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«Maintenant, c’est le temps de gagner» – Slafkovsky

Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-07-02T15:07:13Z
2024-07-02T15:49:25Z

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Le Canadien est sur la bonne voie. Pas suffisamment pour attirer des vétérans de renoms, mais assez pour donner envie à ses jeunes joyaux de demeurer au sein de l’équipe à long terme.

C’est ce qui a incité Juraj Slafkovsky à accepter l’entente de huit ans – le maximum permis par la convention collective – proposée par Kent Hughes.

Voyez le point de presse dans la vidéo ci-dessus.

«Je sens qu’on est en train de bâtir quelque chose de vraiment spécial. Je veux faire partie de ça le plus longtemps possible», a-t-il déclaré depuis sa Slovaquie natale, par le biais d’une visioconférence.

Tout comme l’avait indiqué le directeur général du Canadien la veille, les discussions n’ont pas traîné. Slafkvosky aurait pu faire comme Cole Caufield et patienter à la fin de son présent contrat.

Peut-être aurait-il pu toucher encore plus d’argent que les 60,8 M$ consentis par le Tricolore? Mais ça ne l’intéressait pas.

«L’important, c’était les huit ans. Ce n’était pas une question de faire plus d’argent. Je voulais simplement demeurer ici, a-t-il soutenu. Me placer dans cette situation [signer un gros contrat], c’est pour ça que j’ai travaillé toute ma vie. Maintenant, c’est le temps de gagner.»

Une confiance grandissante

Le gros attaquant sera donc sous contrat avec le Tricolore jusqu’à l’âge de 29 ans. Si Hughes a décidé d’aller de l’avant avec le tout premier choix du repêchage de 2022, c’est qu’il croit que l’éclosion à laquelle nous avons été témoins à compter de la période des fêtes est le début d’une longue et fructueuse ascension.

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À compter de ce moment, on a senti que le jeune homme avait beaucoup plus confiance en ses moyens, ce qui l’encourageait à décocher plus de tirs au but et à utiliser davantage son physique.

«Je crois encore plus en moi quand je vois que d’autres personnes me font confiance. Je sens que c’est comme ça depuis le premier jour que je suis arrivé à Montréal. Tout le monde veut m’aider à devenir meilleur, a raconté Slafkovsky. Maintenant, je veux redonner et performer pour leur montrer qu’ils ont pris la bonne décision.»

Le principal intéressé n’est pas sans savoir que toucher une si coquette somme vient avec une pression supplémentaire. Déjà qu’à Montréal, les joueurs ne sont pas en reste, s’il faut que ça commence à tourner carré, certains seront rapides sur la gâchette pour rappeler qu’il fait beaucoup d’argent.

«Oui, il y a de la pression parce que c’est plus d’argent, mais c’est impossible d’avoir huit années complètes avec seulement de bons matchs, a-t-il indiqué. Donc, tu dois rester concentré sur l’objectif. Et le nôtre est beaucoup plus grand que simplement marquer 30 buts par saison.»

Un œil sur Demidov

On comprend ici qu’il est question de succès d’équipe, d’aspirations aux grands honneurs et, ultimement, de Coupe Stanley. Avec les mises sous contrat à long terme de Nick Suzuki, de Cole Caufield et de Slafkovksy, de même qu’avec celle, imminente, de Kaiden Guhle, le Tricolore est en train de jeter de solides bases pour s’approcher de cet objectif.

Et si Ivan Demidov est aussi talentueux qu’on nous le promet, la formation montréalaise sera en voiture. D’ailleurs, Slafkovsky s’est dit excité par l’arrivée de l’attaquant russe, choix de premier tour du Canadien au dernier repêchage, dans l’organisation.

«J’ai vu des faits saillants de lui. C’est un autre bon joueur qui s’amène avec nous. Il sera plaisant à voir jouer, car c’est un bon fabricant de jeu. Il possède de bonnes mains, il est habile et il a plusieurs feintes dans son sac, a énuméré Slafkovsky. Je l’ai appelé. J’ai hâte de le rencontrer et de le voir sur la glace.»

Nous autres aussi.

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