté la semaine dernière la défenseure Catherine Daoust.
« Il y en a tout le temps un qui est moi. Et quand je joue avec eux, ils me disent qui je suis», a souligné celle qui occupe un double emploi d’ingénieure et de hockeyeuse professionnelle.
Daoust et ses coéquipières de l’équipe professionnelle de Montréal ont d’ailleurs récemment eu une autre preuve de leur influence auprès des jeunes partisans.

Pas juste la capitaine
Mardi dernier, les quelque 300 détenteurs d’abonnements de saison ont été invités à rencontrer les joueuses et membres du club à l’Auditorium de Verdun.
Au menu: patinage libre, visite du vestiaire, séances de photos et d’autographes, etc.
Daoust, qui a pris part aux 24 matchs de la formation montréalaise dans la LPHF cette saison, s’est prêtée au jeu avec plaisir.

Jumelée au groupe de Poulin, elle s’attendait à ce que tous les projecteurs soient braqués sur sa capitaine.
«Mais je ne pensais pas que nous [les autres joueuses] on aurait autant d’attention, a-t-elle dit. On se rend compte que tout le monde connaît pas mal les filles de l’équipe.»
«Il y a même des jeunes qui ont donné leur carte de hockey [mineur] à certaines filles et il y a une joueuse qui a demandé la signature d’un enfant», a relaté la numéro 4.
Elle a pu constater à quel point le hockey féminin a gagné en popularité quand 21 105 spectateurs, un record, ont assisté à une partie régulière au Centre Bell.

Fans de la première heure
Parmi les partisans de la première heure, il y avait de nombreuses personnes «plus âgées qui voient un peu leur rêve se réaliser aussi», comme l’a remarqué Daoust.
«[Elles] n’ont jamais eu l’opportunité de faire du sport, de jouer au hockey, d’avoir la vitrine qu’on a. Elles sont contentes de voir des femmes rayonner», a renchéri Desbiens.

Les joueuses prennent toujours le temps de signer des autographes après les parties à domicile, mais, mardi, elles ont pu échanger plus longtemps avec les amateurs qui ont été les premiers à croire en elles.
«C’est vraiment le fun de pouvoir les remercier et de leur montrer qu’on est reconnaissantes. C’est eux qui rendent notre expérience aussi extraordinaire. Sans eux, on ne pourrait pas vivre ça. On le dit souvent, mais on a vraiment les meilleurs partisans à Montréal», a mentionné Catherine Dubois.
«C’était un mardi soir et plein de gens se sont déplacés pour nous voir et parler avec nous. Je suis toujours un peu époustouflée», a poursuivi l’attaquante, impressionnée de rencontrer des fans qui vont la route d’aussi loin que Québec, sa ville natale.




