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Émotif, David Desharnais devient un immortel des Saguenéens: «Ça va être là à jamais»

Son chandail numéro 15 a officiellement été retiré par les Saguenéens de Chicoutimi dans la LHJMQ, vendredi soir

Photo Agence QMI, Roger Gagnon
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-03-16T00:13:40Z

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SAGUENAY | David Desharnais sera un Saguenéen de Chicoutimi à jamais. Son chandail numéro 15 a officiellement été hissé dans les hauteurs du Centre Georges-Vézina, vendredi soir.

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Il y avait quelque chose de spécial de voir Desharnais être honoré lors d'un match entre les Saguenéens et les Remparts de Québec, ses grands rivaux dans le hockey junior, dans un Centre Georges-Vézina plein, cet amphithéâtre que ses coéquipiers de l’époque et lui avaient aidé à remplir à nouveau après des années de vaches maigres.

Et ces partisans n’ont pas manqué de lui faire savoir qu’ils ne l’avaient pas oublié, se levant tous d’un trait lorsqu’il s’est amené sur la patinoire.

On a même entendu des «David! David! David!» à quelques reprises.

Déjà, on a senti l’émotion dans le regard de l’ancien no 15, qui était accompagné par sa compagne Izabelle et ses deux fils, Adam et Victor, de sa mère Gaétane, sa sœur Mélanie, son frère Stéphane, ainsi que de quelques anciens coéquipiers marquants dans sa vie et de la famille qui l’a hébergé à l’époque, Hervey Bernier et Lana Lepage.

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Photo Agence QMI, Roger Gagnon
Photo Agence QMI, Roger Gagnon

Puis des vidéos d’anciens coéquipiers et des amis de Desharnais ont défilé sur l’écran géant, dont son ancien partenaire de trio avec le Canadien de Montréal, Max Pacioretty.

«Mon partenaire de trio préféré, je m’ennuie», a mentionné celui qui s’aligne maintenant pour les Capitals de Washington.

Discours émotif

Desharnais a amorcé son discours en remerciant les dirigeants des Saguenéens et les entraîneurs qu’il a eus, notamment l’actuel pilote de l’équipe Yanick Jean ainsi que Richard Martel.

Photo Agence QMI, Roger Gagnon
Photo Agence QMI, Roger Gagnon

«Merci de m’avoir fait confiance et de m’avoir poussé autant. Tu as fait sortir le meilleur de moi-même, même si, selon toi, on n’a pas payé le prix!» a-t-il lancé à la foule en imitant le maintenant célèbre geste de l’entraîneur qui tapait du revers de la main sur la table lors de la séquence devenue une pièce d’anthologie.

Émotif, il a dû prendre une première pause lorsqu’est venu le temps de parler de ses coéquipiers, dont celui qu’il considère comme un frère et qui lui avait précédemment livré un touchant discours, Francis Verreault-Paul.

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«Ce que nous avons vécu ici et à l’extérieur de la patinoire restera gravé dans ma mémoire à jamais», a-t-il lancé, la voix étreinte par l’émotion.

David Desharnais et ses deux fils, Adam et Victor, ainsi que sa conjointe, Izabelle.
David Desharnais et ses deux fils, Adam et Victor, ainsi que sa conjointe, Izabelle. Photo Agence QMI, Roger Gagnon

Puis ce fut à nouveau le cas lorsqu’il a parlé de sa mère, Gaétane, qui, lors de son premier camp d’entraînement, était allée séjourner sur un terrain de camping, faute de budget.

«Ça démontre la mère que tu es: toujours là pour tes enfants, sans jamais rien garder pour toi, a-t-il mentionné, ému. Je ne te remercierai jamais assez de m’avoir permis de continuer le hockey même si on avait un budget restreint.»

À son tour papa de deux garçons, Desharnais a réservé la fin de son discours à Adam et Victor, qui ne l’ont pratiquement pas vu jouer.

«Avec mon numéro au plafond, vous allez avoir une preuve que votre papa n’était pas si mal au hockey.»

Photo Agence QMI, Roger Gagnon
Photo Agence QMI, Roger Gagnon
Un héritage immortel

Desharnais était encore sur un nuage, lorsqu’il est sorti de la patinoire, après avoir vu son numéro 15 rejoindre les douze autres chandails retirés par les Sags.

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Photo Agence QMI, Roger Gagnon
Photo Agence QMI, Roger Gagnon

«Je n’avais pas d’attentes, je voulais juste gérer mes émotions, et j’ai été capable de le faire, donc je suis content!» a-t-il lancé.

Toute la semaine, Desharnais avait répété ne pas savoir – ni vouloir anticiper – comment il se sentirait lorsqu’il verrait officiellement la bannière au no 15 être hissée au plafond du Centre Georges-Vézina.

Photo Agence QMI, Roger Gagnon
Photo Agence QMI, Roger Gagnon

Après coup, il commençait à réaliser l’importance de l’honneur que venaient de lui faire les Sags.

«Ça va être là à jamais. En tant qu’être humain, on meurt tous un jour et si on est capable de laisser quelque chose derrière, c’est le fun.»

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