22e jour de la guerre au Moyen-Orient: Donald Trump menace d’anéantir les centrales électriques de l’Iran si Ormuz n’est pas rouvert d’ici 48 heures
AFP
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Donald Trump a exigé samedi soir de l’Iran qu’il rouvre le détroit d’Ormuz dans les 48 heures ou la République islamique fera face à des frappes visant ses infrastructures énergétiques, Téhéran de son côté ayant lancé l’attaque la plus destructrice contre Israël depuis le début de la guerre.
« Si l’Iran ne rouvre pas totalement, sans aucune menace, le détroit d’Ormuz dans les 48 heures à compter de cet instant précis, les États-Unis d’Amérique frapperont et anéantiront ses différentes centrales électriques, en commençant par la plus grande », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
L’armée iranienne a aussitôt répliqué qu’elle visera les infrastructures énergétiques et de dessalement dans la région.
La menace américaine intervient alors que deux missiles iraniens se sont abattus samedi soir sur deux villes du sud d’Israël, dont l’un près d’un centre de recherche nucléaire, faisant plus d’une centaine de blessés et de lourds dégâts matériels.
La double attaque de samedi soir, si elle n’est pas la plus meurtrière, est cependant la plus spectaculaire par l’ampleur des dégâts causés.
Au moins 88 personnes ont été blessées, dont dix grièvement, dans la frappe de missile iranien sur la ville d’Arad, selon un nouveau bilan provisoire des secours.
Voici les derniers développements.
06h40
400 missiles tirés par l'Iran sur Israël qui affirme en avoir intercepté 92%
L'Iran a tiré vers Israël plus de 400 missiles balistiques depuis le début de la guerre israélo-américaine contre ce pays, dont 92% ont été interceptés, a affirmé dimanche un porte-parole de l'armée israélienne.
Depuis le 28 février, «l'Iran a tiré plus de 400 missiles balistiques» sur Israël, a indiqué Nadav Shoshani. «Nous avons obtenu d'excellents taux d'interception, approximativement 92% de réussite», pour «quatre sites d'impact direct», a-t-il ajouté.
06h20
Ultimatum de Trump à l'Iran, qui menace en retour de frapper des infrastructures clés
Téhéran a menacé dimanche de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, en réponse à un ultimatum du président américain Donald Trump le sommant de rouvrir le détroit d'Ormuz, après trois semaines d'une guerre sans relâche.
Tôt dimanche matin, des explosions ont été entendues à Jérusalem par des journalistes de l'AFP, au lendemain de deux attaques iraniennes particulièrement destructrices ayant fait plus d'une centaine de blessés dans le sud du pays, y compris à Dimona, coeur du nucléaire israélien.
23h00
Voici ce qu’il faut retenir de la journée de samedi:
- Donald Trump menace d’anéantir les centrales électriques de l’Iran si Ormuz n’est pas rouvert d’ici 48 heures
- Une source officielle britannique confirme à l’AFP que l’Iran a tenté de frapper «sans succès» la base de Diego Garcia
- Les États-Unis et Israël frappent le site nucléaire iranien de Natanz
- Benyamin Nétanyahou promet de «continuer à frapper» l’Iran après une «soirée très difficile» pour Israël
- L’armée israélienne dit mener des frappes «au cœur de Téhéran»
- Frappe sur le sud d’Israël : 59 blessés évacués vers des hôpitaux
- L’Iran se dit prêt à aider les navires japonais à traverser le détroit d’Ormuz
22h25
Arabie saoudite: trois missiles balistiques ont visé la région de Riyad
Trois missiles balistiques ont visé la région de Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, a annoncé dimanche le ministère saoudien de la Défense au 23e jour de la guerre au Moyen-Orient.
«Le tir de trois missiles balistiques en direction de la région de Riyad a été détecté. Un missile a été intercepté, tandis que les deux autres sont tombés dans une zone inhabitée», a écrit sur X le ministère, qui a également indiqué que cinq drones avaient été interceptés au-dessus du pays depuis dimanche minuit.
21h15
Menaces de Trump: l’armée iranienne répond qu’elle visera les infrastructures énergétiques et de dessalement dans la région
L’armée iranienne a annoncé dimanche qu’elle viserait les infrastructures énergétiques et les usines de dessalement d’eau dans la région si Donald Trump mettait à exécution ses menaces de détruire les centrales thermiques iraniennes.
