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En mission pour son grand ami parti trop vite: le quart-arrière du Campus Notre-Dame-de-Foy vivra de grandes émotions au Bol d’or

Comme quart-arrière, Thomas Leroux a brillé sur la scène collégiale cette saison, avec 17 passes de touché et seulement trois interceptions.
Comme quart-arrière, Thomas Leroux a brillé sur la scène collégiale cette saison, avec 17 passes de touché et seulement trois interceptions. Photo fournie par le CNDF / ROCH LAMBERT
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-11-14T20:30:00Z

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Quand le quart-arrière du Campus Notre-Dame-de-Foy, Thomas Leroux, sautera sur le terrain avec les siens au Bol d’or, vendredi soir, à Trois-Rivières, contre les Cougars de Lennoxville, il aura une chaleureuse pensée pour son grand ami qui devait à la base jouer à ses côtés, mais qui est décédé tragiquement en février 2023.

William Caron-Cabrera et le quart-arrière de deuxième année du Notre-Dame étaient inséparables depuis l’enfance.

William Caron-Cabrera et Thomas Leroux étaient inséparables dès leur jeune âge, sur le terrain de football comme ailleurs.
William Caron-Cabrera et Thomas Leroux étaient inséparables dès leur jeune âge, sur le terrain de football comme ailleurs. Photo fournie par THOMAS LEROUX

Ils ont d’abord joué ensemble avec les Vikings de Laval-Nord sur la scène civile, avant d’être coéquipiers pendant cinq ans au sein des Loups de l’école Curé-Antoine-Labelle et avec l'équipe du Québec.

Ils ont tout vécu ensemble, même loin des terrains de football, si bien qu’à l’hiver 2023, ils avaient choisi tous les deux de poursuivre leur carrière de football sur la scène collégiale ensemble à Saint-Augustin, au CNDF, en division 1.

En février de cette même année, leur rêve commun s’est heurté au tragique destin du jeune William, lorsqu’il est décédé dans son sommeil des suites d’un arrêt cardiaque soudain, à 17 ans seulement.

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«On a une affiche de lui dans le vestiaire et je pense à lui à chaque fois que je la regarde. Je suis en mission pour William», a confié Leroux après un entraînement du Notre-Dame, cette semaine.

Les deux grands amis ont joué ensemble sur l’équipe du Québec et Thomas Leroux porte désormais le numéro 18 au CNDF, en l’honneur de son coéquipier décédé.
Les deux grands amis ont joué ensemble sur l’équipe du Québec et Thomas Leroux porte désormais le numéro 18 au CNDF, en l’honneur de son coéquipier décédé. Photo fournie par THOMAS LEROUX

Avec l’équipe

Celui qui jouait à la position de maraudeur ne sera pas du grand duel que le Notre-Dame tente de remporter pour une première fois depuis 2016, mais, quelque part, il le vivra à travers son ami de toujours.

«Je pense à lui quand je retourne sur le banc, quand il y a des moments plus durs ou à l’inverse, de beaux moments. Après un touché ou quand la game est plus serrée, c’est certain que je pense à lui. On se suivait vraiment partout», a affirmé le quart-arrière, qui porte maintenant le 18 en son honneur, un numéro que tous ses coéquipiers affichent d’ailleurs derrière leur casque.

Une tradition familiale

Le Bol d’or qui opposera le Campus Notre-Dame-de-Foy à Lennoxville sera une véritable affaire de famille pour Thomas Leroux.
Le Bol d’or qui opposera le Campus Notre-Dame-de-Foy à Lennoxville sera une véritable affaire de famille pour Thomas Leroux. Photo fournie par THOMAS LEROUX

À défaut d’être sur le terrain avec William, Thomas Leroux pourra miser sur ses proches.

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Celui qui a lancé 17 passes de touché et accumulé 1737 verges cette saison en sera à sa première présence au Bol d’or comme joueur, mais ce grand rendez-vous annuel du football collégial et scolaire québécois a toujours fait partie de la tradition familiale.

