Finale de la Coupe Stanley: Elsa, la 11e tempête du CH
Plusieurs fois depuis le début de la saison 2020-2021, il a venté fort chez le Canadien

Jonathan Bernier
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TAMPA | Depuis le début des séries, Phillip Danault a souvent souligné que ses coéquipiers et lui avaient eu « le vent dans la face » toute la saison. Oui, le Canadien a rencontré plus que sa part d’embûches sur son chemin depuis le début de la campagne. Mais pour la première fois, l’expression du Québécois devra être abordée au sens propre et non au sens figuré.
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Attendue dans la région de Tampa au cours de la nuit de mardi à mercredi, Elsa, un ouragan de catégorie 1, a paralysé bon nombre d’activités sur la côte ouest de la Floride. Des vents atteignant les 120,7 km/h ont été enregistrés.
En milieu d’après-midi, les alertes ont retenti sur les téléphones cellulaires. Un message du Service national de la météo invitait toutes les personnes se trouvant dans le secteur à se procurer des provisions de nourriture, d’eau, d’argent, d’essence et de médicaments pour être en mesure de survivre au moins trois jours.
D’ailleurs, le Canadien s’est empressé de rejoindre la Floride, mardi matin, pour s’assurer d’éviter les caprices de dame Nature. Une bonne décision puisque l’aéroport international de Tampa a suspendu tous les vols commerciaux entre 17 h, mardi soir, et 10 h, ce matin. Certaines artères ont également été bloquées.
- Écoutez l’entrevue du météorologue Gilles Brien à QUB radio:
Sur le plan sportif, le match de baseball entre les Indians de Cleveland et les Rays de Tampa Bay, prévu mardi soir, a été repoussé à aujourd’hui.
Aux dernières nouvelles, l’ouragan ne devrait pas avoir d’incidence sur le cinquième match de la finale de la Coupe Stanley.

« Il n’y a plus rien qui me surprend. Il y a tellement de choses qui nous sont arrivées depuis le début de la saison et qui nous arrivent encore. Je suppose que ça fait partie de notre destin », a lancé Dominique Ducharme, quelques heures avant que ses ouailles et lui ne s’envolent en direction d’Elsa et de la Floride.
« Ç’a été complètement fou. Mais on est un groupe de gars un peu cinglés, alors on va accepter cet autre défi », a ajouté l’entraîneur.
24 février - La première vague de congédiement

Au cœur d’un voyage de quatre matchs qui amène le club à Ottawa et à Winnipeg, Marc Bergevin procède aux congédiements de l’entraîneur-chef, Claude Julien, et de son associé, Kirk Muller. Dominique Ducharme obtient le poste de Julien de façon intérimaire et Alex Burrows s’amène du Rocket de Laval pour l’épauler. Après un début de saison du tonnerre au cours duquel le CH a maintenu un dossier de 7-1-2, la baisse de régime est flagrante. Les Montréalais viennent de subir une sixième défaite en huit matchs, une deuxième en prolongation, lorsque le directeur général rend sa sentence : « J’ai vu une équipe qui était perdue, une équipe qui manquait de direction. Ce sont des choses qui arrivent dans le sport professionnel ».
2 mars - Stéphane Waite remercié

Une semaine après que le couperet eut fait des premières victimes, c’est au tour de Stéphane Waite de se faire montrer la porte. Et le moment est plutôt inusité. Les joueurs du Canadien sont sur le point de sauter sur la glace pour la troisième période lorsque Bergevin annonce la nouvelle à l’entraîneur des gardiens de but. « Tu me niaises ! » lance Waite au directeur général. Ce à quoi celui-ci répond : « Si Carey [Price] ne se replace pas, je suis le prochain [à perdre ma job] ».
22 mars - Joel Armia atteint de la COVID-19

