Tous les résultats
Publicité

Comme Carney, Legault refuse de se mettre «à genoux» face à Donald Trump

Photo portrait de Marc-André Gagnon

Marc-André Gagnon

2026-01-21T16:50:31Z
2026-01-21T18:00:00Z

Partager

Comme Mark Carney, François Legault invite à se tenir debout devant les menaces de Donald Trump. Dans ce contexte, le chef caquiste démissionnaire juge que son parti demeure une meilleure option que le PQ ou le PLQ pour défendre le Québec.

• À lire aussi: «Le Canada existe grâce aux États-Unis», lance Donald Trump à Mark Carney

«On ne peut pas rester inactifs face à ce que dit M. Trump. On ne peut pas dire: "Je me mets à genoux devant M. Trump"... Il faut agir», a déclaré le premier ministre du Québec, mercredi, lors d’un tout premier point de presse depuis l'annonce de son départ de la vie politique.

«Ça veut dire quoi agir? Bien tabler sur nos forces», a continué M. Legault, en faisant référence à Hydro-Québec, à nos minéraux critiques et aux secteurs de l’aluminium, de l’aéronautique, du maritime et du numérique.

Le premier ministre François Legault a donné mercredi un premier point de presse depuis l'annonce de son départ de la vie politique, la semaine dernière.
Le premier ministre François Legault a donné mercredi un premier point de presse depuis l'annonce de son départ de la vie politique, la semaine dernière. Photo Marc-André Gagnon

Comme plusieurs, François Legault a salué le «bon discours» prononcé la veille par son homologue du Canada devant les plus grands leaders de planète, qui sont réunis à Davos pour le Forum économique mondial.

Publicité
Les Américains ne sont plus un allié

Sans accorder une note parfaite au premier ministre Carney, M. Legault a souligné que plusieurs éléments de son discours rejoignent ce qu’il martèle face aux menaces répétées du président des États-Unis.

«Ce que dit M. Carney, c’est aussi ce que je dis depuis longtemps : le monde a changé, a résumé M. Legault. Il faut redessiner notre économie, il faut diversifier nos marchés. Il faut prendre acte du fait qu’on ne peut pas dire qu’on a un allié au Sud...»

Faute de pouvoir compter sur les Américains comme par le passé, le Québec doit se rabattre sur d’autres partenaires, dans le reste du Canada, en Europe, en Asie et en Amérique du Sud, a-t-il mentionné.

Ce devrait être l’une des grandes priorités de celui ou celle qui lui succédera aux commandes de la CAQ, croit M. Legault.

Ne pas se mettre à genoux

Même si plusieurs élus caquistes ont décidé, comme lui, de ne pas solliciter un nouveau mandat cette année, François Legault considère que «c’est la CAQ qui est la mieux placée» pour défendre le Québec face aux menaces de l’administration Trump et freiner le déclin du français.

À un peu plus de six mois des prochaines élections, il invite les Québécois à comparer ce qui reste de son équipe à celles de ses adversaires du Parti Québécois et du Parti libéral du Québec.

«Soyons clairs, ce que propose le PQ, ce n’est sûrement pas idéal pour être capable de limiter l’incertitude économique qui amène une pause sur les investissements des entreprises», a dit M. Legault, en faisant référence à la souveraineté.

Du côté du PLQ, le chef caquiste a souligné qu’aucun député libéral actuel n’osait se présenter à la chefferie. «Je ne pense pas que le Parti libéral soit un bon parti pour défendre le français à Montréal actuellement», considère également M. Legault

Vous avez un scoop à nous transmettre?

Vous avez des informations à nous communiquer à propos de cette histoire?

Écrivez-nous à l'adresse ou appelez-nous directement au 1 800-63SCOOP.

Publicité
Publicité