Un calme inhabituel règne mardi dans le quartier de Côte-des-Neiges au lendemain de la fusillade qui a terrorisé le voisinage.
« Normalement, il y a des dizaines de familles dans le parc et là, c’est vide », raconte mardi Sophie Bouchard, venue offrir du soutien à sa fille qui habite tout près de l’endroit où les coups de feu ont retenti.
La veille, un policier et un civil innocent ont trouvé la mort dans une fusillade à proximité.

Au passage du Journal un peu avant midi mardi, aucun enfant ne jouait dans le parc et la place publique était presque déserte.
Même si les modules de jeux étaient de nouveau accessibles au public, plusieurs semblaient avoir choisi de rester à l’écart au lendemain des événements.

Quelques passants circulaient dans le secteur, mais l’ambiance contrastait fortement avec celle qui est habituellement présente dans ce quartier familial, selon des résidents rencontrés.
Un élan de solidarité
Certains citoyens continuaient de se mobiliser pour aider les personnes touchées par les événements.
« Hier [lundi], nous avons accueilli des gens évacués de l’hôtel. Nous avons donné de la nourriture, des vêtements et même des jouets pour les enfants », raconte en anglais David Ben-Shir, du Jewish Community Center.

Selon lui, plusieurs personnes ont quitté les lieux dans la précipitation lors de l’importante intervention policière, sans avoir le temps de récupérer toutes leurs affaires.
Leurs équipes ont alors ouvert leurs portes pour leur offrir un endroit où se réfugier et répondre à leurs besoins les plus urgents.
« Tout le monde était inquiet et avait peur », confie-t-il.
Mardi, M. Ben-Shir et d’autres bénévoles étaient toujours à pied d’œuvre. Ils s’apprêtaient notamment à apporter de l’eau et de la nourriture aux policiers qui étaient à quelques pas.
Une forte présence policière
Plusieurs heures après la fusillade, les traces de l’intervention demeuraient bien visibles dans le secteur. Des dizaines de véhicules policiers étaient toujours stationnés aux abords des rues Mackenzie et de Courtrai, où les enquêteurs poursuivaient leur travail.

Au Supermarché PA du Parc, où plusieurs personnes se sont réfugiées lorsque les coups de feu ont éclaté lundi, l’émotion restait palpable.
« Il y a encore beaucoup de gens traumatisés par l’événement », affirme Nicholas Erimos, directeur des stratégies au Supermarché PA du Parc.
Selon lui, plusieurs clients et employés demeurent secoués par la violence de la scène qui s’est déroulée à quelques mètres du commerce.
« Certains étaient ici quand c’est arrivé. C’est une vraie tragédie. Aujourd’hui [mardi], on est là pour soutenir tout le monde », ajoute-t-il.