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Éloa Latendresse-Régimbald: un profil intéressant

Éloa Latendresse-Régimblad, dans l'uniforme des Redbirds de l'Université McGill, le 10 octobre 2025, à Montréal.
Éloa Latendresse-Régimblad, dans l'uniforme des Redbirds de l'Université McGill, le 10 octobre 2025, à Montréal. MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2026-04-27T23:00:00Z

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Si jamais les Alouettes devaient repêcher un quart-arrière québécois pour une deuxième année consécutive, mardi soir, ce serait pour mieux lui offrir la chance de se faire valoir à une autre position sur le terrain. 

• À lire aussi : Les Alouettes prêts à prendre un pari avec leur premier choix lors du repêchage de la LCF, mardi soir

Éloa Latendresse-Régimbald, qui a brillé au poste de quart-arrière chez les Redbirds de l’Université McGill, a un profil intéressant. À 6 pi 4 po et près de 200 livres, il pourrait très bien être muté à une autre position, ce qui était difficilement envisageable pour Jonathan Sénécal qui, en 2025, avait été repêché en septième ronde (62e au total) par les Alouettes.

« Je pense qu’il va se faire repêcher, mais s’il joue dans la LCF, ça pourrait être à un poste de receveur de passes », d’avancer Danny Maciocia, à propos de Latendresse-Régimbald, lundi, durant une rencontre avec les médias.

« C’est la grande question dans le cas d’Éloa : peut-il être transféré à une autre position ?, a poursuivi le directeur général des Alouettes. Ça fait partie des discussions qu’on a eues à son sujet dans les derniers jours. C’est tout un athlète : le gabarit est là, il court vite et il est fort physiquement. »

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Un énorme défi

Latendresse-Régimbald, 23 ans, s’est déjà montré ouvert à l’idée d’évoluer à une autre position durant le camp d’évaluation de la LCF, tenu le mois dernier, à Edmonton. Il se dit même prêt à travailler sur les unités spéciales. Le défi ne devient pas moins énorme, dans les circonstances, afin de réussir à percer une formation professionnelle.

« S’il se retrouve à un camp d’une équipe de la LCF, ça va être trois semaines assez intenses pour lui, avec possiblement deux matchs préparatoires, où il devra performer pour se tailler un poste », prévoit Maciocia.

Même en changeant de position, Latendresse-Régimbald se retrouverait néanmoins dans un environnement familier, lui qui a effectué un stage comme quart-arrière au camp des Alouettes en 2025.

Boutin parmi les espoirs

Globalement, la cuvée des joueurs québécois ayant évolué dans le réseau universitaire canadien [U Sports] est loin d’être extraordinaire pour le présent repêchage. Dans un top 20 des meilleurs espoirs publié par la LCF, seul l’ailier rapproché Émeric Boutin, du Rouge et Or de l’Université Laval, se retrouve dans le palmarès.

« Honnêtement, je ne passe pas beaucoup de temps sur ce top 20, a toutefois tranché Maciocia. Je n’y crois pas et je ne sais même pas pourquoi que ça existe. »

Le fait demeure : les meilleurs Québécois disponibles pour le repêchage de mardi soir sont inévitablement ceux ayant évolué dans la NCAA, aux États-Unis.

« La cuvée de Québécois demeure intéressante, mais la cuvée du Québec dans l’U Sports l’est peut-être un peu moins cette année, d’avouer le DG des Alouettes. Par contre, depuis que je suis de retour avec les Alouettes, le 13 janvier 2020, j’ai toujours dit qu’à talent égal, on va garder nos meilleurs effectifs chez nous et ça ne changera pas. »

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