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En compagnie de son conjoint, Marc-Édouard Vlasic: l’animatrice et journaliste Frédérique Guay raconte sa nouvelle vie californienne

En attendant son retour au Québec, où elle renouera avec un milieu qu’elle adore

Photo fournie par FRÉDÉRIQUE GUAY
Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2025-01-11T05:00:00Z

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Chaque matin, Frédérique Guay effectue encore ce qu’elle appelle sa «revue de presse». Elle parcourt les sites des quotidiens québécois et américains, comme elle le fait depuis le début de sa carrière. À l’exception que le cadre est maintenant fort différent: l’animatrice et journaliste le fait maintenant depuis une banlieue de San Jose, où elle est installée avec son conjoint, le défenseur des Sharks Marc-Édouard Vlasic.

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Il y a environ un an et demi, Frédérique Guay a pris la décision d’aller s’installer en Californie, avec son copain. Sous le chaud soleil? Non, pas vraiment. Willow Glen, cette banlieue de San Jose, est située dans le nord de l’État. «Ce matin, je suis allée promener mon chien, et il devait faire 3 ou 4 degrés, pointe-t-elle. Ça boucanait quand je respirais.»

Cheffe d’antenne les week-ends en matinée à LCN, animatrice des matchs du CF Montréal, Frédérique prenait alors un congé sabbatique, même si ce milieu et l’adrénaline qui l’accompagne la faisaient encore triper.

La férue de sports et d’actualité l’admet: délaisser ces longues heures de télé en direct pour une vie plus tranquille, ce ne fut pas si simple, au départ. «Je suis une workaholic! lance-t-elle. J’aime ça quand ça bouge, alors ç’a été un petit choc, au départ. Mais la bonne nouvelle, c’est que je peux dormir huit heures, la nuit, plutôt que trois ou quatre.»

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Frédérique Guay était l’animatrice de la diffusion de l’Omnium Banque Nationale de Montréal en août 2024.
Frédérique Guay était l’animatrice de la diffusion de l’Omnium Banque Nationale de Montréal en août 2024. Photo tirée du COMPTE INSTAGRAM @GUAYFREDERIQUE

Frédérique l’admet: sa vie tourne beaucoup autour de l’horaire de son conjoint, réglé au quart de tour comme celui de n’importe quel joueur de la LNH. Les entraînements, la sieste, les repas, bref, la routine d’avant-match.

«Je m’amuse à m’appeler sa "préposée à la sauce à spaghetti"», se moque-t-elle.

Une plage coup de cœur

Lorsque Marc-Édouard ne joue pas – il a raté la première moitié de saison pour soigner une blessure au haut du corps –, Frédérique et lui en profitent pour visiter les alentours de San Jose, souvent en compagnie de leur chien, Piper.

Frédérique Guay au bord de l’eau avec son chien, Piper.
Frédérique Guay au bord de l’eau avec son chien, Piper. Photo tirée du COMPTE INSTAGRAM @GUAYFREDERIQUE

La cheffe d’antenne de 39 ans a craqué pour Carmel-by-the-Sea, une plage magnifique où les compagnons à quatre pattes sont admis et libres de courir à leur guise. Un lieu paradisiaque qui vaut un détour sur Google Images, à défaut de s’offrir le billet d’avion.

Le reste du temps, son conjoint et elle aiment jouer au toc. En fait, ils sont tous deux très compétitifs, notamment l’un envers l’autre, se moque Frédérique Guay: «On joue au billard, au tennis. On est toujours dans un mode où l’un doit gagner.»

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Ça jase de hockey dans l’auto

Sinon, quand les Sharks sont en déplacement, elle en profite pour voyager un peu elle aussi. Notamment en Floride, où ses parents sont installés. Ou elle fait des activités avec les autres conjointes des joueurs, qu'elle a reçues chez elle durant les Fêtes.

Et il y a, bien sûr, les soirs de match. «Je m’assois dans une section de l’aréna, assez près de la glace, toujours du côté où Marc-Édouard défend, pointe-t-elle. Je regarde chacune de ses séquences. Et dans l’auto après, on en parle.»

