Ebola: quels candidats vaccins ou traitements pourraient être utilisés?
AFP
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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mardi être en train d’examiner quels vaccins candidats et traitements disponibles pourraient être utilisés pour juguler l’épidémie d’Ebola qui aurait déjà fait 131 morts en République démocratique du Congo (RDC).
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« Nous examinons quels sont les candidats vaccins ou traitements qui sont disponibles et si certains certains d’entre eux pourraient être utilisés dans le cadre de cette épidémie », a annoncé à la presse à Genève Anne Ancia, représentante de l’OMS en RDC, en visioconférence depuis Bunia.
L’OMS a déclaré que cette flambée de la fièvre hémorragique hautement contagieuse constituait une urgence sanitaire internationale et convoqué mardi un comité d’urgence sur cette crise.
Il devra faire des recommandations pour faire face à l’épidémie au sujet de laquelle le directeur général de l’OMS s’est dit « profondément préoccupé » face à son ampleur et sa rapidité.
Il n’existe aucun vaccin ni traitement thérapeutique contre la souche Bundibugyo du virus Ebola, responsable de la dernière épidémie de la maladie qui a tué plus de 15.000 personnes en Afrique au cours des cinquante dernières années.
Les vaccins ne sont disponibles que pour la souche Zaïre, identifiée en 1976.
Mme Ancia a déclaré que, pour l’instant, les experts internationaux estiment que les vaccins pour la souche Zaïre « ne peuvent pas être utilisés dans le cadre de la réponse actuelle ».
« Bien sûr, beaucoup plus d’études doivent être faites à ce niveau-là et je pense qu’on va effectivement discuter très vite de possibilités de faire des essais cliniques », a-t-elle ajouté, précisant qu’« un groupe consultatif technique de l’OMS se réunira aujourd’hui (mardi) afin de formuler de nouvelles recommandations. »
L’épidémie est à l’origine de 131 décès estimés et 513 cas suspects, selon le ministère de la Santé congolais. Peu d’échantillons ont pu être testés en laboratoire à ce jour et les bilans en RDC s’appuient principalement sur des cas de suspicion.
L’épicentre de l’épidémie se situe en Ituri, province du nord-est congolais, frontalière de l’Ouganda et du Soudan du Sud. Le virus s’est déjà propagé au-delà des frontières de l’Ituri et de la RDC.
Mme Ancia a averti que la situation pourrait durer longtemps, rappelant qu’une précédente épidémie avait duré deux ans.
« Je ne pense pas que cette épidémie sera terminée dans deux mois (...) L’ampleur de l’épidémie dépendra de la rapidité de notre réponse, de notre capacité à stopper rapidement la transmission. Nous ne disposons pas de vaccin et nous devons donc compter sur la coopération de la population », a-t-elle dit.
L’OMS a déployé du personnel et du matériel sur le terrain, pour aider les autorités.
« Nous avons déployé plus de 40 experts sur le terrain aux côtés des équipes nationales d’intervention et acheminé 12 tonnes de fournitures, notamment des équipements de protection individuelle pour le personnel de santé de première ligne, depuis Kinshasa et Nairobi », a détaillé Mme Ancia.
Six tonnes supplémentaires doivent arriver mardi, a-t-elle ajouté.