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Élection américaine 2024: un anti-Trump déjà prêt à revenir au Québec

Le sexagénaire craint de voir la population rurale de la Caroline du Nord voter pour Donald Trump

Jean-Luc Pilon après avoir voté par anticipation le 22 octobre 2024 dans l'État de la Caroline du Nord aux États-Unis. Le sexagénaire a déposé son bulletin de vote en cochant le nom de la démocrate Kamala Harris.
Jean-Luc Pilon après avoir voté par anticipation le 22 octobre 2024 dans l'État de la Caroline du Nord aux États-Unis. Le sexagénaire a déposé son bulletin de vote en cochant le nom de la démocrate Kamala Harris. Photo courtoisie Jean-Luc Pilon
Photo portrait de Francis Pilon

Francis Pilon

2024-11-04T05:00:00Z

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Un Québécois installé depuis près de 30 ans en Caroline du Nord est déjà prêt à revenir vivre à Montréal si Donald Trump est élu président le 5 novembre.

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«J’ai acheté un pied-à-terre à Montréal au cas où cette élection mène[rait] à d’autres insurrections, comme celles qu’on a vécues avec l’assaut du Capitole en janvier 2021», explique sérieusement Jean-Luc Pilon.

Ce retraité, qui vit avec sa famille dans la capitale Raleigh, affirme n’avoir jamais été aussi «préoccupé» par l’avenir de son pays d’adoption. Il reproche d’ailleurs à Donald Trump d’avoir mené une guerre commerciale et tarifaire avec le reste du monde et de multiplier les mensonges... comme lorsqu’il a dit que les immigrants de Springfield (Ohio) mangeaient des chiens et des chats.

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Famille de M. Pilon, à droite sur la photo, en Caroline du Nord.
Famille de M. Pilon, à droite sur la photo, en Caroline du Nord. Photo Jean-Luc Pilon

«Ce qui m’inquiète le plus, c’est que s’il est élu, ça ne m’étonnerait pas qu’il veuille devenir un dictateur. Il a déjà la Cour suprême dans sa poche avec une majorité de juges conservateurs de son côté», déplore le Nord-Carolinien de 69 ans.

«Rednecks» pour Trump

Jean-Luc Pilon espère surtout que la population rurale de la Caroline du Nord votera pour Kamala Harris, même si les électeurs de son État ont toujours voté pour les républicains depuis 1976. À une exception près: en 2008, avec le candidat démocrate Barack Obama.

«On a beaucoup de rednecks qui votent pour Trump ici, malheureusement. Ils devraient pourtant choisir Kamala Harris qui propose de les aider en baissant les taxes de la classe moyenne et augmenter les taxes des riches, contrairement aux politiques des républicains. C’est un gros manque d’éducation», analyse le Québécois dans un français impeccable.

Expatrié en élection

  • Jean-Luc Pilon
  • 69 ans
  • Raleigh
  • Retraité, spécialiste en marketing pour des fournisseurs de soins de santé

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