«Si l’infrastructure pétrolière et énergétique de l’Iran est attaquée par l’ennemi, toutes les infrastructures énergétiques, de technologie de l’information et de dessalement d’eau appartenant aux États-Unis et au régime de la région seront visées», a déclaré le porte-parole de le commandement opérationnel de l’armée, Khatam al-Anbiya, dans un communiqué publié par l’agence Fars. Il n’a pas précisé à quel «régime» il faisait référence.
Plus tôt, Donald Trump avait donné à l’Iran 48 heures pour ouvrir le détroit d’Ormuz au trafic maritime sous peine de détruire les centrales électriques iraniennes.
20h55
L’armée israélienne dit mener des frappes «au cœur de Téhéran»
L’armée israélienne a dit dimanche mener des frappes dans le centre de Téhéran, au lendemain de deux attaques iraniennes destructrices dans le sud d’Israël.
L’armée «est actuellement en train de mener des frappes sur le régime terroriste iranien au cœur de Téhéran», a-t-elle déclaré dans un court communiqué.
19h45
Trump menace d’anéantir les centrales électriques de l’Iran si Ormuz n’est pas rouvert d’ici 48 heures
Donald Trump a lancé samedi soir un ultimatum à l’Iran : les États-Unis anéantiront les centrales électriques de l’Iran si la République islamique ne rouvre pas le détroit d’Ormuz au trafic maritime dans les 48 heures, a-t-il affirmé dans un message sur sa plateforme Truth Social.

«Si l’Iran ne rouvre pas TOTALEMENT, SANS AUCUNE MENACE, le détroit d’Ormuz dans les 48 HEURES à compter de cet instant précis, les États-Unis d’Amérique frapperont et anéantiront ses différentes CENTRALES ÉLECTRIQUES, EN COMMENÇANT PAR LA PLUS GRANDE !», a écrit le président américain.
18h00
Benyamin Nétanyahou promet de «continuer à frapper» l’Iran après une «soirée très difficile» pour Israël
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a promis samedi soir qu’Israël «continuerait à frapper» l’Iran «sur tous les fronts», après des frappes de missiles iraniens sur deux villes du sud du pays qui ont fait une centaine de blessés.
«C’est une soirée très difficile dans la bataille pour notre futur», a déclaré M. Nétanyahou, selon un communiqué transmis par ses services. «Nous sommes déterminés à continuer de frapper nos ennemis sur tous les fronts», a-t-il affirmé.
17h40
Frappe sur le sud d’Israël: 59 blessés évacués vers des hôpitaux
Au moins 59 personnes ont été blessées, dont six grièvement, samedi soir dans la frappe de missile iranien sur la ville d’Arad dans le sud d’Israël, selon un nouveau bilan provisoire des secours.
«Les secouristes et médecins du Magen David Adom (MDA) prodiguent des soins et transportent 59 patients vers les hôpitaux à bord de dizaines d’ambulances, d’unités mobiles de soins intensifs du MDA, d’hélicoptères du MDA et de l’armée de l’Air», a indiqué cet organisme de secours, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge.
Six de ces blessés sont «dans un état grave, 13 dans un état modéré et 40 sont touchés plus légèrement. Les équipes du MDA poursuivent les recherches afin de localiser d’autres victimes» dans les décombres et immeubles, selon cette source.
17h10
De nombreux dégâts dans une ville du sud d’Israël après un «impact direct» de missile
Un «impact direct» de missile samedi soir sur la ville d’Arad, dans le sud d’Israël, a fait de nombreux dégâts et des blessés, ont annoncé les secours, après une alerte de l’armée sur une attaque imminente de missile provenant d’Iran.
«Suite aux premiers rapports faisant état d’une frappe sur la ville d’Arad, le missile a touché le centre-ville et plusieurs immeubles d’habitation», affirment les pompiers pour la région sud du pays dans un communiqué.
«Trois bâtiments ont été directement frappés et de graves dégâts structurels sont signalés. Un incendie s’est déclaré à l’étage de l’une des structures (...). Des victimes ont été signalées», ont-ils ajouté.
