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Elle plaide pour qu’on reconnaisse son expérience

Photo portrait de Jean-Michel  Genois Gagnon

Jean-Michel Genois Gagnon

2021-02-06T05:00:00Z

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Victime des impacts de la pandémie, Camille Chevalier demande à Québec d’aider les personnes à la recherche d’un nouvel emploi en allégeant les critères d’admission pour les programmes scolaires où la main-d’œuvre est en demande et en reconnaissant davantage directement l’expérience.

Ces derniers mois, Mme Chevalier a été contrainte de mettre sur pause son entreprise de « rangement et d’organisation résidentielle ». Elle a aussi vu ses heures dans le secteur de l’hôtellerie fondre comme neige au soleil. 

Elle affirme travailler aujourd’hui environ « six heures par semaine » pour nettoyer des chambres dans des hôtels du Vieux-Québec, soit l’Hôtel Champlain, l’Auberge Place d’Armes et le C3 Hôtel. 

Avant, elle occupait un poste de gouvernante dans ces établissements. Elle reçoit également la Prestation canadienne d’urgence.

« L’hôtellerie est extrêmement sinistrée. [...] Cela ne se rétablira pas rapidement. Les professionnels parlent de trois ans avant de revenir à la normale », dit-elle, d’où ses démarches pour trouver un nouvel emploi.

Secrétariat médical

Récemment, après ses recherches, la diplômée en gestion du tourisme et de l’hôtellerie en France a fait une demande pour suivre une formation de secrétariat médical dans un centre de formation professionnelle à Québec. 

Elle a été refusée pour cette formation de huit mois, n’ayant pas les prérequis, soit le diplôme d’études professionnelles (DEP) en secrétariat ou une « expérience pertinente » dans le domaine.

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« C’est une formation qui me plaisait énormément. Je sentais que j’avais les compétences », raconte-t-elle. « Mes deux diplômes en hôtellerie sont l’équivalent d’un diplôme d’études collégiales en plus d’un baccalauréat ici. Malheureusement, je ne répondais pas à leurs critères. Je n’ai pas le DEP de secrétariat ou un certain nombre d’années d’expérience. En France, j’ai été secrétaire médicale durant deux ans. Je n’ai toutefois pas assez d’années », déplore la femme.

Cette dernière doit maintenant entamer un processus de reconnaissance des acquis si elle veut poursuivre son aventure. Une nouvelle démarche qui la « décourage un petit peu », concède-t-elle, alors qu’elle aimerait rapidement ne plus dépendre de la Prestation canadienne d’urgence. Avec cette formation, elle aurait pu être sur le marché du travail dès octobre.

« Dans le contexte où nous n’avons pas choisi de nous retrouver dans cette position, je trouve que c’est dommage que les centres de formation n’aient pas plus de latitude pour prendre des décisions lorsqu’ils jugent que la personne peut largement répondre aux critères d’admissibilité », souligne Mme Chevalier, qui est au Québec depuis 2009.

Elle précise que son objectif n’est pas de dévaloriser les diplômes, mais simplement de proposer une solution pour aider les milliers de travailleurs à travers la province qui sont actuellement sans emploi. 

Au cours des derniers jours, Mme Chevalier a envoyé une lettre à la direction du centre de formation professionnelle concernant son dossier. 

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