Le Canadien et les Oilers d’Edmonton s’apprêtent à disputer le premier d’une série de trois matchs au Centre Bell lorsque la LNH annonce la suspension du calendrier du Tricolore. La raison : Joel Armia est atteint du variant britannique de la COVID-19. Quatre parties sont repoussées à une date ultérieure. Le CH devient la première équipe canadienne à voir sa saison chamboulée en raison de la COVID-19.
30 mars au 12 mai - Un calendrier dément
Le report des quatre rencontres prévues du 22 au 28 mars crée une intense congestion dans la dernière portion de la saison du Canadien. La troupe de Dominique Ducharme doit disputer 25 matchs en 44 jours. Au cours de cette période, le Canadien ne bénéficiera jamais de deux journées entre deux affrontements. Durant cinq semaines consécutives, il jouera quatre duels en six soirs. Au cours de cette séquence, le CH maintient un pénible dossier de 10-13-2 et se qualifie pour les séries lors de l’avant-dernier match de la saison.
7 avril au 12 mai - Dans la course sans Carey Price

Comme si ce n’était pas suffisant, le Tricolore doit attaquer cet éreintant calendrier sans Carey Price. Une blessure au bas du corps (5 avril) et une commotion cérébrale (20 avril) forcent le gardien numéro un à rater 19 des 21 derniers matchs de la saison régulière. Question d’être prêt pour le début des séries, il joue la moitié d’une partie avec le Rocket, dans la Ligue américaine. Rencontre à laquelle prend part Brendan Gallagher, tenu à l’écart du jeu pendant 21 matchs en raison d’une autre blessure à une main.
28 avril - Jonathan Drouin s’éloigne de l’équipe

Le Canadien prend tout le monde par surprise en annonçant que Jonathan Drouin « s’absentera de l’entourage de l’équipe pour des raisons personnelles pour une période indéterminée ». Rien ne laissait alors présager un pareil scénario. Certes, l’attaquant avait connu quelques passages à vide en cours de saison, mais sa disponibilité auprès des médias n’a pratiquement jamais fait défaut. Au fil des semaines, Dominique Ducharme soulignera que Drouin contacte ses coéquipiers à l’occasion. Mais jamais on n’entrera dans les détails concernant son état de santé.
25 mai - Les carottes sont cuites

Dans un match durant lequel il paraît à plat, sans vie et sans émotion, le Canadien s’incline 4 à 0 devant les Maple Leafs de Toronto. Auston Matthews et sa bande prennent ainsi les devants 3 à 1 dans la série demi-finale de la division Nord. Les carottes sont cuites pour le Canadien. Du moins, c’est ce que tout le monde croit. Toutefois, le groupe se retrousse les manches et gagne les trois rencontres suivantes, dont deux fois en prolongation, pour surprendre les champions de la section et passer au tour suivant.
2 juin - Jake Evans se fait assommer

Jake Evans vient tout juste d’assurer la victoire du Canadien avec un but dans un filet désert lorsqu’il se fait assommer par une mise en échec de Mark Scheifele, des Jets de Winnipeg. L’attaquant du Canadien en est quitte pour une commotion cérébrale. Il ratera neuf parties. Pendant ce temps, son assaillant écope de quatre matchs de suspension.
17 juin - Dominique Ducharme en isolement

L’entraîneur-chef du Canadien apprend une nouvelle stupéfiante au retour de l’équipe de Las Vegas, où elle a divisé les honneurs des deux premiers matchs de la demi-finale. Atteint de la COVID-19, Dominique Ducharme doit demeurer en isolement pendant 14 jours. C’est donc sans son pilote à bord que le Tricolore, mené par Luke Richardson, élimine les Golden Knights en six rencontres pour atteindre la finale de la Coupe Stanley pour la première fois en 28 ans. Ducharme ratera également les deux premiers rendez-vous avec le Lightning de Tampa Bay.
27 juin - Joel Armia, prise deux

En raison d’un résultat erroné, Joel Armia doit demeurer à la maison. Il ne peut prendre part à l’entraînement et il doit se rendre à Tampa dans un vol nolisé, séparément de l’équipe. Puisqu’il est arrivé dans l’après-midi du premier match, Ducharme a préféré le laisser de côté.