En mode séduction au Québec, Pierre Poilievre promet de protéger la langue française
De passage à Québec, le chef du PCC espère faire des gains dans la région
Raphaël Pirro et Jean-François Racine
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Pierre Poilievre s’engage à garder la tronçonneuse dans le cabanon pour tout ce qui touche au financement de la culture québécoise et à la protection de la langue française.
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En mode séduction au Québec, M. Poilievre a dévoilé mercredi les grandes lignes de sa philosophie pour la province lors d’un rassemblement dans la région de la Capitale-Nationale, où il espère faire des gains.

Le rassemblement conservateur a débuté avec une heure et demie de retard en raison de l’annonce du tarif sur l’industrie automobile par Donald Trump.
Après une allocution de sa conjointe, Anaida, «la petite fille de Pointe-aux-Trembles», le chef du PCC a livré un discours de près de 50 minutes dans lequel rien n’a été laissé au hasard pour plaire aux Québécois.

Pour faire patienter les militants, les haut-parleurs ont fait résonner une chanson de Bob Bissonnette, Mettre du tape su’ ma palette.

En français
Puis, avec une scène orientée vers le drapeau fleurdelisé, Pierre Poilievre a rapidement commencé par un long plaidoyer sur l’importance du français, sur Québec «la ville fondatrice de notre pays», sur la nation québécoise, ajoutant au passage une citation de René Lévesque et même la devise «Je me souviens».

«Chez la famille Poilievre, c’est le français. Ma femme est Montréalaise, mon père est un francophone de la Saskatchewan. On a donc pris la décision d’élever nos enfants en français. Mon garçon ne parle pas un mot d’anglais», a-t-il lancé dès le départ, dénonçant le refus de Mark Carney de débattre.
L’aspirant premier ministre s’est aussi permis une allusion à Maurice Richard et à Céline Dion, interrompu dans son envolée par son jeune fils de 3 ans, Cruz, assis aux premières loges.

«J’avais besoin de retrouver mes racines et je suis allé où se parle le meilleur français au monde, sans accent, au Saguenay!» a-t-il ajouté devant le «coach» et député Richard Martel.

Un 3e lien
Au niveau local, il ne financera pas la construction du tramway de Québec, mais privilégie le projet de troisième lien.
M. Poilievre a également promis un ministre dans la Capitale-Nationale et un gouverneur général bilingue.
Le chef du PCC s’engage aussi à ne pas sabrer les services en français de Radio-Canada à l’échelle du pays.
Sur le front de l’immigration, il prévoit accorder au Québec le droit de sélectionner les immigrants temporaires qui arrivent au pays dans le cadre du Programme de mobilité internationale, à l’exception des demandeurs d’asile et des travailleurs relevant d’accords internationaux.
Un changement
Il s’engage à «collaborer» avec Québec pour réduire «de moitié» le nombre de résidents temporaires, un virage dans la politique que les libéraux ont entamée en fin d’année dernière.
Enfin, il a pourfendu l’Initiative du siècle et son président, Mark Wiseman, qui militent en faveur d’une hausse importante des seuils d’immigration pour augmenter la taille de l’économie canadienne.
Avant de partir, Pierre Poilievre a terminé par une référence à Brian Mulroney, précisant notamment qu’il fallait se serrer les coudes et dire non à un quatrième mandat du PLC.
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