16h38
L'Arabie saoudite ordonne le départ de l'attaché militaire iranien
L'Arabie saoudite a ordonné samedi à un diplomate iranien et à trois membres de son équipe de quitter le pays, alors que le pays est visé, comme les autres monarchies du Golfe, par des frappes de l'Iran en représailles aux attaques israélo-américaines.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a fustigé «les attaques iraniennes répétées» et annoncé avoir «pris la décision de déclarer persona non grata l'attaché militaire de l'ambassade de la République islamique d'Iran, ainsi que trois membres de la mission militaire de l'ambassade».
16h35
Une trentaine de blessés après un nouveau tir de missile iranien sur le sud d’Israël
Une trentaine de personnes ont été blessées samedi soir après un nouveau tir de missile iranien sur le sud d’Israël, ont annoncé les secours israéliens.
Après un premier missile sur Dimona, ville abritant un centre stratégique de recherche nucléaire dans le désert du Néguev, un autre missile s’est abattu sur la ville d’Arad, à environ 25 km au nord-est, selon la police, qui a fait état de chute de projectile.
Une trentaine de personnes ont été blessées, selon un premier bilan des secours, alors que de premières images des médias locaux montraient des destructions très sévères dans une zone résidentielle d’Arad.
16h30
L'AIEA appelle à la «retenue militaire maximale» après une frappe sur une ville israélienne abritant un centre de recherche nucléaire
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé samedi «à la retenue militaire maximale» après qu'Israël a annoncé qu'un missile iranien avait frappé la ville de Dimona (sud), qui abrite une installation dédiée à la recherche nucléaire.
«L'AIEA (...) n'a reçu aucun signe sur d'éventuels dommages au centre de recherche nucléaire du Néguev », a indiqué l'agence onusienne dans un message publié sur X.
«Les informations provenant d'États de la région indiquent qu'aucun niveau anormal de radiation n'a été détecté», a-t-elle ajouté.
15h06
Le G7 demande à l'Iran «la fin immédiate et sans conditions» de ses attaques «injustifiables»
Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 ont demandé samedi à l'Iran « la fin immédiate et sans condition » de ses attaques « injustifiables » contre les pays du Moyen-Orient.
« Nous appelons à la fin immédiate et sans condition de toutes les attaques menées par le régime iranien », selon un communiqué des ministres des Affaires étrangères du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, ainsi que la haute représentante de l'UE).
15h02
39 blessés dans une frapppe iranienne sur une ville du sud d'Israël abritant un centre de recherche nucléaire
Une trentaine de personnes ont été blessées samedi soir par un tir de missile iranien sur une ville du sud d'Israël abritant un centre de recherche nucléaire, selon un nouveau bilan des services de secours israéliens.
Après avoir fait état d'une vingtaine de blessés, les équipes du Magen David Adom (MDA - équivalent israélien de la Croix-Rouge) ont indiqué avoir pris en charge 39 personnes, dont un enfant d'environ dix ans touché par des shrapnels et dans un état grave.
Les télévisions israéliennes ont montré des images d'un immeuble à la façade en grande partie détruite, trouée et grêlée d'éclats, dans une zone urbaine.
15h01
Les frappes sur la ville israélienne de Dimona sont une « réponse» à l’attaque «ennemie» contre le site nucléaire iranien de Natanz, indique la télévision d'État
Le tir samedi d'un missile sur la ville israélienne de Dimona, qui abrite un centre de recherche nucléaire, constitue une «réponse» à la frappe contre le site nucléaire iranien de Natanz, a affirmé la télévision d'État iranienne.
L'Organisation iranienne de l'énergie atomique avait indiqué plus tôt que le complexe d'enrichissement de combustible de Natanz avait été pris pour cible dans la matinée, en précisant qu'«aucune fuite de matières radioactives n'avait été signalée» dans la zone.
14h25
L'armée israélienne confirme un «impact direct de missile» iranien sur une ville abritant une installation nucléaire
L'armée israélienne a confirmé samedi soir à l'AFP «un impact direct de missile» iranien sur un bâtiment de la ville de Dimona, abritant une installation dédiée à la recherche nucléaire, dans le sud d'Israël.
Contactée après la diffusion sur les réseaux sociaux d'images en ligne montrant une boule de feu s'écraser au sol, l'armée a indiqué qu'il s'agissait d'un «impact direct de missile sur un bâtiment».
