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Comment la guerre en Iran menace l’économie canadienne selon des experts financiers

Photo portrait de David Descôteaux

David Descôteaux

2026-04-03T14:18:06Z

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Un nombre croissant d’experts expriment leur inquiétude devant la tournure des événements au Moyen-Orient et leurs répercussions sur l’économie mondiale.

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Le PDG de la Banque Nationale du Canada, Laurent Ferreira, a récemment prévenu que « les risques de récession sont très importants », dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes liées au conflit au Moyen-Orient, lors d’un événement virtuel organisé par Le Cercle finance du Québec.

À cette inquiétude s’ajoute une autre voix bien connue du milieu financier québécois. Au micro de Mario Dumont, à QUB radio 99,5 FM Montréal, l’ex-président du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, dresse un constat similaire, mais plus nuancé : « Moi, je suis préoccupé [...] d’avoir une situation économique qui est plutôt stable, voire un peu négative et une inflation plus élevée qu’anticipé. »

Ce scénario redouté porte un nom : la stagflation.

Depuis cinq ans, les chocs se succèdent : pandémie, rupture des chaînes d’approvisionnement, guerre en Ukraine, inflation, tensions commerciales et maintenant l’escalade au Moyen-Orient. « On a toutes et tous démontré beaucoup de résilience », souligne M. Cormier, bien que cette fois-ci, l’équilibre semble, selon lui, plus précaire.

L’un des principaux facteurs d’inquiétude demeure le prix du pétrole. Même si le conflit devait se calmer rapidement, les effets se feront sentir pendant plusieurs mois. « Ça va prendre un certain temps avant que les prix [ne] se stabilisent », avertit-il.

L’incertitude pèse

M. Cormier pointe directement du doigt l’imprévisibilité politique, notamment aux États-Unis. Les décisions du président Donald Trump – comme l’imposition puis le retrait rapide de tarifs – créent un climat instable. « On annonce des tarifs, on change d’idée une semaine après... ça crée de la confusion », déplore-t-il.

Même constat en ce qui concerne le conflit au Moyen-Orient, où les signaux contradictoires s’accumulent. « Une journée, ça va se terminer rapidement, l’autre, on parle de bombardements pendant des semaines. »

Résultat : les entreprises hésitent, les investisseurs freinent, et les consommateurs deviennent plus prudents.

« Cette difficulté à avoir de la prévisibilité, c’est extrêmement taxant pour l’économie et les citoyens », insiste M. Cormier.

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