Dans deux matchs (probablement samedi), Vlasic foulera d’ailleurs une glace de la LNH pour un 1300e match. Un fait d’armes qui rend sa copine «très fière».

Des visées à la radio

Mais ce rôle et cette vie ne dureront pas éternellement, explique Frédérique. Les amoureux ont un plan: à la fin de la carrière de hockeyeur de Vlasic, dont le contrat avec les Sharks vient à terme à la fin de la saison 2025-2026, ils reviendront au Québec.

À ce moment, ce sera à son tour à elle de se consacrer de nouveau à sa carrière.

Frédérique Guay arbore les couleurs des Sharks de San Jose aux côtés de son conjoint, le défenseur Marc-Édouard Vlasic.
Frédérique Guay arbore les couleurs des Sharks de San Jose aux côtés de son conjoint, le défenseur Marc-Édouard Vlasic. Photo tirée du compte Instagram @guayfrederique

Contractuellement, Frédérique Guay ne sera plus liée à TVA Sports sous peu. Mais elle souhaite demeurer fidèle à la chaîne à laquelle elle est liée depuis son lancement, il y a 12 ans.

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D’ailleurs, elle a réalisé quelques mandats l’été dernier: l’animation de l’Omnium Banque Nationale, la couverture de l’Euro, sur place, en Allemagne. Et elle continuera de le faire, au gré de ce qui lui sera offert.

Si la télé l’allume toujours autant, Frédérique explique avoir aussi d’autres intérêts médiatiques, comme la radio. Elle rêve de coanimer une émission dans laquelle elle pourrait toucher à tous les sujets, autant ceux d’actualité que ceux de sport. Elle aimerait même le faire tout de suite, si les moyens techniques le permettaient et que le projet l’intéressait.

Si elle doit attendre à son éventuel retour au Québec, toutefois, Marc-Édouard pourra alors devenir son préposé à la sauce à spaghetti... «Même s’il risque d’être tanné d’en manger, rendu là», blague la journaliste.

D’autres nouvelles de Frédérique

Macklin Celebrini est un bon gars

Frédérique Guay n’a pas pu voir jouer beaucoup son conjoint cette saison, lui qui a fait son retour au jeu le 2 janvier dernier, après avoir soigné une blessure au haut du corps qui l’a tenaillé depuis l’été. Mais elle a pu voir à l’œuvre la pépite Macklin Celebrini, premier choix du dernier repêchage, et elle a été pas mal impressionnée tant par ses prestations sur la glace que par sa maturité hors de celle-ci.

«C’est vraiment quelqu’un de terre à terre», note-t-elle pour l’avoir côtoyé lors de quelques événements d’équipe, dont le party d’Halloween.

D’ailleurs, même si elle n’est pas arrivée à San Jose à temps pour vivre les bonnes années des Sharks, Frédérique pointe que l’ambiance est bonne à leur domicile, malgré les récentes saisons pénibles. Un phénomène qu’elle attribue à leur base de fans solide, même si l’amphithéâtre n’est pas toujours plein dernièrement.

Toujours sur sa bucket list

Frédérique n’est pas qu’une fille de sports. C’est aussi une passionnée d’actualité, qui rongeait un peu son frein de ne pas être derrière un micro quand Le Journal lui a parlé, lundi, le jour de la démission du premier ministre Justin Trudeau.

Mais même si elle a couvert plusieurs événements sportifs d’envergure au fil des ans, il lui en reste un sur sa bucket list: Wimbledon, le plus mythique des tournois de tennis, et le jardin de Roger Federer, un athlète pour lequel elle n’a jamais caché son attachement.

D’ailleurs, deux ans après la retraite du Maestro suisse, Frédérique Guay ne s’en cache pas: elle vit toujours un petit deuil. Même si elle ne déteste pas voir Carlos Alcaraz à l’œuvre. «C’est le seul, en ce moment, qui donne le même genre d’émotions que Federer. Qui donne l’impression que même s’il tire de l’arrière, il peut revenir, parce que c’est un combat contre lui-même.»

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