Une vingtaine de personnes ont été blessées samedi après un ou plusieurs tirs de missiles iraniens sur la région de Dimona, ont annoncé les services de secours israéliens.
11h40
L'Iran se dit prêt à aider les navires japonais à traverser le détroit d'Ormuz
L’Iran est disposé à aider les navires japonais à emprunter le détroit d'Ormuz, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à l’agence Kyodo News dans une entrevue publiée samedi.
Le Japon dépend des importations de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient, dont la majeure partie transite par le détroit d’Ormuz, une voie commerciale cruciale pour l’approvisionnement mondial en carburant.
11h20
L'Iran a ciblé «sans succès» une base américano-britannique dans l'océan Indien
L'Iran a tenté de frapper « sans succès » vendredi la base américano-britannique de Diego Garcia, située en plein milieu de l'océan Indien, à 4000 kilomètres de son territoire, a confirmé une source officielle britannique samedi à l'AFP.
Selon elle, cette tentative infructueuse a eu lieu avant que le gouvernement britannique annonce vendredi soir que les États-Unis étaient autorisés à utiliser certaines de ses bases pour frapper des sites iraniens servant à attaquer des navires dans le détroit d'Ormuz, dans le cadre d'«opérations défensives» déjà annoncées.
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11h00
Dubaï: un hôpital iranien fermé par les autorités, selon des employés
Les Émirats arabes unis ont ordonné la fermeture d'un hôpital iranien à Dubaï, ont indiqué trois de ses employés à l'AFP, alors que les pays du Golfe sont régulièrement visés par des frappes de l'Iran, en représailles à l'offensive américano-israélienne.
Les monarchies du Golfe sont attaquées de façon quasi-quotidienne depuis le début de la guerre le 28 février. Les Émirats à eux seuls ont été visés par plus de 2000 tirs, pour la plupart interceptés.
En conséquence, Abou Dhabi a rappelé son ambassadeur en Iran, et plusieurs entités liées au pouvoir iranien ont été fermées.
10h30
Les risques liés à la guerre au Moyen-Orient deviennent imprévisibles, s'inquiète un ministre suisse
Les risques liés à la guerre au Moyen-Orient deviennent imprévisibles concernant sa durée et son résultat, estime le ministre suisse des Affaires étrangères Ignazio Cassis dans un entretien publié samedi.
«Si le but était de tout résoudre par une opération du style Venezuela, cela n’a pas été atteint», déclare-t-il au journal Le Temps.
Lisez les détails en cliquant ici
09h26
Des explosions entendues dans la capitale de Bahreïn
Plusieurs explosions ont été entendues jeudi dans la capitale de Bahreïn, Manama, selon un journaliste de l'AFP, au moment où l'Iran intensifie sa campagne contre les pays du Golfe.
Deux missiles ont été vus être interceptés dans le ciel et plusieurs détonations ont secoué la ville après le déclenchement des sirènes d'alerte.
Téhéran vise Bahreïn et d'autres pays voisins dans des frappes de représailles depuis les attaques américano-israéliennes contre l'Iran lancées le 28 février.
09h24
Moscou condamne les frappes «irresponsables» sur le site nucléaire de Natanz
La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a jugé samedi «irresponsables» les frappes américaines et israéliennes sur le site nucléaire de Natanz en Iran, rapportées par Téhéran.
«La communauté internationale - y compris les dirigeants de l'ONU et de l'AIEA - a le devoir de fournir immédiatement une évaluation objective et sans concession de ces actions irresponsables, qui font peser des risques réels de catastrophe à l'échelle de tout le Moyen-Orient et qui visent manifestement à saper davantage la paix, la stabilité et la sécurité dans la région», a-t-elle affirmé, dans un communiqué publié sur Telegram.
09h22
L'armée américaine affirme avoir «réduit» la menace iranienne sur le détroit d'Ormuz
09h21
Une vingtaine de pays se disent «prêts à contribuer aux efforts» nécessaires pour la réouverture du détroit d'Ormuz
Une vingtaine de pays, dont les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni, la France, le Canada et le Japon, se sont dits samedi «prêts à contribuer aux efforts» nécessaires à la réouverture du détroit d'Ormuz, bloqué de facto par l'Iran depuis le début de la guerre.
