ÉCJ: déjà qu’il n’y a que deux Québécois au camp, ils devront en plus se battre pour les mêmes postes disponibles


Kevin Dubé
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OTTAWA | Mathieu Cataford et Ethan Gauthier se sont présentés au camp d’Équipe Canada junior dans le but de sauver l’honneur du Québec. Mais, d’ici vendredi, ils devront peut-être se livrer à un combat sans pitié pour les quelques dernières places disponibles avec l’équipe nationale.
Ça ne veut pas dire qu’ils ne pourront pas se tailler une place les deux. Toutefois, ils font partie de ce groupe de joueurs dont la place est à gagner.
«En bout de ligne, peut-être qu’il y en a juste un des deux qui va faire l’équipe et l’autre non, mais on est venu ici comme des alliés, a assuré Gauthier. On est les deux représentants de la LHJMQ et on veut bien représenter notre ligue. On veut représenter le Québec du mieux qu’on peut. C’est ça, le mot d’ordre, pour lui et moi. On est de très bons amis en dehors de la patinoire et on a souvent joué ensemble.»
Avantage à Gauthier?
À première vue, s’il ne fallait en choisir qu’un des deux, Gauthier a peut-être un léger avantage sur Cataford en raison, notamment, de son style abrasif mais aussi du fait qu’il a démontré être en mesure d’exceller dans les moments importants.
Après avoir débuté dans un rôle de soutien lors de la Coupe Hlinka-Gretzky en 2022, il avait terminé le tournoi en étant l’un des joueurs les plus utilisés du Canada et conclu au troisième rang des pointeurs de l’équipe avec sept points en cinq matchs.
La saison dernière, il a aussi été excellent en séries éliminatoires, aidant les Voltigeurs de Drummondville à mettre la main sur le trophée Gilles-Courteau.
«C’est un gars qui se lève dans les grands moments, a reconnu son entraîneur à Drummondville, Sylvain Favreau, qui agit à titre d’adjoint à Dave Cameron avec ÉCJ. On l’a vu en séries l’an dernier et même à Sherbrooke quand il était plus jeune. Ça va être une belle opportunité pour lui de faire sa place et de montrer qu’il est capable de jouer un rôle dans l’équipe.»
Cataford pas à négliger
Mais ça ne veut pas dire qu’il faut sous-estimer Cataford pour autant. Après tout, celui qui est passé des Mooseheads d’Halifax à l’Océanic de Rimouski l’été dernier est le champion en titre du trophée Michel-Brière remis au joueur le plus utile dans la LHJMQ.
Incommodé par une blessure à un genou subie quelques jours avant le début du camp d’ÉCJ, Cataford n’a toutefois pas patiné avec le reste de l’équipe mercredi matin. Il s’est plutôt entraîné en solo avec deux autres joueurs, Easton Cowan et Andrew Gibson. Rien de grave, nous dit-on, mais sa situation sera à surveiller, particulièrement dans un camp aussi court que celui-ci.
Mais, chose certaine, il aura un appui de taille à l’interne puisque Favreau l’a aussi dirigé à Halifax lors des deux premières saisons de Cataford avec les Mooseheads.
«Déjà à 16 ans, il était tellement mature et je l’utilisais à profusion. C’est un joueur qui a toujours eu un haut niveau de maturité. On était capable de lui en donner et il était capable d’exécuter. On le voit maintenant, à Rimouski, il joue tout un rôle dans leur équipe. Ce que j’aime de Mathieu, c’est que c’est un gars qui peut gagner des mises au jeu, marquer des buts mais aussi bloquer des tirs et bien jouer sans la rondelle. C’est beau de voir sa progression. C’est un moment spécial pour moi de voir deux gars que j’ai coachés être ici en même temps.»