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Une préposée aux bénéficiaires qui a frôlé la mort craint toujours la COVID

TVA Nouvelles

2021-03-11T20:49:19Z

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Environ 40 000 travailleurs de la santé ont contracté la COVID-19, et certains vivent toujours avec les conséquences de cette terrible maladie. C’est le cas d’Édith Lafrenière, préposée aux bénéficiaires qui a été gravement touchée par la COVID-19 lors de la première vague et qui a failli mourir de la maladie. 

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«Je n’ai pas combattu la pandémie, moi, j’ai combattu la maladie. Je lève mon chapeau à tous ceux qui ont affronté la pandémie, dont ma gang de Laflèche», lance la dame en entrevue à TVA Nouvelles.

Mme Lafrenière travaillait au CHSLD Laflèche lorsque le nouveau coronavirus a durement frappé l’établissement de soins. 

«Ça change une vie. Je reste avec des symptômes pas évidents, des problèmes de respiration», précise la dame qui a été infectée dès le début de la crise. 

Impossible d’aller magasiner ou de faire de longues activités, ce qui est trop exigeant pour elle. Édith Lafrenière a été très malade et n’est jamais retournée au travail depuis qu’elle a contracté le virus.

«J’ai été contaminée le 24 mars, au début début. Il y a avait une éclosion de COVID sur un étage. On ne savait pas trop comment ça fonctionnait. Sur mon étage, il n’y avait aucun cas de COVID. Il y en a eu peut-être deux jours après que je sois tombée en congé», se remémore la travailleuse de la santé. 

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À ce moment, il n’était pas encore clair que le coronavirus pouvait se transmettre même au travers de gens asymptomatiques. 

«Il n’y avait pas de médication qui se donnait. Aujourd’hui, on parle de médication qu’ils donnent pour empêcher l’inflammation des poumons. Moi, il n’y en avait pas. Ça passait ou ça cassait. J’ai eu la chance de passer au travers.»

Mme Lafrenière est toutefois atteinte du COVID long, dont les conséquences sont encore méconnues. Suivie en physiothérapie, en ergothérapie, en psychologie, elle avance lentement vers un semblant de guérison. 

Crainte des variants et de la maladie 

«Je travaille fort pour m’en sortir, je veux retourner travailler. Mais même en ergo, ils ne savent pas si je vais être capable.»

La dame qui est vaccinée se considère chanceuse, craint surtout les variants.

«Ça me fait peur un peu. Jusqu’où ça peut aller? On ne sait rien.»

Lorsqu’elle pense à la crise dans les CHLSD,le manque de personnel, le manque de matériel, les nombreux décès, elle songe à une bombe. 

«Je vois ça comme une grosse bombe qui est tombée. Laflèche a été l’un des premiers affectés. Il n’y avait personne pour désamorcer cette bombe-là. On suivait les traces dans la neige pour savoir où on s’en allait. Je ne peux pas en vouloir à Laflèche. Il n’y a pas grand monde qui avait des réponses», croit-elle. 

Même si elle faillit y laisser sa vie, il aura fallu qu’elle insiste auprès de son employeur, à trois reprises, afin de recevoir le vaccin.

Elle n’en veut pas à son employeur de ne pas s’inquiéter de son état de santé, et elle dit comprendre qu’il a certainement d’autres «choses à faire» que de prendre des nouvelles. 

***Voyez son entrevue dans la vidéo ci-dessus. ***

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