Dans un communiqué commun, ces pays, principalement européens, ont également condamné les récentes attaques iraniennes ayant visé des navires et des infrastructures pétrolières et de gaz, demandant un «moratoire immédiat et global sur les attaques d'infrastructures civiles».
08h44
Une source officielle britannique confirme à l'AFP que l'Iran a tenté de frapper «sans succès» la base de Diego Garcia
L'Iran a tenté de frapper «sans succès» vendredi la base américano-britannique de Diego Garcia, située dans l'océan Indien, a confirmé une source officielle britannique samedi à l'AFP.
Selon cette source, cette tentative infructueuse a eu lieu avant que le gouvernement britannique annonce vendredi qu'il autoriserait les États-Unis à utiliser certaines de ses bases pour frapper des sites iraniens servant à attaquer des navires dans le détroit d'Ormuz.
Le Wall Street Journal avait rapporté que l'Iran a tiré deux missiles balistiques vers la base, mais qu'aucun des deux n'a touché sa cible, l'un ayant connu une défaillance en vol, et l'autre ayant été intercepté, selon des responsables américains.
06h50
L'AIEA appelle à la «retenue militaire» après l'annonce par l'Iran d'une attaque contre le site de Natanz
Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a réitéré «son appel à la retenue militaire afin d'éviter tout risque d'accident nucléaire», a indiqué samedi l'agence onusienne sur X, après une frappe en Iran.

«L'AIEA a été informée par l'Iran que le site nucléaire de Natanz a(vait) été attaqué aujourd'hui. Aucune augmentation des niveaux de radiation à l'extérieur du site n'a été signalée», a-t-elle ajouté.
06h30
Israël prévient que l'intensité des frappes en Iran va «augmenter considérablement»
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a prévenu samedi que «l'intensité des frappes» israélo-américaines sur l'Iran allait «augmenter considérablement» dans les prochains jours, selon un communiqué.
Dès dimanche, «l'intensité des frappes qui seront menées par les forces israéliennes et l'armée américaine contre le régime de terreur iranien et les infrastructures sur lesquelles il s'appuie augmentera considérablement», a affirmé M. Katz, lors d'une réunion d'évaluation de situation.
«La campagne, dirigée par le président américain Donald Trump et le premier ministre (israélien) Benjamin Netanyahu, se poursuivra (...) Nous ne nous arrêterons pas tant que tous les objectifs de la guerre n'auront pas été atteints», a ajouté M. Katz.
05h30
Les États-Unis et Israël frappent le site nucléaire iranien de Natanz
Les États-Unis et Israël ont mené samedi des frappes contre le complexe nucléaire iranien de Natanz, situé dans le centre du pays, selon un communiqué de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique diffusé par l'agence de presse Tasnim.
«Suite aux attaques criminelles perpétrées par les États-Unis et le régime sioniste usurpateur contre notre pays, le complexe d'enrichissement de Natanz a été ciblé ce matin», a déclaré l'organisation iranienne. Elle a ajouté qu'«aucune fuite de matières radioactives n'a été signalée» dans la zone.
05h08
Attaque de drone contre les services du Renseignement à Bagdad
Une attaque de drone a ciblé samedi matin les services du renseignement irakien dans un quartier résidentiel du centre de Bagdad, a annoncé un haut responsable sécuritaire en pleine guerre au Moyen-Orient.
Aux alentours de 10H00 du matin (07H00 GMT) dans la capitale irakienne, «un drone a ciblé le quartier général du Service national irakien du renseignement dans le quartier de Mansour» a indiqué dans un communiqué laconique le général Saad Maan, qui dirige la cellule média des forces de sécurité irakiennes.
Un responsable de sécurité irakien s'exprimant sous anonymat avait auparavant indiqué à l'AFP que l'attaque -en pleines festivités de l'Aïd el-Fitr qui marque la fin du ramadan- avait visé «le bâtiment des télécommunications» du renseignement national, qui coopère avec les conseillers militaires américains engagés en Irak dans la lutte antijihadiste.
Un second drone, qui filmait l'opération, est lui tombé sur les terrains d'un club sportif très prisé de la bourgeoisie irakienne et des diplomates, selon cette source.
