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Échec d’un référendum pour lever des restrictions à l’avortement en Floride

AFP

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2024-11-06T02:37:13Z
2024-11-06T03:31:42Z

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Un référendum d’initiative citoyenne en faveur du droit à l’avortement organisé mardi en Floride en parallèle de la présidentielle n’a pas recueilli assez de voix pour l’emporter, selon des médias américains.

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Il s’agit du premier échec d’un scrutin direct sur l’avortement aux États-Unis depuis que la Cour suprême a annulé la protection fédérale du droit à l’avortement en juin 2022 et d’un coup dur pour les défenseurs du droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

Depuis plus de deux ans, le droit à l’IVG l’avait en effet toujours emporté dans les urnes, même dans les États conservateurs du Kansas et du Kentucky.

En Floride, troisième État le plus peuplé du pays et qui a voté mardi pour le républicain Donald Trump à la présidentielle, l’amendement visait à réinstaurer la possibilité de réaliser un avortement jusqu’à la viabilité du fœtus (environ 24 semaines de grossesse), au lieu de six semaines actuellement.

Il devait recueillir 60% de «oui» pour être adopté, soit le seuil le plus haut des dix États américains où des référendums sur la question étaient organisés mardi.

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Mais ce seuil n’a pas été atteint même si la mesure a été majoritaire, selon les médias.

Les défenseurs de la mesure espéraient que la Floride, entourée d’États très restrictifs sur la question de l’avortement, puisse redevenir un refuge pour les femmes du sud-est des États-Unis.

«Une majorité d’électeurs floridiens a clairement fait savoir ce soir qu’ils voulaient retrouver leurs droits reproductifs. Mais à cause d’un seuil élevé de 60% et de la campagne de désinformation de l’État, ils doivent continuer à vivre dans la peur, l’incertitude et le refus de soins» hérités de la décision de la Cour suprême en 2022, a réagi Nancy Northup, présidente du Center for Reproductive Rights.

Dans un communiqué de l’association de médecins antiavortement Florida Physicians Against Amendment 4, Christina Pena, gynécologue à Miami, s’est au contraire félicitée du rejet d’une mesure qui «aurait été désastreuse pour les femmes et les médecins».

Presque tous les référendums organisés mardi sur le sujet visent à consacrer le droit à l’avortement dans des États où il est resté légal, ou bien à revenir sur des restrictions ou des interdictions adoptées depuis 2022.

Après la décision historique de la Cour suprême en 2022, les États ont retrouvé toute latitude pour légiférer dans ce domaine.

Une vingtaine d’entre eux ont depuis mis en place des restrictions partielles ou totales.

Le sujet a été mis au centre de la campagne par la candidate démocrate, Kamala Harris, qui s’est placée en protectrice des droits des femmes et qui a dénoncé les situations tragiques dans lesquelles certaines d’entre elles se sont retrouvées à cause de ces restrictions.

De nombreuses femmes sont obligées de voyager dans d’autres États pour obtenir un avortement et certaines ont subi de graves complications, les médecins pouvant craindre d’intervenir en cas de fausses couches ou d’autres problèmes, sous peine d’être accusés de procéder à un avortement illégal.

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