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Éclosion de COVID-19: Équipe Canada junior en mode solutions

Hockey Canada a mis en place un plan pour maintenir les joueurs divertis et en forme durant l’isolement

L’entraîneur-chef André Tourigny ne sait pas quand il pourra être à nouveau derrière le banc d’Équipe Canada junior.
L’entraîneur-chef André Tourigny ne sait pas quand il pourra être à nouveau derrière le banc d’Équipe Canada junior. Photo courtoisie, Rob Wallator / Hockey Canada Images
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2020-11-27T03:44:12Z

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La situation qui touche Équipe Canada junior cause un énorme casse-tête sur plusieurs plans à toute l’organisation. L’équipe pourra-t-elle jouer d’autres matchs avant sa rencontre préparatoire du 21 décembre prochain contre la Suède ? Dans quelle forme physique se présenteront les joueurs qui, avant le camp, n’avaient pour la majorité pas joué depuis mars dernier ? Pour l’entraîneur André Tourigny, le plus important en ce moment est de s’assurer de passer à travers les deux prochaines semaines avec succès.

• À lire aussi: Camp d'Équipe Canada junior sur pause: Jakob Pelletier demeure positif

Rappelons qu’en ce moment, tous les joueurs et les membres du personnel d’ÉCJ sont en quarantaine, chacun dans une chambre séparée, et ce, jusqu’au 6 décembre puisque deux joueurs ont reçu un résultat positif à la COVID-19, mardi.

En visioconférence jeudi soir, l’entraîneur-chef Tourigny reconnaissait ne pas avoir eu le temps encore de se pencher sur les impacts directs que cette situation aurait sur le processus de sélection des joueurs.

«Dans les 24 dernières heures, notre concentration a surtout été sur les deux prochaines semaines. On avait à communiquer avec beaucoup de gens et on voulait aussi demeurer en contact avec les joueurs», a-t-il mentionné.

COMITÉ SOCIAL

Après avoir encaissé le choc de la nouvelle, mardi soir, joueurs et entraîneurs se sont mis en mode solution. Différents comités ont été créés, tant chez le personnel que chez les joueurs pour s’assurer du bon fonctionnement des prochains jours. Un comité social a notamment été mis sur pied par les joueurs afin d’organiser des activités, dont un pool de la NFL et un tournoi de poker.

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«Devant le défi, nos joueurs ont trouvé des solutions pour que l’on continue à avancer. C’est évident qu’il n’y a rien comme être sur la glace mais au lieu de voir ça comme une défaite, ils l’ont vu comme un défi», se réjouissait le pilote canadien.

LA SUITE?

Les prochains jours permettront aux dirigeants de Hockey Canada de mettre en place un plan clair et précis pour la suite des choses. Ils devront notamment décider s’ils mettent le cap directement à Edmonton au terme de l’isolement ou s’ils demeurent à Red Deer pour disputer les deux derniers matchs contre des universités, prévus les 12 et 13 décembre.

Par la suite, Tourigny devra décider du nombre de joueurs qu’il voudra amener avec lui dans la bulle d’Edmonton, à partir du 13, mais aussi du moment où il désire procéder à une vague de retranchements. En ce moment, ÉCJ n’a légalement pas le feu vert des autorités provinciales pour laisser partir des joueurs de la bulle. C’est donc dire que les 46 joueurs présents initialement demeureront à Red Deer jusqu’au 6 décembre.

Rappelons que chaque équipe peut amener 40 personnes dans la bulle, joueurs et personnel inclus. En ce moment, ÉCJ envisage d’avoir 25 joueurs et 15 membres du personnel, mais rien n’est coulé dans le béton, ont précisé les dirigeants jeudi.

Malgré tout cela, l’entraîneur-chef québécois demeure positif.

«J’ai bon espoir qu’on arrivera au tournoi avec un niveau de jeu international. Si nous étions demeurés sur la glace, ça aurait été une certitude. Maintenant, je reste persuadé qu’on va avoir une excellente équipe. Nos joueurs sont dévoués et conscients du défi, et je suis convaincu qu’on va tout mettre en marche pour que nos gars arrivent au sommet de leur forme.»

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ASPECT MENTAL

Chose certaine, s’il ne pourra pas les évaluer sur la glace, Tourigny voit cette période d’isolement comme une manière de voir la façon dont les joueurs présents composent avec l’adversité.

«Si on voit qu’un joueur est très affecté par ça, ça va être inquiétant parce qu’on va en vivre de l’adversité dans le tournoi. Si un joueur n’est pas capable de prendre l’adversité dans les deux prochaines semaines, on va se demander s’il démontrera du caractère quand ça va compter. À l’inverse, un gars qui montre du leadership en ce moment, on sait qu’on pourra compter sur lui quand ça va être difficile.»

Hockey Canada a d’ailleurs mis en place un programme permettant le suivi et la prise en charge de la santé mentale des joueurs.

Le Championnat mondial pas en danger... pour le moment 

Les deux récents cas de COVID-19 chez des joueurs d’Équipe Canada et la situation difficile en Alberta ne devraient pas mettre en danger la présentation du Championnat mondial de hockey junior à Edmonton, estime le vice-président des événements et propriétés chez Hockey Canada, Dean McIntosh.

C’est que la bulle d’Edmonton en sera une vraie, une hermétique, ce qui n’est pas totalement le cas à l’heure actuelle au camp de sélection d’Équipe Canada junior à Red Deer, explique-t-il.

«En ce moment, notre position demeure que ce sera sécuritaire de présenter le Championnat mondial junior à Edmonton. Notre plan était de mettre en place un environnement protégé à Red Deer. Les joueurs sont tous venus par vols commerciaux. Les mesures à Edmonton seront plus strictes puisqu’on accueillera des voyageurs internationaux. Ils devront se faire tester et se placer en quarantaine sept jours avant leur départ et les équipes voyageront par vols nolisés. Une fois à Edmonton, ils devront de nouveau s’isoler pendant cinq jours et seront testés quotidiennement. Il y aura aussi une application qui nous permettra de savoir en tout temps où se trouvent les gens dans la bulle. Ça peut paraître extrême, mais notre but est de nous assurer que tout le monde est dans un environnement sécuritaire», a-t-il mentionné, jeudi, ajoutant avoir le support des différents paliers de gouvernement à l’heure actuelle.

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Par ailleurs, toute personne qui aura un résultat positif au-delà du 29 novembre ne pourra participer au Mondial junior.

LAFRENIÈRE DANS LES PLANS

La situation qui touche Équipe Canada junior actuellement change bien des choses à l’interne, mais pas celle-ci : si Alexis Lafrenière veut se joindre à l’équipe, il sera le bienvenu.

L’ailier québécois est actuellement à New York, où il s’entraîne avec les Rangers en vue de la prochaine saison, qui débutera on ne sait quand. Le joueur le plus utile du Mondial junior de l’an dernier devra toutefois donner une réponse rapidement à Hockey Canada, puisque le règlement de la Fédération internationale de hockey sur glace interdit à tout joueur d’être ajouté à un alignement au-delà du 6 décembre.

«La situation actuelle ne mine pas nos chances d’avoir Alexis Lafrenière. Il y a des précautions qu’on pourrait prendre afin de l’avoir avec nous. Présentement, il est à New York et, s’il décidait de nous rejoindre, il devrait se prêter à une quarantaine de 14 jours. Nous sommes toujours en conversation et nous avons regardé plusieurs options, mais sa venue n’est pas hors de question», a mentionné le premier vice-président des équipes nationales chez Hockey Canada, Scott Salmond.

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