Depuis le 28 février et l'attaque israélo-américaine contre l'Iran, l'Irak a été aspiré dans un conflit qu'il voulait éviter à tout prix.

Des groupes irakiens pro-iraniens revendiquent quotidiennement des attaques contre des militaires américains ou des sites pétroliers, tandis que ces factions armées sont visées par des frappes imputées aux États-Unis ou à Israël.
Tard vendredi soir, un combattant du Hachd al-Chaabi a été tué. Cette alliance d'ex-paramilitaires, qui englobe aussi des groupes armés pro-Iran, en a attribué la responsabilité à une «frappe sioniste-américaine».
Ce bombardement a touché la base aérienne militaire de Hlewa dans la région de Touz Khormatou, au sud de Kirkouk, selon un communiqué du Hachd, coalition intégrée aux forces régulières de l'État irakien.
Le Pentagone a reconnu jeudi pour la première fois recourir à des hélicoptères de combat pour frapper des groupes armés pro-iraniens en Irak.
En parallèle, dans la nuit de vendredi à samedi, au moins trois attaques de drones ont visé un centre diplomatique et logistique américain qui accueille des militaires à l'aéroport international de Bagdad, d'après deux responsables de sécurité.
L'un d'eux a fait état d'un incendie près de cette base après la troisième attaque.
03h50
L'Iran met en garde les Émirats contre toute attaque contre des îles disputées
L'armée iranienne a averti samedi qu'elle prendrait pour cible les Émirats arabes unis s'ils autorisaient des attaques contre des îles du Golfe contrôlées par l'Iran, mais revendiquées par Abou Dhabi.
«Nous prévenons les Émirats arabes unis que si de nouvelles agressions sont lancées depuis leur territoire contre les îles iraniennes d'Abou Moussa et de Grande Tumb dans le golfe, les puissantes forces armées iraniennes soumettront Ras el-Khaïmah, aux Émirats, à de violentes frappes», a déclaré le centre de commandement interarmées iranien, Khatam al-Anbiya, dans un communiqué relayé par l'agence de presse Tasnim.
Les îlots d'Abou Moussa et de Grande et Petite Tumb, situées dans le Golfe près de l'entrée du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, sont depuis longtemps une source de tensions entre l'Iran et les Émirats arabes unis.
L'Iran accuse ses voisins du Golfe de permettre aux forces américaines de mener des attaques contre lui depuis leurs territoires. Depuis le début de la guerre le 28 février, il a lancé de nombreuses frappes de missiles et de drones visant selon lui, les intérêts américains dans ces pays.
Les Etats du Golfe ont nié à plusieurs reprises ces allégations, affirmant même avant la guerre qu'ils n'autoriseraient pas l'utilisation de leurs territoires ou de leurs espaces aériens pour attaquer l'Iran.
02h45
L'armée israélienne dit frapper le Hezbollah à Beyrouth
L'armée israélienne a annoncé avoir lancé samedi matin des frappes sur Beyrouth, affirmant viser le mouvement Hezbollah, soutenu par l'Iran, tandis que les médias d'État libanais ont fait état de frappes dans le sud du pays.
Les forces armées israéliennes «frappent actuellement des cibles de l'organisation terroriste Hezbollah à Beyrouth», ont-elles indiqué dans un bref communiqué.
Auparavant, un porte-parole de l'armée avait enjoint les habitants de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer avant le lancement de frappes.
L'Agence nationale d'information (Ani, officielle) a rapporté des frappes sur deux quartiers de la région, sans préciser immédiatement les cibles visées ni s'il y avait des victimes.
Le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah a lancé le 2 mars une attaque contre Israël, disant vouloir «venger» la mort de l'ayatollah Ali Khamenei en Iran. Israël a riposté en lançant depuis une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban et d'incursions au sol dans une zone tampon le long de la frontière.

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées samedi à l'aube dans une «lourde frappe» israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, a annoncé l'Ani.
L'agence nationale a également fait état de nouvelles frappes sur la ville côtière de Tyr, dans le sud du pays, et sur la ville de Naqoura, à proximité de la frontière avec Israël.
