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Échangé à la date limite des transactions, l’an dernier, Vincent Desharnais se souvient des sentiments qui l’habitaient: «Le cœur m’a arrêté»

Getty Images via AFP
Photo portrait de Jonathan Bernier
2026-03-03T20:58:01Z
2026-03-03T21:42:33Z

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SAN JOSE | L’excitation à l’approche de la date limite des transactions nous fait souvent oublier que la LNH n’est pas un jeu vidéo. Contrairement à ce qui se produit sur console, ce ne sont pas que des noms et des avatars qui changent d’équipe.

Oui, certains joueurs sont heureux d’obtenir un nouveau départ sous d’autres cieux ou de se joindre à une équipe qui aspire aux grands honneurs. Mais pour d’autres, c’est un moment qui peut être angoissant et décevant.

C’est justement ce type de tourbillon d’émotions qui a envahi Vincent Desharnais, l’an dernier, lorsque les Penguins l’ont échangé aux Sharks, quelques jours avant la date butoir.

« On avait une journée de congé à Vegas et je venais de sortir de la strip avec Bokongi Imama quand j’ai reçu un message de Kyle Dubas [le directeur général des Penguins] qui me disait de le rappeler », a raconté le défenseur, rencontré au Complexe d’entraînement des Sharks.

Acquis par les Penguins, en provenance de Vancouver, à peine un mois plus tôt, Desharnais se doutait bien de ce que voulait lui annoncer son directeur général.

« Le cœur m’a arrêté comme quand un avion frappe un trou d’air. C’était comme une chute de 10 000 pieds », a-t-il imagé.

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« Je ne voulais pas le rappeler. Je ne voulais pas le savoir, a-t-il admis. C’est lui qui a fini par me rappeler. »

Une adaptation difficile

C’est donc en solitaire, alors que ses anciens coéquipiers se préparaient à affronter les Golden Knights deux jours plus tard, que Desharnais a vécu sa soirée, en se morfondant et en réalisant qu’il devait, une nouvelle fois, tout recommencer.

Après avoir passé sept saisons dans l’organisation des Oilers, il se retrouvait au sein d’une troisième équipe en l’espace d’à peine quelques semaines.

« Ce fut l’une des saisons les plus difficiles. J’avais l’impression que je n’avais pas de rôle, pas de sentiment d’appartenance. J’étais un peu perdu », a-t-il soutenu.

« En raison de tous ces changements, j’ai mis un peu plus de temps à m’habituer à l’environnement des Sharks », a-t-il ajouté.

Comble de malheur, trois semaines plus tard, il subissait une blessure qui l’a placé sur la touche pour les 11 derniers matchs de la saison. Ce qui n’était rien pour l’aider.

Plaisirs retrouvés

Un an plus tard, le Lavallois de 29 ans file le parfait bonheur sous le soleil de la Californie au sein d’une équipe pour qui, avec Macklin Celebrini, Michael Misa, Sam Dickinson et Will Smith qui sont tous âgés de 20 ans et moins, l’avenir semble rayonnant.

« Aujourd’hui, je me sens bien et je suis à l’aise dans mon rôle. Je suis content d’avoir pu bâtir quelque chose avec les Sharks. J’ai l’impression que je peux apporter quelque chose à chaque match. »

Toutefois, puisque son contrat de deux ans se termine au terme de la présente campagne, il est bien conscient qu’il pourrait changer d’adresse de nouveau au cours des prochains jours.

Sauf que la vie et les expériences du passé font en sorte qu’il est beaucoup plus serein face à cette possibilité.

« Mes deux transactions en une trentaine de jours me donnent une perspective différente. Ça ne sert à rien de s’en faire. Si ça doit arriver, ça arrivera. C’est hors de notre contrôle.

« Cet été, j’ai changé des choses dans mon état d’esprit. J’ai appris à lâcher prise. Mais la chose la plus importante, c’est que j’ai du plaisir. Je fais ce que j’aime comme travail. La business va m’amener où elle voudra. »

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