En couple depuis 4 ans avec Miss Sushi, l'humoriste Nick Lavoie nous présente son premier one man show «Ma blonde est plus connue que moi»
Nathalie Slight
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Derrière le titre accrocheur de son premier one man show, Nick Lavoie: Ma blonde est plus connue que moi, se cache un humoriste qui possède un excellent sens de l’autodérision. Vous le connaissez comme le mari de Miss Sushi? Le temps est maintenant venu de découvrir l’humoriste qui collectionne les anecdotes hilarantes et les petits malaises.
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Nicholas, as-tu toujours su que tu désirais devenir humoriste?
Pas vraiment. Enfant, j'ai toujours été extroverti, sans pour autant penser en faire un métier. Puis, mes parents se sont séparés. Papa travaillait à l'usine Bombardier de Saint-Laurent. Quand il a eu une promotion à l'usine de Mirabel, j’ai décidé de déménager avec lui. Je suis donc arrivé en cinquième secondaire dans une toute nouvelle école, à Blainville.
Connaissais-tu des gens là-bas?
Non, personne. Pour m’intégrer rapidement, j'ai commencé à faire rire mes collègues de classe. À cette époque, mon oncle et ma tante écoutaient Les grandes gueules à la radio. J’ai commencé à imiter leurs personnages. Puis, à un moment donné, j’ai commencé à créer mes propres jokes. Le professeur d'art dramatique de l’école, un certain Yves Trudel, connu pour son rôle de Méo dans les films Elvis Gratton, m'avait dit que j’avais du talent pour faire rire.
Comment as-tu réagi?
Ça m’a fait plaisir! Au moment de m’inscrire au cégep, aucun programme n’attirait mon attention. J’ai donc pensé m’inscrire à l'École nationale de l’humour. Pourtant, mon père était machiniste, ma mère, adjointe administrative, et aucun membre de ma famille n’évoluait dans le milieu artistique. À 18 ans, avec toute ma naïveté de l’époque, je me suis présenté aux auditions. Je n’avais aucune expérience en théâtre, en improvisation ou en radio communautaire, mais je me voyais déjà faire 200 spectacles par année et même remplir le Centre Bell.
Qu’est-il arrivé?
J’ai été refusé! (rires) Je suis donc allé travailler dans différents domaines, pour finalement réaliser que ce que je voulais vraiment faire dans la vie, c’était de l’humour! Je me suis inscrit à des cours du soir à l'École nationale de l’humour, dans le but d’aller me chercher une base. Puis, à l'aube de mes 23 ans, je me suis bâti un numéro pour refaire les auditions. Cette fois était la bonne.

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Étais-tu toujours persuadé de faire 200 spectacles par année et remplir le Centre Bell?
Non, non. J’ai obtenu mon diplôme à 25 ans, plus conscient de tout le travail derrière le métier d’humoriste. J’ai commencé à participer à des soirées d’humour un peu partout à travers la province. Ça m’a permis de bâtir tranquillement mes numéros, pour en arriver à avoir une heure complète de matériel. Parallèlement, j'ai commencé à assurer les premières parties de mon ami, l’humoriste Dave Gaudet.
Qu’as-tu appris à travers cette expérience?
J’ai appris à exercer mon métier, carrément! J’ai vu Dave Gaudet débuter dans des petites salles de 150 places, pour finir sa tournée avec rien de moins que... la Place Bell! Ce gars-là est aussi significatif dans ma vie professionnelle que dans ma vie personnelle, puisque c’est grâce à lui que j’ai rencontré mon amoureuse, Geneviève Everell.
De quelle façon?
Je jouais au hockey tous les samedis matin, à Boisbriand. Comme Dave habitait juste à côté, je suis allé rencontrer son nouveau-né. Dave a publié une photo de la petite Charlie et moi sur Instagram. Apercevant la publication, Geneviève Everell, une amie de Dave, l’a contacté pour savoir si j’étais célibataire! Le soir même, elle m'écrivait. Dès nos premiers échanges, on a planifié un rendez-vous. J’ignorais à l’époque qu’elle était Miss Sushi en personne!
C’était en pleine pandémie, n’est-ce pas?
Oui, en octobre 2021. On s’est donné rendez-vous dans un café, mais il n'y avait pas de table libre pour s'asseoir, alors on a jasé dans mon camion. Geneviève s'en allait donner une conférence à Québec et moi, j’avais un spectacle à Saint-Hyacinthe. On a discuté une petite heure et demie avant de repartir chacun de notre côté. Il n’en fallait pas plus pour avoir un coup de foudre réciproque.
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Lorsque tu es entré dans la vie de Geneviève, elle était déjà maman de Malcom. Fonder une famille ensemble était-il dans les plans?
Non. Nous ne pensions sincèrement pas avoir d'enfant ensemble. Le rôle de beau-père me convenait parfaitement, puisque j’ai moi-même un beau-père, Patrice, que j’apprécie énormément. J’étais donc comblé par ce rôle. Puis, en 2023, alors que nous étions en voyage en Italie, j’ai dit à Geneviève qu’elle était une mère exceptionnelle et que si j’avais eu à avoir un enfant, j’aurais aimé que ce soit avec elle.
Comment a-t-elle réagi?
Elle a dit: «Une demande de bébé en Italie, comment veux-tu que je dise non à ça?» À notre grand bonheur, Geneviève est rapidement tombée enceinte. Tout allait magnifiquement bien, jusqu’à ce qu’elle reçoive un diagnostic de cancer du sein, à 34 semaines de grossesse.
À travers cette épreuve, la petite Millie-Love est arrivée dans votre vie!
Comme si la vie avait voulu nous donner un coup de main, nous avons un excellent bébé. À presque deux ans, Millie-Love se développe à vitesse grand V. Elle aime marcher toute seule, monter et descendre les escaliers toute seule, une petite madame autonome. Le soir, quand elle commence à être fatiguée, elle nous dit elle-même qu’elle veut aller faire dodo. C’est une petite fille profondément heureuse, qui apporte beaucoup de soleil dans notre quotidien.
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Geneviève et toi, vous vous êtes mariés à Las Vegas en mars dernier.
Après tout ce qu’on avait vécu, on était dus pour un voyage. Geneviève a proposé d’aller à Las Vegas, parce que je n’y avais jamais mis les pieds. Tant qu’à être là-bas, pourquoi ne pas se marier dans une petite chapelle d'Elvis? Quand le célébrant a prononcé les phrases: «Pour le meilleur et pour le pire, dans la santé comme dans la maladie», c’était tellement significatif pour nous qu’on a pleuré! Après cette première union, on a célébré notre amour pour une deuxième fois, devant famille et amis, en octobre dernier.
Après l’arrivée de la petite Millie-Love, la maladie et deux mariages avec ta belle Geneviève, tu es plus que prêt à présenter ton premier spectacle d’humour!
C’est mon ami Dave Gaudet qui a trouvé le titre de mon spectacle: Nick Lavoie: ma blonde est plus connue que moi. J’ai trouvé ça hilarant, Geneviève aussi, alors on a décidé d’aller de l’avant. J’ai deux coups d'avance sur tout le monde avec ce titre qui représente bien ma situation. (rires) Pour le reste, j’ai une femme, une famille et un métier d’humoriste que j’aime, sans compter un premier one man show. Tout le monde est en santé, je suis plus que comblé.