Le Hezbollah a affirmé que ses combattants ont ciblé des troupes israéliennes dans six villages du sud du Liban et lancé des roquettes au-delà de la frontière. L'armée israélienne a indiqué que les sirènes aériennes ont été activées.
Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit a tué plus de 1.000 personnes au Liban et déplacé plus d'un million de personnes.
L'ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, a salué vendredi la proposition du président libanais Joseph Aoun d'entamer des négociations directes avec Israël pour mettre fin à la guerre avec le Hezbollah «car aucun accord ne peut être trouvé sans dialogue», a-t-il déclaré à des médias libanais, à l'issue d'une rencontre avec le patriarche maronite Béchara al-Raï à Beyrouth.
Mais ne croyant pas «qu'Israël ait décidé de mettre fin» aux combats, il a ajouté que «le Liban doit décider s'il doit rencontrer les Israéliens dans ces circonstances».
01h00
Cinq pays arabes condamnent les frappes israéliennes en Syrie
L'Arabie saoudite a condamné samedi les frappes israéliennes menées dans le sud de la Syrie, à l'instar de l'Égypte, du Qatar, de la Jordanie et du Koweït.
«Le ministère des Affaires étrangères exprime la condamnation la plus ferme du Royaume d'Arabie saoudite contre l'agression israélienne flagrante visant des infrastructures militaires dans le sud de la République arabe syrienne, en violation flagrante du droit international et de la souveraineté syrienne», a écrit le ministère saoudien dans un communiqué.
L'Égypte, le Qatar, la Jordanie et le Koweït se sont joints à cette condamnation, insistant sur la nécessité de garantir la souveraineté de la Syrie et sur le rôle de la communauté internationale pour empêcher ce type d'attaques.

L'armée israélienne, évoquant une «riposte» à des attaques contre la population druze, a dit avoir visé dans la nuit de jeudi à vendredi des «infrastructures du régime syrien», à savoir un quartier général et «des armes dans des camps militaires du régime syrien» dans le sud de son pays voisin.
La Syrie a dénoncé une «nouvelle agression, sous des prétextes trompeurs et des arguments inventés de toutes pièces», ainsi que «la politique d'escalade de l'occupant israélien et sa politique d'ingérence dans les affaires nationales».
Le ministère égyptien des Affaires étrangères a pressé le Conseil de sécurité de l'ONU «à assumer ses responsabilités et à prendre des mesures immédiates pour mettre un terme aux violations et attaques israéliennes en cours».
Vendredi, la Turquie avait déjà dénoncé une «dangereuse escalade» et appelé la communauté internationale à «mettre fin» à ces attaques en Syrie.
00h25
L'Iran se dit prêt à aider les navires japonais a traverser le détroit d'Ormuz
L’Iran est disposé à aider les navires japonais à emprunter le détroit d'Ormuz, a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à l’agence Kyodo News dans une interview publiée samedi.
Le Japon dépend des importations de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient, dont la majeure partie transite par le détroit d’Ormuz, une voie commerciale cruciale pour l’approvisionnement mondial en carburant.
En pratique, l'Iran a bloqué l'accès au détroit en réponse aux frappes menées par Israël et les États-Unis, laissant les pays tributaires de cette voie maritime se démener pour trouver des remplacements et puiser dans leurs réserves.
«Nous n’avons pas fermé le détroit. Il est ouvert», a contesté M. Araghchi, lors d'une interview téléphonique avec l'agence japonaise Kyodo News vendredi.
Selon lui, les pays qui attaquent l'Iran font face à des restrictions, mais d'autres se voient offrir une assistance.
L'Iran est préparé à assurer des traversées en toute sécurité pour le Japon, a-t-il ajouté.
La quatrième économie mondiale est le cinquième plus grand importateur de pétrole, dont 95% vient du Moyen-Orient et 70% passe par le détroit d'Ormuz.
Lundi, Tokyo a annoncé commencer à puiser dans ses réserves stratégiques de pétrole, qui sont parmi les plus importantes au monde, équivalant à 254 jours de consommation intérieure.
Les membres de l’Agence internationale de l’énergie ont convenu, le 11 mars, d’utiliser leurs stocks de pétrole pour atténuer la flambée des prix provoquée par la guerre au Moyen-Orient, ce qui représente de loin la plus vaste opération de ce type jamais menée.