«Mon grand-père et mon oncle sont deux passionnés de football et depuis que j’ai 6 ans, à chaque année je vais voir le Bol d’or avec eux. Je rêvais d’y aller comme joueur, mais ça n’a pas fonctionné au secondaire et j’allais quand même au Bol d’or pour voir les équipes. On se louait un hôtel et c’était vraiment de beaux moments en famille.

«Ils me suivent à chaque match, comme mes parents. Ça va vraiment être une affaire de famille en fin de semaine. Me semble que je regardais les joueurs quand j’étais jeune et je les trouvais gros et grands. Là, c’est rendu moi! C’est quand même spécial comme sentiment de faire partie de cet événement-là», a réfléchi le pivot du Notre-Dame, qui n’aura pas à chercher loin sa source de motivation.

 

Le Notre-Dame veut entrer dans l’histoire

Le porteur de ballon Paul Kamdem a bien paru cette saison pour le Notre-Dame avec 104 courses pour 466 verges et sept touchés.
Le porteur de ballon Paul Kamdem a bien paru cette saison pour le Notre-Dame avec 104 courses pour 466 verges et sept touchés. PHOTO ROCH LAMBERT / CNDF

Depuis le premier Bol d’or en 1978, seulement 10 équipes de niveau collégial en première division ont savouré le championnat tout en maintenant une fiche parfaite. C’est un exploit à la portée du Notre-Dame, face à Lennoxville.

Le CNDF s’amène à Trois-Rivières fort d’un dossier immaculé de neuf victoires sans aucune défaite, en incluant la victoire de 31 à 11 en demi-finale contre Vanier de la semaine dernière.

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Les derniers qui ont réalisé une saison parfaite en incluant la conquête du Bol sont, incidemment, les Cougars de Champlain-Lennoxville, en 2015.

«Chez nous, ce n’est jamais arrivé. C’est une belle occasion de faire l’histoire», a souligné l’entraîneur-chef du Notre-Dame, Marc-André Dion.

Un gros défi

De leur côté, les Cougars ont terminé la saison régulière au deuxième rang derrière le Notre-Dame, avec six victoires et deux revers, remportant ensuite leur demi-finale de justesse par 38 à 37 contre André-Grasset.

Leur porteur de ballon, Jerry Momo, a outrageusement dominé ses pairs par des gains au sol de 802 verges et neuf touchés. Ils misent aussi sur le receveur de passes le plus productif du circuit en Alexandre Lacombe (51 réceptions, 698 verges et 6 touchés).

«Leur porteur est le meilleur au Québec. On ne réussira pas à l’arrêter à 100%, mais il faut trouver des façons de le limiter. Il va falloir que notre attaque au sol fonctionne aussi pour laisser Momo sur le banc», a fait valoir Dion.

Du côté du Notre-Dame, le receveur Stivan Mihail Sotirov est extrêmement dangereux, avec une moyenne de 32,6 verges par réception et six touchés.

En plus de son unique conquête en 2016, le CNDF a été finaliste au Bol d’or en 2015 et en 2022.

«Je n’ai jamais vu une équipe comme cette année. Depuis des mois qu’on parle d’être confortable à être inconfortable et je mise sur un groupe de leaders qui pensent bien plus à l’équipe qu’à leur personne», a noté Dion.

 

LES MATCHS AU BOL D’OR

Collégial division 1 (vendredi 19h)

Notre-Dame du CNDF c. Cougars du Collège Champlain-Lennoxville

Collégial division 2 (samedi 13h)

Faucons du Cégep Lévis-Lauzon c. Lauréats du Cégep de Saint-Hyacinthe

Collégial division 3 (samedi 18h)

Gaillards du Cégep de Jonquière c. Griffons du Cégep de l’Outaouais

Juvénile division 1 (dimanche 13h)

Condors de l’Externat Saint-Jean-Eudes c. Loups de l’école Curé-Antoine-Labelle

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