Après un Face-à-Face haut en couleur, les cinq chefs prendront tour à tour la parole pour faire le bilan de leur expérience.
Ils doivent prendre la parole tour à tour pour un court point de presse et pour répondre aux questions des journalistes.
Paul St-Pierre-Plamondon
Le chef du Parti québécois a avoué être fier de sa performance.
Malgré quelques moments de collégialités avec ses homologues, il estime avoir été en mesure tout de même de se démarquer dans ses idées.
«Si mon adversaire est bon, ça ne me dérange pas de le dire», croit-il.
Il estime se distinguer sur la question de l’immigration, de la loi 101 et sur la loi 96.
Paul St-Pierre-Plamondon croit qu’il a été en mesure de prendre sa place dans le débat, malgré un début cacophonique. Il souligne toutefois que les idées se sont replacées vers la deuxième moitié du débat.
Le chef croit aussi qu’il a été en mesure de faire valoir l’idée de la souveraineté auprès d’un électorat plus jeune.
«C’est un projet d’avenir, ça va nous donner un rayonnement international.»
Il a toutefois nié une possibilité d’alliance avec Québec solidaire, malgré que certaines affinités ont pu être observées au cours du Face-à-Face.
Dominique Anglade

La chef du Parti libéral du Québec a aimé l'expérience du Face-à-Face 2022.
«J'ai parlé avec mon coeur. J'ai expliqué pourquoi il y a une autre voie possible que celle de François Legault», dit-elle.
Dominique Anglade a été questionnée à savoir si elle peut demeurer l'alternative à François Legault.
«J'aspire à être première ministre. Ce soir, en parlant de nos idées, ce que les Québécois ont découvert, c'est une véritable alternative à François Legault», a-t-elle soulevé.
Mme Anglade croit qu'elle a été en mesure de bien critiquer le bilan du premier ministre sortant.
Elle a également rappelé que François Legault a trop divisé les Québécois dans les dernières années.
Éric Duhaime

Le chef du PCQ a débuté son point de presse en affirmant être très heureux de sa performance.
Comme première question, il a de nouveau dû répondre à la question des valeurs nécessaires pour les immigrants qui arrivent au Québec.
Il a aussi dû répondre à nouveau sur la gestion de ses finances personnelles, notamment sur la manière dont il serait capable de gérer les finances de l’État.
«Jai déjà dit tout ce que j’avais à dire là-dessus. J’en prends l’entière responsabilité, et je le répète pour la 7e journée de suite», a-t-il affirmé.
Il a aussi expliqué que son parti reconnait l’existence des changements climatiques.
«Quand on parle de l’exploitation des gaz au Québec, on dit que ça peut avoir des impacts sur l’espace planétaire. La pollution ne s’arrête pas aux frontières.»
Il est aussi revenu sur la gestion de la pandémie.
«On ne changera pas d’idée, il y a encore plusieurs choses à dire là-dessus.»
François Legault

Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault, a profité de la mêlée de presse qui a suivi le Face-à-Face pour réitérer ses attaques envers le porte-parole de Québec solidaire (QS) Gabriel Nadeau-Dubois.
«Le premier des sujets qui étaient importants pour moi, c’était de démontrer que le plan de Gabriel Nadeau-Dubois n’était pas réaliste de réduire de 55% les GES d’ici 2030», a-t-il déclaré.
François Legault a répété à plusieurs reprises que la pénurie de travailleurs de la construction était un obstacle majeur à de nombreuses propositions de Québec solidaire.
Questionné sur l’absence de sa combativité lors du débat, il a répondu que «ce n’était pas simple comme débat».
«Je pense que quand même j’essayais d’être respectueux. Un débat à cinq ce n’est pas évident [...] quand il y avait des débats un contre un et qu’ils parlaient contre moi les deux, je ne pouvais pas intervenir», a-t-il expliqué.
Le premier ministre sortant s’est aussi justifié sur sa position au sujet de l’immigration.
«Ce que j’ai essayé de faire ce soir, c’est de dire clairement: distinguons deux sujets. L’immigration, les Québécois sont accueillants, c’est une richesse, moi j’aime ça voir des nouveaux arrivants qui s’intègrent à notre nation et qui apprennent notre langue. D’un autre côté, on a capacité d’intégration qui est limitée, il y a un déclin du français actuellement», a-t-il souligné.
Gabriel Nadeau-Dubois

Le co-porte-parole de Québec solidaire a bien aimé débattre au Face-à-Face 2022.
Selon lui, il a accompli ses deux objectifs, soit de parler d’environnement, et d’avoir fait la démonstration que l’alternative à la CAQ et François Legault, c’est Québec solidaire.
«On n’est pas condamné au statu quo. On n’est pas condamné à continuer comme avant. C’est possible de changer des choses au Québec», a-t-il souligné.
C’était la première fois que Gabriel Nadeau-Dubois participait au Face-à-Face de TVA, et il en a profité pour expliquer sa vision de la société.
«Québec solidaire, c’est la vision de l’avenir. Maintenant, c’est aux Québécois.es de parler», explique-t-il.
Le co-porte-parole de la formation affirme que le mot préféré du premier ministre sortant est «impossible».
«C’est toujours trop dur pour François Legault», a voulu exprimer Nadeau-Dubois.
Il est revenu sur le thème du racisme systémique, puisqu’il a été questionné sur ce sujet pendant un échange.
«C’est normal, dans la vie, de citer le titre des livres. Le plus important, c’est de combattre le racisme systémique au Québec», dit-il.
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